
Le pensionnat de Seika Nous ne sommes qu'un pensionnat sans grande prétention... Du moins, en premier lieu. Bienvenue dans notre grande et belle famille. Bienvenue au pensionnat de Seika ! *calin collectif <3* (forum Yaoi/Yuri) |
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Katsu de Bourgh Modérateur(trice)


Nombre de messages: 372 Age: 21 Localisation: Sur le toit. Sexualité: Hétéro Petit(e) ami(e): None. Date d'inscription: 30/09/2008
 | Sujet: Chambre de Katsu Dim 9 Nov 2008 - 20:32 | |
| [suite de là] Après avoir remercié l’intendant d’un hochement de tête et après qu’il fut parti, Katsu pénétra enfin dans ce qui était désormais sa chambre. Elle posa son sac presque vide sur le sol et ferma la porte. Après tout, elle était nouvelle, donc probablement personne ne viendrait la déranger, et elle voulait du calme. Le mélange d’odeurs de renfermé et de draps propres lui donnait la nausée, aussi ouvrit-elle la fenêtre pour aérer la pièce. L’air frais ne la soulagea qu’à moitié mais c’était mieux que rien. Une fois la pièce aérée, elle l’observa. C’était une chambre simple, qui contenait un lit, un bureau, une chaise et une armoire. Les murs étaient blancs, comme s’ils avaient été repeints récemment. Cette couleur, symbole de la pureté, l’écœurait : plus rien en elle n’était pur, elle avait été souillée. Pour ne plus voir ces murs qui la dérangeaient, elle ferma les volets et plongea la pièce dans l’obscurité. Ce fut comme si elle était libérée d’un poids, elle respirait déjà mieux. Ses yeux s’habituant très vite au noir, elle alla s’asseoir sur son lit, dos contre le mur. Depuis son départ de France, quinze heures s’étaient bien écoulées, et la jeune fille n’avait pas dormi une seule minute. Sentant l’épuisement la gagner, elle se laissa sombrer dans le sommeil. Elle se réveilla une heure après environ. Elle était dans la même position ou presque que lorsqu’elle s’était endormie. Elle se précipita vers la fenêtre, pour respirer l’air frais et ne pas être malade. Les volets fermés ne laissaient pas passer la lumière, aussi ignorait-elle quel moment de la journée il pouvait être. Son sommeil avait été assailli de cauchemars, ce qui était la raison de son malaise au réveil. Elle passa sa main sur ses yeux, épuisée. Combien de temps allait-elle tenir comme ça ? Un mois ? Deux peut-être, mais il faudrait bientôt la mettre et sous perfusion si son corps continuait à rejeter la nourriture, et sous médicamentation si son sommeil était encore mauvais. Tous ses membres étaient douloureux, mais particulièrement son ventre et ses jambes, toujours bandés. Décidant de penser à autre chose, elle s’agenouilla et commença à défaire ses cartons, envoyés par ses parents depuis la France, avant son envol pour le Japon. Le premier ouvert, elle le repoussa violemment et s’allongea sur le sol. Pourquoi avaient-ils fait ça ? Ne comprenaient-ils donc pas qu’elle souffrait de ne pas danser comme de penser à s’y remettre ? Le carton ne contenait rien d’autre que ses affaires de danse, délaissées depuis deux mois par la jeune femme. Résignée, elle se remit en position assise. Elle rangea soigneusement les pointes, qui étaient tombées, dans la boîte, se leva et la cacha dans l’armoire. Elle n’avait pas encore décidé ce qu’elle en ferait : brûler tout et tenter d’oublier, ou reprendre la danse et combattre. Katsu s’attaqua aux autres cartons et sortit de l’un d’eux son ordinateur portable, qu’elle posa sur le bureau. Les autres contenaient principalement ses anciens vêtements et les nouveaux. Un dernier était rempli de paquets de gâteaux secs, qui se conservaient bien. Les intentions de ses parents étaient claires : elle devait manger et reprendre des forces. Elle prit un biscuit et le grignota quelques secondes avant de l’abandonner sur le bureau. Elle rangea toutes les boîtes d’un côté de la chambre. Une fois satisfaite du travail effectué et armé de son sac (où elle avait mis un paquet de gâteaux), elle décida d’aller explorer un peu le pensionnat et de repérer les lieux. Après tout, elle allait vivre là pour quelques moments. [Quelques jours plus tard] Katsu fixait sans relâche l’endroit où elle avait placé les affaires de danse. Cela faisait plusieurs jours qu’elle ne savait pas quoi faire. Mais plus elle y réfléchissait, plus une seule solution s’imposait à son esprit : danser encore une fois, peut-être la dernière, pour voir si elle en était encore capable, et si cela ne se montrait pas trop insupportable, physiquement et moralement. Finalement, elle se décida. Elle sortit du carton ses pointes, un pantalon de sport noir, qu’elle enfila et un t-shirt noir. Elle prit son lecteur mp3 sur le bureau, sachant déjà quoi en faire, et attrapa un pull à capuche. Elle chaussa une paire de baskets et sortit de la pièce sans un regard en arrière. [direction le Gymnase. A pu personne] _________________ [Personnage parlant français et japonais] Je suis une fougère psychopathe   |
