
Le pensionnat de Seika Nous ne sommes qu'un pensionnat sans grande prétention... Du moins, en premier lieu. Bienvenue dans notre grande et belle famille. Bienvenue au pensionnat de Seika ! *calin collectif <3* (forum Yaoi/Yuri) |
| | | Auteur | Message |
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Katsu de Bourgh Modérateur(trice)


Nombre de messages: 372 Age: 21 Localisation: Sur le toit. Sexualité: Hétéro Petit(e) ami(e): None. Date d'inscription: 30/09/2008
 | Sujet: Chambre d'Adriel Ven 17 Juil 2009 - 11:08 | |
| Dans d’autres circonstances, on aurait pu croire à un couple qui se donnait la main dans les couloirs. Dans d’autres circonstances, on aurait songé à deux amoureux qui auraient été surpris dehors par l’orage et qui allaient se réfugier dans une des deux chambres pour se sécher un peu. Mais voilà, c’aurait été dans d’autres circonstances. Se raccrochant à la main d’Adriel comme à une porte de sortie, Katsu l’avait laissé la mener à travers les couloirs du pensionnat. Elle ne savait pas où ils allaient, elle ne reconnaissait plus rien. Les murs, les couloirs, les escaliers. Ils étaient tous les mêmes à présent. Elle l’avait suivi sans rien dire depuis le jardin. Leurs vêtements à tous deux ruisselaient de la pluie qui leur était tombée dessus en trombe alors qu’ils étaient assis sous ce saule. Ils étaient aussi couverts de boue, puisqu’assis à même le sol. Pour ne pas dire que les deux adolescents étaient dans un état pitoyable. Ils finirent par s’arrêter. La jeune femme leva les yeux pour découvrir une porte avec un numéro. Ce n’était pas celui de sa chambre. Pas qu’elle se souvienne. Alors, ça voulait dire… que c’était probablement celle d’Adriel. Pendant une minute, cette pensée la saisit, avant de finalement lâcher prise sur la main et de s’affaisser contre le mur. Elle n’avait vraiment plus de forces, et se raccrocher à son compagnon d’infortune ne servait plus à rien. C’est donc avec une épaule contre le mur pour se maintenir debout qu’elle se retrouva. Ses paupières se fermèrent. De sa main restée libre, elle essuya rapidement de ses joues les dernières larmes, s’offrant ainsi quelques marques de boue sur le visage. Elle ne prononça pas un mot. Elle n’avait rien à dire de toutes manières. Elle attendait simplement qu’Adriel prenne les choses en main, se remettant entièrement à lui. Il lui avait dit qu’elle était une personne de confiance. Si lui, il pouvait avoir confiance en elle, alors Katsu avait décidé qu’au moins pour cette nuit, elle pouvait ne pas se méfier de lui. C’était la dernière chose à laquelle elle avait pensé dans le jardin, avant de laisser son esprit partir en dérive dans un délire de désespoir et de désarroi. C’était impressionnant de voir à quel point la situation s’était retournée. (Court, je sais. Pas beaucoup d’inspiration, et puis au moins, j’aurai posté avant que tu partes =]) _________________ [Personnage parlant français et japonais] Je suis une fougère psychopathe   |
|  | | Adriel Ward Pensionnaire

