Le pensionnat de Seika

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 Chambre 310 - Pallas Yakano - enseignant en musique

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Pallas Yakano
Professeur de musique


Nombre de messages: 121
Localisation: Chambre 310, 3é étage, 5é porte à droite --'
Sexualité: Frigide ... *se fait taper par Pallas*, il est pas difficile, bi en clair.
Petit(e) ami(e): Je n'ai besoin de personne en Harley Daviston
Date d'inscription: 27/03/2006

MessageSujet: Chambre 310 - Pallas Yakano - enseignant en musique   Sam 17 Juin 2006 - 11:27

--' Ho! My god, tu as une chambre mon ange ?
- l'antre du diable où les cauchemars dévorent l'enfant





C’était douloureux et ça faisait mal, c’était dans son cœur, et c’était dans son âme. Depuis combien de temps Pallas était entré dans sa chambre, et s’était laissé tombé sur son lit. Il avait dormit, longtemps, un temps infime pour le reste du monde, une heure à peine, mais, pour lui s’était déjà trop. Lorsqu’on dort, on rêve. Tout le monde rêve, mais beaucoup oublie leurs rêves. Et dans les rêves ce qu’il y a ? L’inconscience, les désirs inavoués, les problèmes irrésolus, les fantasmes, et les messages de notre esprit.


Lorsque Pallas s’était installé dans la chambre, elle était belle. Les murs blancs et sobres donnaient de la profondeur à la pièce, le lit fait était agréable, pas des pires, pas des meilleurs, tout y était vide. Sur la petite table de chevet, on y avait posé un petit livret sur les consignes pour les chambres.
Maintenant, la chambre avait bien changé. Elle n’était pas devenue affreuse, sale, ou ordonnée, comme l’étaient certaines. Non. Elle était simplement différente. Le futon avait été collé contre le mur. Dessus se trouvait divers instruments, livres, peintures, rangés avec minuties. Un ordre étrange mais correct. Mais le futon, ou ce qu’il en restait, ne servait pas à dormir. Pallas s’en servait comme d’un canapé, il avait choisit cette chambre parmi toute celle proposé, car elle était petite, trop petite pour être voulu par d’autre même si elle était prévu pour plusieurs. Les autres futons étaient parfaitement rangés dans un placard.
Pallas avait posé dans un autre coin de la pièce, celui caché entre deux armoires, une couverture blanche. Un duvet. C’était là qui dormait d’un sommeil troublé. Sa main aux si longs doigts fermé sur le tissus, ses jambes se croissant entre elles, son corps se tortillant, son être gémissant. Etre troublé. Nuit mouvementée. Dites-moi pourquoi de toutes les souffrances, les siennes sont de la couleur des démons ? Pourquoi chaque sourire cache des larmes, pourquoi à chaque fois qu’il veut aimer, il souffre. Car c’est un démon.
Petit enfant blond, petit enfant roux, ni ange, ni démon. Condamné à souffrir, et à mourir.

Les armoires collées ainsi, lui faisaient ce petit abris, à peine visible. Un abri dans un abri. Au milieu de la pièce, se trouvaient des feuilles de papiers blancs. Dessus était écrit différentes phrases, la plupart de texte religieux et des mots : punition, jeun, abstinence, douleur, méchant. Il y avait aussi de nombreuse gouttes de sang, par-ci, par-là. Il n’était pas rare qu’un prof soit solitaire. Pallas n’avait pas d’ami, personne ne rentrait chez lui, et si on avait frappé, il aurait refusé l’accès. La porte était toujours fermée à clé.


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=> viens de l'infirmerie


Un cri. Ce fut le premier réflexe de Pallas en se réveillant, sa respiration entrecoupée. Avant que des larmes ne s’annoncent dans son regard violet et qu’il se mette à pleurer, son beau corps à moitié nu secoué de sanglots que rien n’aurait pu calmer. Il avait fait quelque chose de mal, il avait couché avec un élève ? Son regard s’agrandit. Ses doigts glissant dans ses longs cheveux blonds, non, non, non, il ne voulait plus, plus jamais, jamais plus. Il avait promit, il se l’était promit. Les larmes ruisselaient maintenant sur ses joues blanches de n’avoir rien mangé depuis son « péché. », pourquoi il fallait qu’il ait si mal ? Qu’il soit si seul ?
Portant la main à sa bouche, Pallas se retrouva au-dessus de la corbeille à papier, vomissant, rejetant de la bille, n’aillant plus rien dans les entrailles. Le front fiévreux, il repoussa une mèches blonde plaqué par la sueur sur son front, et il tira des affaires propres du placard …
Une douche … Il allait prendre une douche, puis il irait faire un tour dehors.


=> douche => couloir => bois=>

Le soir était tombé depuis bien longtemps quand Pallas introduit la clé métallique dans la porte de sa chambre avant d’entrer dedans. Il se dirigea directement vers les couvertures dans le coin de la pièce à terre, et se laissa tomber dessus sans bouger. Ses yeux se fermèrent un long instant, avant de s’ouvrir, des larmes glissant de ses yeux grand ouverts. Il n’était pas triste, il était simplement épuisé et comme à chaque fois, que cela se produisait, les larmes venaient sans qu’il puisse les stopper. C’était dans des moments comme ça qu’il se souvenait d’eux, des mains, des cris, du sang … Alors les larmes redoublaient.
Les sanglots augmentèrent, même l’étrange rencontre avec la jeune fille ne dissipait pas les douleurs …

N’importe qui aurait vu que quelque chose s’était passé, les vêtements de Pallas était déchiré, du sang coulait entre ses jambes. Presque un viol, presque, car personne ne l’avait violé, puisque c’était lui qui était sortit dans les rues et avait provoqué les hommes homophobes, car il s’était laissé faire, car il voulait se laissé faire, comme souvent d’ailleurs. Il voulait souffrir, encore, et encore …. Et penser à Sho, un peu, le rejoindre, mais pas encore, souffrir … Il devait juste souffrir pendant longtemps, pour pouvoir atteindre le paradis, et ainsi se réincarner avec lui. Qu’importe en quoi, même si ce n’était que le poux sur la tête de Sho, tant qu’il le retrouvait.
Si Lestat avait été là, il aurait foutu une claque à Pallas, lui hurlant de se reprendre, la plaquant au sol, l’embrassant, lui souriant. Mais le frère était partit pour protégé son trésor, et en faisant ça, sans explication, il avait fait plus de mal que de bien. Pallas était fatigué, si fatigué …

Il se releva lentement, enlevant son haut, et puis se laissa tomber sans penser à se changer. Ca n’avait pas d’importance, plus maintenant …
Finalement, il s’endormit.
Cauchemar … L’homme attrape le drap, remue, pleure, gémit, se débat.

Pallas se réveilla très tôt, trois heures du matin. Il passa la main sur son front fiévreux des cauchemars, se leva, prit des affaires propres pour une douche et partit en pensant à bien fermer la porte à clé.

=> couloir => douche => couloir => salle d'étude
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Chambre 310 - Pallas Yakano - enseignant en musique

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