|  | | Katsu de Bourgh Modérateur(trice)


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 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Sam 17 Jan 2009 - 11:45 | |
| C’était le matin, il était à peine neuf heures. C’était l’hiver et il faisait froid à l’extérieur, et même les couloirs étaient suffisamment frais pour qu’on n’y sorte pas sans un pull. Pourtant, ce matin-là, Katsu était sortie en t-shirt de sa chambre et était allée directement à l’infirmerie. Avant d’y entrer, elle avait vérifié que c’était bien Fuû qui était là, puis elle était rentrée. Comme il n’était pas occupé, elle lui avait demandé s’il avait dix minutes à lui accorder. Alors qu’il la suivait jusqu’à la chambre de la jeune fille, elle ne l’avait pas laissé lui prendre la main. Pour le taquiner, parce qu’aussitôt à côté de sa chambre, elle l’avait doucement plaqué contre le mur et l’avait embrassé. « Ta blouse et tes lunettes te donnent un petit air sérieux. Tu es super sexy comme ça… »Katsu l’embrassa à nouveau, se rapprochant un peu plus de Fuû. Le contact entre eux deux était électrique. A présent, elle ne se souvenait plus vraiment du pourquoi et du comment elle avait voulu venir ici. Elle ne voyait plus que Fuû et son envie de l’embrasser jusqu’à plus soif. Ah les hormones des jeunes filles de dix-sept ans… Les lèvres rosées dérivèrent bientôt sur le cou du jeune homme, le ponctuant de baisers furtifs. Les mains pâles avaient glissé sous la blouse et étaient allées se poser dans le dos de l’infirmier, hésitant à passer la dernière barrière en tissu. La jeune femme était amoureuse. Ses lèvres retournèrent chercher leurs compagnes pour un autre baiser, un peu plus intense encore, et ses mains agrippèrent la chemise de Fuû dans son dos. Quand elle y mit fin et rouvrit les yeux, les prunelles ressemblaient plus à du mercure en fusion, effet du désir qui coulaient dans les veines de la Française. Si sa voix était revenue, son murmure aurait été rendu rauque par le désir. « Tu es magnifique… »_________________ [Personnage parlant français et japonais] Je suis une fougère psychopathe   |
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 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Sam 17 Jan 2009 - 16:55 | |
| Cette matinée s’était annoncé aussi pitoyable que les autres. Entre les uns qui s’éraflaient les genoux et en faisaient toute une montagne, et les autres qui avaient la bonne idée de faire du roller tôt le matin pour se déboîter les deux jambes, Fuû était comblé. Oh oui, au comble du bonheur, pour insuffler un peu d’ironie à la situation.
Bref, cynique et cassant avec les élèves de ce pensionnat, l’élève présent au moment ou Katsu entra dans l’infirmerie manqua de laisser sa mâchoire tomber tant le changement était immédiat et sec. A peine la brune avait-elle franchit le seuil de la porte que l’infirmier lui avait sourit sincèrement, se dirigeant vers elle pour lui donner un bref baiser. Au diable le regard des autres, hein. Et puis, Fuû était craint dans la région, personne n’oserait rien dire. Ici, tout du moins.
« - Katsu ! »
Et sur ces mots, elle entraîna le blond dans sa chambre. Ce dernier, haussant un sourcil, ayant retrouvé un minimum de contenance non sadique et perverse devant sa petite amie, avait littéralement dégagé l’élève à grands coups de pieds dans le derrière (avec un pansement et un « dégage maintenant. », à la Fuû quoi … ), et fermé l’infirmerie aussi vite. Le blond avait certaines priorités dans la vie. Et une certaine danseuse aux magnifiques yeux était en tête de liste.
« - Que me veux-tu donc à cette heure ? »
Il était vrai qu’il était tôt. Mais ceci n’avait pas été dit méchamment, sur avec une désinvolture et un détachement propre à Fuû. Il n’allait pas non plus lui cracher à la tronche qu’elle vire d’ici aussi sec sinon il allait sérieusement péter un fusible. Ni non plus se jeter à genoux pour la remercier de l’avoir sauvé d’un ennui plus que total. Fuû restait Fuû après tout (et en plus ça rime …).
Et la réponse vint bien vite. A peine entré dans la chambre de la jeune fille, l’infirmier blondinet se retrouva plaqué contre un mur, son cou sauvagement agressé par des hormones, disons … en ébullition ce matin là. Fuû ne comprit rien, mais répondit avec effervescence aux baisers de la jeune femme, qui semblait … avoir carrément pété un câble. Elle qui avant, ne supportait pas d’être touché, l’autre jour, avait piqué une crise pour être un peu plus touché, et violait à moitié notre infirmier national contre un mur ?
Ce dernier repoussa tranquillement son amie, le rose aux joues, se sentant légèrement gêné. Que lui prenait-elle ? Et les compliments qu’elle formula … le jeune homme se sentit soudainement incapable de rien faire, hormis parler. Parler, oui, parler pour oublier qu’il avait envie d’elle, là, tout de suite … Mais non. Il avait juste rayé cette idée de son esprit, et n’y reviendrait plus jamais. Jamais.