Nombre de messages: 204 Localisation: devant mon ordi jusqu'à preuve du contraire x) Sexualité: hétéro non confirmé Petit(e) ami(e): ça dépend, c'est combien la taille minimale ?? ><" Date d'inscription: 07/07/2008
 | Sujet: Re: Chambre d'Adriel Ven 17 Juil 2009 - 16:06 | |
| A l'image de leur trajet jusqu'à l'infirmerie quelques mois plus tôt, celui-ci avait était laborieux. Adriel ne savait pas vraiment où il allait emmener la jeune femme, à la base. Il l'avait simplement entraînée dans le hall du pensionnat, les mettant tout deux à l’abri de l'orage. Là il s'était arrêté un court instant afin de réfléchir, dans la mesure de ses capacités. Il devait faire vite s'il ne voulait pas que Katsu rende l'âme entre ses mains, si l'on pouvait le dire ainsi, et il ne connaissait pas vraiment les alentours. Le jeune homme avait donc passé rapidement en revu tous les lieux qu'il connaissait, c'est à dire très peu, avant d'arrêter son choix sur sa chambre... qu’il n'avait jamais réellement habitée, il fallait bien l'avouer. Celle de sa compagne d'infortune lui avait semblé trop oppressante, et surtout probablement chargée de souvenirs qu'il voulait lui épargner, tels que ses sombres esquisses ou le lit à peine froissé. L'infirmerie n'était pas franchement des plus sûres, non plus, étant donné le passage quasi permanent de pensionnaires: malgré la nuit déjà bien avancée, qui pouvait savoir quel dépressif psychopathe à la recherche d'un moyen de se suicider pouvait y atterrir ?
Finalement, sa chambre lui avait paru être le seul endroit possible, même s’ils ne pourraient pas enlever toute cette crasse. En tout cas, le plus urgent à pallier semblait être leur fatigue à tous les deux. Oui, tous les deux, car ils étaient dans un bien triste état, couverts de boue de la tête aux pieds, avec leurs vêtements imbibés d'eau de pluie... Adriel n'avait du mettre les pieds dans sa chambre que quatre ou cinq fois depuis son arrivée, et à cette pensée un petit sourire amusé étira ses lèvres: une fois de plus, il mettait le doigt sur une ressemblance avec Katsu... quoique lui avait quand même déballé quelques affaires dans sa léthargie. Son antre n'était pas forcément des plus accueillants, mais elle devrait s’en contenter.
Laissant la jeune femme s'affaler contre le mur, sans toutefois la lâcher, Adriel fit un effort surhumain pour ouvrir la porte de sa main bandée. Il avait trop peur de rompre le contact avec elle, trop peur qu'elle prenne cela pour une marque d'abandon... ça pouvait paraître stupide, étant donné qu'il ne s'agissait que d'ouvrir une porte, mais il ne la lâcherait pas pour autant, pas tout de suite. Après un regard vers la pensionnaire, suivit d'une expiration silencieuse, Adriel poussa doucement le battant de l'épaule. Soutenant la jeune femme du mieux qu'il put, il l'aida ensuite à entrer dans la pièce, jusqu'à son lit, avant de l'y assoire toujours aussi délicatement, sans perdre sa main.
Sa chambre n'avait rien de très extraordinaire de son point de vu. Elle ressemblait à toutes les autres au niveau de la disposition des meubles ou des fenêtres, ses volets ouverts laissant par ailleurs filtrer quelques discrets rayons de lune. Son sac était abandonné, vide, contre un mur près de l'entrée, ses affaires négligemment installées sur les étagères de l'armoire en bois présente contre un autre. La seule chose qui la différenciait d'une chambre normale était un unique porte photo, posé sur la table de nuit à côté de la lampe de chevet, et sur lequelle on pouvait distinguer dans la pénombre une petite fille blonde ayant le même regard que le sien, dégageant une certaine tristesse malgré le sourire éblouissant qu'elle affichait. Un autre détail qui pouvait aussi choquer était la couverture en vrac et le coussin froissé installés à même le sol près de la fenêtre, où l'adolescent dormait depuis quelques temps, quand il y venait, incapable de supporter le contact des draps blancs qui ne lui rappelaient que trop de mauvais souvenirs.
Après avoir rapidement balayé la pièce du regard, Adriel plongea à nouveau son regard dans celui de la jeune femme, se mordant légèrement la lèvre inferieur tout en réfléchissant. Cela ne dura que de courtes secondes, après quoi il lui adressa un faible sourire qui se voulut rassurant, avant de desserrer lentement ses doigts de sa main fraîche qu'il n'avait jusqu'alors pas lâchée.
Je ne m'éloigne pas, je reviens...
En se relevant, car il était alors assis à côté d'elle, Adriel sentit la tête lui tourner, mais n'y prêta pas attention. Il alla sous la fenêtre et ramassa la couverture chaude avant de retourner auprès d'elle et de lui déposer sans gestes brusques sur les épaules, en ramenant les pans autour d'elle afin de l'y emmitoufler. Bien que le radiateur soit allumé, et malgré la température tiède de la pièce, lui-même frissonnait à cause de ses vêtements mouillés, jusqu'à ses chaussettes. Mais il n'y fit une fois de plus pas attention: ce n'était pas pressé, il pourrait attendre. Enfin, il s'avança jusqu'à son armoire d'où il tira l'une de ses chemises propres, assez longue, et surtout confortable. Il retourna une fois de plus auprès d'elle et déposa le linge à ses côtés, sans précipitation.Tu devrais te changer, sinon tu ne te réchaufferas jamais. Je me retournerai, sois sans crainte... je ne suis pas un voyeur non plus.Il lui sourit un nouvelle fois, avant de baisser furtivement les yeux...Mais si tu n'en as pas envie je ne te forcerai pas... ce n'est pas à moi de le faire... [cadox avant départ ^^ T'as jusqu'au 3 août pour répondre, ça sera assez ? xD ] _________________ [ Français et japonais] "Ils cherchent à réduire au silence, d'agréables rêves, Des rêves de nuages et de soleils qui se lèvent, Qui n'ont pour égale que leur ambition personnelle, Et qu'ils envoient parmi les ténèbres dans une jolie ritournelle..." |
|  | | Katsu de Bourgh Modérateur(trice)


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 | Sujet: Re: Chambre d'Adriel Jeu 13 Aoû 2009 - 9:15 | |
| Katsu attrapa la chemise qu’il lui tendait et attendit qu’il se retourne pour l’enfiler. Elle ne retira que son propre haut, préférant garder son jean. Elle lui signala quand il put se retourner, et très vite la pièce plongea dans un silence rassurant. La crise de larmes et d’angoisse était finie, mais elle n’était pas loin. Tandis qu’elle regardait Adriel s’asseoir dans un coin de la pièce, et après qu’il se fut endormi, elle réfléchit pendant quelques minutes, avant de décider qu’elle ne voulait pas rester là, dans cette chambre. Elle remit son haut mouillé et lui laissa la chemise sur le lit, se glissant à pas de loup hors de la pièce et refermant la porte silencieusement. Il serait surpris de son départ pendant son sommeil, mais elle avait besoin de réfléchir, vraiment réfléchir à ce qu’elle voulait. Elle ne pouvait plus rester inactive. [RP clos. Je sais que c’est court, mais tu sais quelles sont mes intentions.] _________________ [Personnage parlant français et japonais] Je suis une fougère psychopathe   |
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