« - Qu’est-ce qui te prends, dis moi ? » Formula-t-il avec un sourire ironique. « - Tu va bien au moins ? » |
|  | | Katsu de Bourgh Modérateur(trice)


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 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Dim 18 Jan 2009 - 14:34 | |
| Katsu se laissa repousser avec un sourire, peut-être aussi ironique celui que Fuû avait aux lèvres. Elle savait qu’elle était une jeune femme qui réservait encore pas mal de surprises à l’infirmier, aussi se contenta-t-elle de sourire pour le moment, jusqu’à ce qu’il lui demande si elle allait bien. Elle se mit à rire, purement et simplement. « Wouahou, je ne te savais pas aussi cynique. Je crois que je vais t’appeler Sexy cynique désormais, ça t’irait drôlement bien. Bien sûr que je vais bien, j’avais envie de te voir. Et si mon comportement t’étonne, tu n’as qu’à le mettre sur le compte des hormones, si ça peut te conforter dans l’idée que je n’intenterais rien de plus contre ta vertu. Tu sais, Fuû, il se pourrait qu’un jour prochain, dans des temps pas si reculés que ça, j’en vienne à avoir envie de faire l’amour avec toi. Qu’est-ce que tu feras à ce moment-là, tu partiras en courant ? Enfin bref, je voulais te montrer quelque chose… »Elle se détourna de lui et sembla chercher un objet du regard. Dans la confusion de l’entrée dans la chambre, elle était un peu déboussolée à présent, et ne savait plus vraiment ce qu’elle voulait faire. La jeune femme réfléchissait tranquillement, quand l’objet qu’elle recherchait apparut alors qu’elle examinait la pièce. Mais quelque chose n’allait pas. Fronçant les sourcils, Katsu s’approcha de son carnet de croquis et comprit rapidement ce qui la dérangeait. « Quelqu’un est entré dans ma chambre pendant que j’allais te chercher. »La Française se retourna alors vers Fuû, l’inquiétude lisible dans les prunelles grises. Elle tenait à la main une enveloppe brune, semblant assez épaisse. Ce qu’elle contenait, la brunette l’ignorait. Est-ce qu’elle voulait savoir, c’était peu probable. Mais elle n’avait pas encore vu l’écriture de la personne qui lui avait envoyé ce paquet. [Je sais, pas beaucoup de description, mais ça va venir] _________________ [Personnage parlant français et japonais] Je suis une fougère psychopathe   |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Dim 18 Jan 2009 - 17:31 | |
| Toujours plaqué contre le mur, Fuû laissa Katsu s’exprimer, s’expliquer sur les raisons que l’avaient poussé à agresser notre pauvre infirmier. Quoi ? Ah oui, inutile de préciser que l’infirmier aimait bien se retrouver victime. Les gens le plaignait, rien de plus plaisant pour le jeune homme. Il se délectait de ceci, sûrement les restes d’une ancienne vie.
Mais tout ceci n’était que les prémisses d’un futur que Katsu exposa. Faire l’amour … Fuû déglutit, repoussant encore un peu plus la jeune femme, allant s’assoir sur son lit, pour tenter de garder un minimum de sérieux. Certes, il en aurait eu bien envie, là, maintenant, tout de suite … mais non ! Non ! NON ! Non il ne devait pas …
Alors, la tête enfouie entre les mains, ses coudes eux-mêmes posés sur ses genoux, il murmura, d’une voix triste :
« - Dit pas ça Katsu. Tu sais très bien que j’ai renoncé à te toucher, et c’est pas demain la vieille que je ferai ça ! Je peux pas te faire ça … Non, c’est non. Ne me force pas s’il te plaît … … »
Le silence se dit, et, conscient qu’il avait sûrement blessé la jeune fille, dans son protectionnisme un peu trop envahissant … il soupira donc, et écouta la suite. Puis, lorsque Katsu parla d’un intrus, immédiatement, Fuû se releva, l’air de chercher l’intrus en question, qui n’était bien sur pas là. Il fixa l’enveloppe, et soupira.
« - Ouvre la ? »
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|  | | Katsu de Bourgh Modérateur(trice)


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 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Dim 18 Jan 2009 - 18:52 | |
| « Merci de me rappeler que ma vie est devenue un véritable enfer, et qu’une seule soirée a suffi pour ça. Je voudrais que les gens arrêtent de me regarder comme si j’allais me briser à chaque fois qu’on me touche, ou comme si j’allais pleurer et me plaindre sans arrêt. Je veux juste oublier et avoir une vie un tant soit peu normale, et tu n’aides pas. »Ce n’était pas vraiment de la colère, plus de la peine. Katsu avait l’impression qu’il la considérait plus comme une chose fragile qu’il fallait qu’il protège que comme une jeune femme qu’il avait le droit de désirer. C’était à la fois frustrant et triste. Parce que peu importait ce qu’elle pouvait ou pourrait lui dire, elle sentait que ça ne changerait pas de sitôt. Enfin, ce n’était pas comme si elle voulait qu’ils fassent l’amour maintenant, elle ne se sentait déjà pas suffisamment à l’aise pour se retrouver nue devant lui, alors aller plus loin que les baisers lui paraissait peu probable. Mais elle était comme les autres filles de son âge, elle avait besoin de se sentir désirée. Katsu replongea son attention sur l’enveloppe. Ça ne pouvait venir que de ses parents, il n’y avait qu’eux qui savaient où elle se trouvait. Mais l’écriture lui donna des frissons qui lui parcoururent la colonne vertébrale. Elle connaissait cette écriture, et ce n’était tout simplement pas possible. Il ignorait qu’elle était au Japon, il était parti après qu’elle l’eut complètement ignoré, après qu’elle l’eut rejeté, alors il ne pouvait pas savoir où lui écrire. La question qui restait, était de savoir lequel de ses deux parents avait vendu la mèche. Mais surtout, maintenant, elle commençait à redouter ce qu’il y avait dans l’enveloppe. Comme si elle le savait déjà, Katsu déchira l’ouverture d’un coup sec. Elle passa ses doigts dans le papier brun et en retira quelques bouts de papier. Le reste de la scène sembla se dérouler devant ses yeux avec une lenteur infinie, comme si tout allait au ralenti. Alors qu’elle avait des photographies d’elle et d’Antoine, son ex-petit ami, sous les yeux, elle avait lâché l’enveloppe, qui, en tombant, avait déversé son contenu sur le sol. Sur le dessus, une photographie d’elle en train d’embrasser le garçon et de sourire. Son autre main lâcha à son tour les papiers qu’elle tenait, alors que son visage se relevait brusquement vers Fuû. Elle n’avait pas eu le temps de lui parler de ça, jamais. Que pourrait-elle en dire d’ailleurs, cela s’était passé avant lui et c’était bel et bien fini. _________________ [Personnage parlant français et japonais] Je suis une fougère psychopathe   |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Sam 14 Mar 2009 - 17:13 | |
| [ Chanson : Emmanuel Moire _ Là où je pars. ]
A son tour, la scène se passa au travers des yeux de l’infirmier avec une lenteur calculé et horrible. Les photos à terre, le jeune homme se pencha pour les ramasser, et se figea devant l’horreur de la situation. Des photos. De Katsu et d’un autre. D’un autre homme. Et il l’embrassait. Et elle semblait heureuse, le sourire au visage. Étais-ce une blague ? Une mauvaise blague ? Un sourire enragé vint se peindre sur son visage, alors qu’il posa presque violemment les photos sur la table, du plat de sa main.
« - Tu peux m’expliquer ? »
Tout alla très vite dans la tête du blond, qui pensa à … à peu près tout, en un laps de temps record. L’avait-elle trompé ? Il paraît que les femmes qui trompent leur mari ou même leurs petits copains gardent toujours sur elles la preuve de leur méfait. Étais-ce cela ? Un méfait ? Un goût amer arrive soudainement à la bouche de l’infirmier, qui préféré repousser loin en lui l’envie de vomir. Il était dégouté. Non pas par Katsu, mais par ses photos. Par une réalité qui ne l’avait jamais traversé. Il y était, désormais, confronté de plein fouet.
Ou peut-être que Katsu menait une seconde vie, une double vie, un peu comme les agents secrets. Elle devait sûrement aller rejoindre cet homme, sur les photos, une fois la nuit venue. Peut-être y allait-elle à chaque fois qu’elle disparaissait subitement. Oui, ce devait être l’explication. C’était pour ça qu’elle disparaissait parfois. Etais-ce où elle allait lorsqu’elle prétendait aller quelque part et revenir vite ? Etais-ce là qu’elle allait lorsqu’elle prétendait aller chercher son cahier de croquis ?
Tout ça tournait dans sa tête.
« - Tu veux bien M’EXPLIQUER ?! »
Le ton de la voix du blond monta soudainement, sans qu’il ne s’en rende vraiment compte. Il frappa une nouvelle fois sur la table, écrasant dans sa main les photos qu’il avait prises quelques secondes auparavant. Il était jaloux. Enervé, jaloux, et hors de lui.
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|  | | Katsu de Bourgh Modérateur(trice)


Nombre de messages: 372 Age: 21 Localisation: Sur le toit. Sexualité: Hétéro Petit(e) ami(e): None. Date d'inscription: 30/09/2008
 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Mar 28 Avr 2009 - 8:12 | |
| [RP clos] _________________ [Personnage parlant français et japonais] Je suis une fougère psychopathe   |
|  | | Adriel Ward Pensionnaire

Nombre de messages: 204 Localisation: devant mon ordi jusqu'à preuve du contraire x) Sexualité: hétéro non confirmé Petit(e) ami(e): ça dépend, c'est combien la taille minimale ?? ><" Date d'inscription: 07/07/2008
 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Mar 2 Juin 2009 - 21:31 | |
| [suite du RP à l'infirmerie] ............................................................................................ Le trajet fut long, horriblement long... un peu comme celui qui l'avait emmené jusqu'à l'infirmerie, mais en beaucoup plus insoutenable. Adriel était si faible qu'il avait risqué s'évanouir à plusieurs reprises, bien qu'il fit tout ce qu'il pouvait pour se raccrocher à sa maigre conscience. La jeune femme, Katsu, l'avait laborieusement soutenu, continuant à souffler quelques mots d’encouragements de temps à autre… plus à elle-même qu’à son protégé, il fallait bien l'avouer.
L’adolescent s'était bien rendu compte qu'il devait peser un âne mort sur ces minces épaules: il s'en était fallu de peu pour qu'ils finissent au sol à de nombreuses reprises... mais il se sentait tellement fatigué, tellement… épuisé… tant et si bien qu'ils avaient du effectuer plusieurs courtes pauses avant d'arriver à destination. En quelques minutes toutes les pressions que le jeune homme avait endurées ces derniers jours semblaient l'avoir rattrapé, et écrasé aussi facilement que s'il avait été un misérable insecte sous une pointure quarante-sept.
Après un instant, Adriel se rendit compte qu'ils s'étaient arrêtés. Avec un effort incommensurable, il entrouvrit légèrement les yeux, avant de les refermer brusquement. La tête lui tournait, et la lumière vive du couloir l'avait ébloui sans pitié. Lorsque le jeune homme osa à nouveau ouvrir les yeux, sa vision lui parue floue, et il ne parvint pas à trouver ses repères. Faute d'équilibre, il essaya de se rattraper à la porte qu'il avait entraperçue dans sa futile tentative, et s’y affala légèrement, toujours soutenu par sa protectrice... "protectrice"... ça sonnait assez bien à ces oreilles, mais pouvait-on vraiment dire que c'était le cas ?? Après tout, elle Le connaissait peut-être non ? Et si elle était de mèche avec lui, hein ?! Non... ça ne pouvait pas être le cas, après tout elle l'aurait déjà livré si ça l'avait été... non ?
*voilà... que je deviens parano...*
Les pensées s'enchaînaient sans fondement ni point fixe, brouillant son esprit, sa conscience. Pourtant il sentait toujours la jeune femme à côté de lui, elle ne pouvait pas lui vouloir de mal... c'était impossible ! N'est-ce pas... ? La pénombre qui régnait dans la chambre de Katsu l'apaisa légèrement. La chambre de Katsu ? Comment savait-il ça lui... ? Rassemblant ses souvenirs immédiats, il se rappela qu'elle lui avait dit où elle l'emmenait, avant de quitter l'infirmerie... c'était ça, il n'était pas devenu fou.
Elle était dénuée de chaleur... froide... ténébreuse... mystérieuse.... comme si personne ne vivait vraiment ici. Dans un coin, quelques cartons entrouverts étaient négligemment abandonnés, et les volets abaissés ne laissaient filtrer que quelques rares rayons de lumières qui se battaient en duel pour éclairer la pièce, et faire reculer les ombres menaçantes... _________________ [ Français et japonais] "Ils cherchent à réduire au silence, d'agréables rêves, Des rêves de nuages et de soleils qui se lèvent, Qui n'ont pour égale que leur ambition personnelle, Et qu'ils envoient parmi les ténèbres dans une jolie ritournelle..." |
|  | | Katsu de Bourgh Modérateur(trice)


Nombre de messages: 372 Age: 21 Localisation: Sur le toit. Sexualité: Hétéro Petit(e) ami(e): None. Date d'inscription: 30/09/2008
 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Mer 3 Juin 2009 - 9:04 | |
| Dire que ça avait été un calvaire était en dessous de la réalité. Ça avait été une horreur de devoir transporter le jeune homme de l’infirmerie jusqu’à sa chambre. On n’avait pas idée de placer l’infirmerie aussi loin des chambres, avec le nombre de suicidaires que pouvaient compter ces murs. Les nombreuses pauses qu’ils avaient dû faire n’avaient pas seulement été utiles au garçon pour reprendre légèrement ses esprits, mais aussi à Katsu qui sentait la fatigue prendre possession de son corps. N’ayant pas dormi depuis plus de vingt-quatre heures, n’ayant rien mangé depuis des lustres, sa vision avait commencé à devenir floue au fur et à mesure qu’ils avançaient. Elle n’avait cessé de murmurer des encouragements pour tous les deux, espérant qu’ils arriveraient sans encombre. Enfin devant la porte, il s’y affala, et Katsu tenta de le retenir avec le peu de forces qu’il lui restait pour qu’il ne tombe pas. D’un coup d’épaule, elle ouvrit la porte et les fit pénétrer dans la pénombre de sa chambre. Très vite elle réhabitua ses yeux à l’obscurité et les dirigea vers le lit. Depuis son arrivée, elle ne l’avait jamais défait. Son bloc de dessin reposait tranquillement dessus. D’un rapide geste de la main, elle le poussa au loin et il atterrit sur le sol, entrouvert sur une des nombreuses illustrations qu’elle avait faites. La jeune femme aida son comparse à s’asseoir sur le lit, lui laissant le soin de s’installer comme il le voulait. Un rapide aller-retour vers un des cartons à peine ouverts et elle lui ramena une bouteille d’eau et un paquet de biscuits salés que ses parents lui avaient fait envoyer, de peur qu’elle ne mange pas plus que lorsqu’elle était partie. Elle les posa sur le lit, à ses côtés. « Tu devrais essayer de te reposer. »Considérant sa mission comme accomplie pour le moment, Katsu se détourna du garçon, observant sa chambre d’un œil éteint. Le carnet de dessin attira son attention, alors elle le ramassa. Il s’était ouvert sur une des représentations de la salle de danse où elle avait été violée. Elle le referma brusquement et le posa sur le bureau de la pièce d’un geste sec. Elle se sentait vidée de toute énergie, comme si elle était une mort-vivante. Elle tituba jusqu’à la fenêtre, se plaça dos contre le mur et se laissa glisser faiblement sur le sol. En position assise, les jambes ramenées contre sa poitrine, le front posé contre ses genoux, elle ferma les yeux, appréciant le silence et le calme. _________________ [Personnage parlant français et japonais] Je suis une fougère psychopathe   |
|  | | Adriel Ward Pensionnaire

Nombre de messages: 204 Localisation: devant mon ordi jusqu'à preuve du contraire x) Sexualité: hétéro non confirmé Petit(e) ami(e): ça dépend, c'est combien la taille minimale ?? ><" Date d'inscription: 07/07/2008
 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Ven 5 Juin 2009 - 21:57 | |
| Le lit... juste le lit... rien que le lit...Lorsque Katsu l'aida à s'y asseoir, Adriel songea qu'il était probablement en plein bad trip, un peu comme dans ces films sur les drogués, là, vous voyez ? Le lit... juste le lit... rien que le lit...Sous lui, il n'y avait plus qu'un immense champ de laine blanche et duveteuse agrémenté d'étranges fleures aux pétales de plumes argentées, le tout balayé par la brise marine... il crut qu'il ne toucherait jamais les draps froids tant le monde autour de lui s'était ralenti, encore, encore. Ses yeux ne suivaient plus, il avait l'impression de flotter légèrement parmi les brumes de son cerveau... Sans la présence de katsu à ces côtés, tel un port d'encrage, cette étrange illusion l'aurait sans doute emporté au loin parmi les mouettes bleues. Quand enfin il sentit le matelas s'enfoncer à son contact, l'adolescent poussa un long soupir de soulagement. Il était reconnaissant à la jeune femme, plus qu'elle n'aurait probablement pu se l'imaginer... même si de sombres pensées psychotiques continuaient à le harceler sans trêve. Lorsqu'elle se détourna de lui pour aller chercher il ne savait trop quoi et que sa chaleur disparut, les ombres s'abattirent à nouveau sur lui... *Je, je suis en plein délire... merde, c'est pas possible.... je délire* Elle posa quelque chose près de lui, mais son regard été dans le vague, fiévreux, perdu... il n'aspirait qu'à une chose, dormir... ses membres endoloris était lourds, trop lourd pour qu'il puisse fournir encore un quelconque effort. Sans se le faire dire deux fois, Adriel s'allongea fébrilement sur le lit de la jeune femme, qui en tant normal ne devait pas accueillir grand monde. Tel un enfant, il se recroquevilla sur lui-même, et sombra peu à peu dans un sommeil agité, entrecoupé de souvenirs douloureux et de rêves dans lesquels son pire démon le retrouvait... il avait froid, et pourtant son corps était brûlant… des gémissements lui échappèrent à de nombreuses reprises, et même un cri effrayé alors qu'il fuyait dans un labyrinthe de murs épais où Il le poursuivait sans relâche en riant à gorge déployée... Entre deux délires maladifs, sa conscience reprenait le pas sur la fièvre, et Adriel demanda dans un chuchotement à Katsu de l'excuser pour tous les problèmes qu'il lui posait. Il lui dit son nom, et lui promit même qu'il partirait dès qu'il irait mieux... il s'excusait aussi intérieurement auprès de lui même, pour sa faiblesse, pour sa naïveté... oh, comme il s’en voulait ! Au milieu de la journée, les cauchemars cessèrent enfin, et Adriel s’endormit profondément, sans pour autant être en paix avec lui-même. Lorsqu’il se réveilla, beaucoup plus calme, la pièce était totalement plongée dans le noir. La nuit était pourtant tombée depuis peu, mais de toutes façons le jeune homme n’avait plus aucune notion valable du temps. Se retournant sur le lit, la panique s’empara de lui : où était-il ? Que s’était-il passé ?! Il se redressa tant bien que mal pour s’adosser à la tête de lit, prêt à toute éventualité. Une respiration sur sa droit l’alerta, et il dut racler sa gorge nouée avant que le moindre son ne puisse en sortir... Qui est là ? Je… je suis où au juste ?!Après un cours instant de silence, un nom vint se poser sur ses lèvres sèches...Katsu... ?_________________ [ Français et japonais] "Ils cherchent à réduire au silence, d'agréables rêves, Des rêves de nuages et de soleils qui se lèvent, Qui n'ont pour égale que leur ambition personnelle, Et qu'ils envoient parmi les ténèbres dans une jolie ritournelle..."
Dernière édition par Adriel Ward le Sam 6 Juin 2009 - 19:01, édité 1 fois |
|  | | Katsu de Bourgh Modérateur(trice)


Nombre de messages: 372 Age: 21 Localisation: Sur le toit. Sexualité: Hétéro Petit(e) ami(e): None. Date d'inscription: 30/09/2008
 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Sam 6 Juin 2009 - 9:33 | |
| Assise à l’opposé de la pièce, Katsu finit par se déplacer quand la première vague de sommeil s’empara d’Adriel. Elle s’agenouilla près du lit et prit la main valide du garçon dans les siennes. Elle exerçait de légères pressions de temps à autre, principalement quand il commençait à parler de partir ou qu’il s’excusait. Elle reproduisait seulement les gestes que son père avait eus avec elle, à l’hôpital, quand elle s’était réveillée de son coma. Il lui avait été impossible de dormir sans revivre la scène plusieurs fois, mais le simple contact avec son père l’avait apaisée plus qu’elle n’aurait pu le dire. Enfin il finit par se calmer et lui dire comment il s’appelait, puis son sommeil se fit plus calme. Alors Katsu lâcha sa main et s’assit dos contre le lit. Elle jeta rapidement un coup d’œil à la montre à son poignet. L’après-midi commençait à peine, et déjà elle se sentait totalement épuisée. Tant et si bien qu’elle finit par s’endormir, le front posé sur ses genoux. Son sommeil ne dura pas plus d’une trentaine de minutes, mais c’était déjà suffisant pour qu’elle tienne encore une journée. En ouvrant les yeux, elle commença par se remémorer ce qui s’était passé. Et comme le garçon semblait mieux dormir, la jeune femme estima qu’elle pouvait bien le quitter des yeux un peu. Elle se releva, s’approcha du bureau et prit son bloc. Katsu le prit et retourna s’installer à nouveau contre le mur. Elle passa des heures crayon en main. Malgré l’obscurité, elle semblait y voir très clairement. Elle ne choisissait jamais ce qui naissait sous ses coups de crayon. Les images apparaissaient comme bon leur semblaient. Elle pensait souvent que c’était son inconscient qui reprenait le dessus sur elle, et la punissait en quelques sortes de priver son corps des besoins vitaux de l’être humain : plus de sommeil, plus de nourriture. La scène s’agrandissait au fur et à mesure, et elle reconnaissait sa chambre, et plus précisément le miroir. Elle dessinait son reflet, quand elle s’était coupée les cheveux elle-même. Quand elle eut fini, elle referma le carnet d’un geste las et le posa à ses côtés. Sa montre l’informa qu’il faisait largement nuit quand le bruissement des draps attira son attention vers le lit. Le bruit de mouvements rapides et incertains lui rappela son propre réveil à l’hôpital, aussi en conclut-elle qu’Adriel ne devait pas se rappeler où il était, et même qu’il devait probablement avoir très peur. Elle soupira en se relevant. Sûrement en l’entendant, le garçon comprit que quelqu’un d’autre était dans la pièce, et les questions fusèrent. Katsu secoua la tête négligemment, puis se rapprocha jusqu’à s’asseoir sur le lit. « Tu es sur mon lit, Adriel. »_________________ [Personnage parlant français et japonais] Je suis une fougère psychopathe   |
|  | | Adriel Ward Pensionnaire

Nombre de messages: 204 Localisation: devant mon ordi jusqu'à preuve du contraire x) Sexualité: hétéro non confirmé Petit(e) ami(e): ça dépend, c'est combien la taille minimale ?? ><" Date d'inscription: 07/07/2008
 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Sam 6 Juin 2009 - 18:50 | |
| Le son de la voix de Katsu rassura le jeune homme, et un soupir de soulagement filtra entre ses lèvres asséchées. Alors seulement il permit à ses muscles endoloris de se détendre, baissant légèrement sa garde. Petit à petit son cerveau se remit à fonctionner plus ou moins normalement et des bribes de souvenirs de la veille lui revinrent. Il se souvint de ce qui s'était passé à l'infirmerie, aussi sûrement qu'il se rappelait de tous les cauchemars qui l'avaient assailli par la suite. Il se souvint du lieu où il se trouvait, de sa main blessée emprisonnée dans une attelle de fortune, mais aussi de la présence de la jeune femme à son côté pendant qu'il délirait sans fin. Adriel lui devait beaucoup, il le sentait au plus profond son être. Cependant, il ne savait pas comment il pourrait lui rendre la pareille, ni quand.
Après s'être adossé un peu plus contre le montant du lit, l’adolescent tenta de discerner plus clairement la forme installée près de lui… peine perdue. Ses yeux fatigués n'arrivaient pas à distinguer quoique ce soit dans pénombre presque totale de la chambre. Mais cela ne le gênât pas... bien au contraire. Pour lui la lumière ne signifiait plus ni la sécurité, ni le bien-être. Il ne voulait pas se retrouver un nouvelle fois face à lui-même, pâle reflet de ce qu'il fut autrefois. Il ne savait pas quoi dire, ni que faire… avant qu’une impulsion soudaine ne s’empare de lui. Sans rompre le silence qui s’était installé entre eux, Adriel avança une main tremblante vers cette silhouette apaisante et, à tâtons, chercha celle de sa protectrice. Lorsqu'il la trouva, il hésita un instant avant de s'en emparer délicatement, et de serrer tout aussi doucement ses doigts entre les siens...…Je sais que c'est idiot et que je j'ai du déjà le dire mais... je suis... désolé et... Il laissa sa phrase en suspens, ne sachant comment la terminer sans s'embrouiller misérablement. Sa voix était roque, éraillée, et sonnait étrangement à ses oreilles, mais il savait qu'il devait y arriver. Parce que c'était un pas de plus hors de ses tourments... parce qu'au fond, il avait besoin de quelqu'un. Ne trouvant pas de mot plus adéquate, il s'humecta lentement les lèvres......merci. _________________ [ Français et japonais] "Ils cherchent à réduire au silence, d'agréables rêves, Des rêves de nuages et de soleils qui se lèvent, Qui n'ont pour égale que leur ambition personnelle, Et qu'ils envoient parmi les ténèbres dans une jolie ritournelle..." |
|  | | Katsu de Bourgh Modérateur(trice)


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 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Jeu 11 Juin 2009 - 18:17 | |
| Le garçon sembla se calmer assez rapidement. Peut-être que les évènements lui revenaient en mémoire. En même temps, Katsu comprenait aisément la panique qu’il pouvait avoir ressenti. Se réveiller dans un endroit dans lequel on n’avait pas souvenir de s’être endormi, c’était très effrayant. Du coup, elle le laissait tranquille, se contentant d’être assise sur son lit, le regard fixé sur un point invisible et l’esprit vagabondant dans le néant de ses pensées. Il faisait totalement nuit, et les volets ne laissaient plus filtrer aucun rayon de lumière de l’extérieur. La chambre était complètement plongée dans le noir, et même si ses yeux y étaient de plus en plus habitués, il arrivait à la jeune femme de ne pas percevoir tous les mouvements autour d’elle. Aussi elle n’entendit pas Adriel se pencher vers elle et prendre sa main. Ce contact manqua de la faire sursauter. Bien qu’elle le veuille, elle ne retira pas tout de suite sa main de celle du garçon, de peur de le froisser, mais autant elle avait pu le toucher sans être dérangée, autant elle ne supportait toujours pas que quelqu’un la touche. Elle l’écouta s’excuser encore une fois et le remercier sans un mot, les yeux à nouveau rivés sur le mur face à elle. Puis, brusquement, elle se releva et arracha presque sa main, serrant ses bras sur sa poitrine. Elle marcha tranquillement jusqu’à la fenêtre, dos à son compagnon. Elle n’avait pas pu supporter le contact plus longtemps, elle qui l’avait pourtant soutenu pendant deux trajets. De trop récents évènements faisaient remonter les souvenirs à la surface, alors qu’elle commençait à s’en remettre petit à petit. Elle resta silencieuse assez longtemps sans s’en rendre compte, perdue dans ses pensées. Finalement, songeant qu’il s’attendait peut-être à ce qu’elle réponde quelque chose, elle ouvrit la bouche pour parler. Sa voix était sèche, aussi se racla-t-elle la gorge. « Pas besoin de me remercier… J’ai simplement fait ce qu’on a fait pour moi auparavant. »Le ton semblait froid, mais ne l’était pas. En fait, il semblait n’y avoir aucune émotion dans cette voix, tout simplement. « Je t’ai mis une bouteille d’eau et un paquet de gâteaux sur le lit, si tu as envie d’avaler quelque chose… »_________________ [Personnage parlant français et japonais] Je suis une fougère psychopathe   |
|  | | Adriel Ward Pensionnaire

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 | Sujet: Re: Chambre de Katsu Jeu 11 Juin 2009 - 19:53 | |
| Adriel n'avait pas pensé une seconde que la jeune femme l'aurait pris aussi mal. Il n'avait pourtant rien fait... et il lui avait même touché la main ! Ce qui, soit dit en passant, représentait un effort considérable pour lui. Lorsqu'elle se leva brutalement, telle une furie, le jeune homme fit un bond qui le ramena contre le montant du lit, le coeur battant à tout rompre. Il ne comprenait pas ce qui se passait, et, dans le noir, sa panique ne fit qu'augmenter. Alors qu'il se retenait de partir en courant, ce qui aurait été difficile étant donné qu'il n'y voyait rien et ne connaissait pas vraiment les lieux, il entendit les pas de la jeune femme s’éloigner. Le silence qui s'installa alors lui permit de décompresser légèrement.... après tout, elle ne lui avait pas fait de mal, bien au contraire ! Elle était juste un peu... lasse ? Trop réactive ? Finalement, l'adolescent se dit qu'elle regrettait peut-être, tout simplement, de l'avoir aidé, et qu'elle voulait se débarrasser de lui. Cela pouvait paraître idiot mais après tout, c'était l'explication la plus sensée.
Les mots qu'elle lui lança le stupéfièrent. Que voulait-elle dire par là ? Et pourquoi ce ton si... désagréable. Et puis, il se souvint... il se souvint de la phrase qu'elle avait marqué à l'infirmerie: "je sais ce que tu as subi". Il n'avait pas compris alors, croyant dans son délire paranoïaque maladif qu'elle était de paire avec son démon. Elle avait dit qu'elle savait, et il n'avait pas compris, cela l'avait même mis très mal à l'aise. Devant cette jeune femme si soudainement renfermée, Adriel ne savait comment il devait réagir... il aurait voulu avoir de la compassion, ou quelque chose dans le genre, mais c'était quelque chose de tellement... étrange.
Les gâteaux et l'eau ne l'attirèrent pas plus que ça, malgré sa gorge sèche et la faim qui se faisait un peu plus forte. Non, il se sentait juste... atterré ? Oui, ça devait être ça. Triste, atterré, vidé, las, fatigué... autant de sensations qu'il avait découvert en un laps de temps très court. Le regard baissé dans le noir, il laissa le silence s'installer, perdu dans de très anciens souvenirs... Quand j'étais petit, on habitait en France... un jour ma soeur est tombée malade... je ne sais plus ce qu'elle avait, j'était trop jeune pour m'en souvenir. Pourtant il y a quelque chose qui m'a marqué cette nuit là… un poème que ma mère lui avait murmuré à l'oreille alors qu'elle pleurait sans plus s'arrêter...Il leva les yeux au plafond, se remémorant chaque vers, chaque intonation passée, et, sans y prendre gare, les mots lui vinrent et franchirent la barrière de ses lèvres pour se perdre dans le noir. Des mots d'une autre langue qui était loin de lui être étrangère..."Petite fille a mal au coeur, Tant et si bien qu'elle en pleure... Dans son sourire coulé sous un voile, Elle tente de caresser les étoiles... Elle voudrait toucher les galaxies, Jouer avec elles sous la pluie, Mais dans cette froide chaleur, Elle ne fait qu'attendre tristement son heure..."Il se tut un instant, avant qu'un faible sourire n'étire ses lèvres...Elle était un peu folle je crois…_________________ [ Français et japonais] "Ils cherchent à réduire au silence, d'agréables rêves, Des rêves de nuages et de soleils qui se lèvent, Qui n'ont pour égale que leur ambition personnelle, Et qu'ils envoient parmi les ténèbres dans une jolie ritournelle..."
Dernière édition par Adriel Ward le Jeu 11 Juin 2009 - 21:36, édité 1 fois |
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