Lyvïa avait couru précipitamment depuis les rues de Seika, laissant seul derrière elle son ami désespéré. Le vent fouettant son visage triste ainsi que le flot incessant de larmes avait creusé les traits si charmants de la jeune fille. Arrivée au hall qui était désert d'élèves, étant tous partis pour la plupart dans leur familles respectives pour les vacances d'été. Elle pensait tout en gravissant les marches de l'escalier :
*Mes oreilles bourdonnent, et je n'ai plus d'idées claires.. Pourquoi cela-est-ce arrivé? *
Elle heurta quelqu'un dans un couloir, mais elle n'avait pas le temps de s'arrêter pour s'excuser et continua sa course. Elle s'arrêta enfin devant une porte où une plaque en ferraille à moitié effacée indiquait "Douches féminines "
Elle dit tout bas :
<<- Oh et puis pourquoi pas.. cela remettra peut être un peu d'ordre dans mes idées.>>
Elle poussa délicatement la porte et jeta un regard circulaire : la salle était vide et carrelée sol comme plafond. La première impression qui lui vint en avisant la robinetterie de couleur bronze, c'était celle de chambres à gaz nazies. Mais elle effaça cette idée de son esprit d'un revers de main et commença à se dénuder. Elle ouvrit la fermeture éclair qui fermait sa robe blanche, dans son dos et fit glisser sa robe sur le sol carrelé. Elle frissonna à la différence de température, et se débarrassa de sa lingerie qui cachait sa sublime nudité. Elle aperçut un miroir en face d'elle qui reflétait son corps nu . Sa poitrine sans être lourde présentait des charmes délicats, suivait ses hanches, démarquées, mais pas trop. Ses jambes étaient longues et musclées et son dos, masqué par sa très longue chevelure était légèrement cambré. Elle s'approcha de son reflet et pensa :
* Une gamine oui, mais ce qui n'est hélas plus le cas pour mon corps. Quel charme peut bien trouver le sexe opposé à ces attributs? *
Elle se détourna de la glace et se posta sous un des pommeaux de douche . Elle appuya sur un bouton et le tourna sur position froid. Une dégelée tomba sur l'échine de la jeune femme, pareille à ses larmes versées plus tôt. Elle ne flancha pas et ferma les yeux. Les gouttes d'eau glacées ruisselaient sur les courbes de son corps, s'arrêtaient au creux de son nombril pour continuer à couler le long de ses jambes. Elle se mit finalement à genou et laissa le froid l'envahir. Elle se sentait mieux. Plus reposée, moins tourmentée, bien qu'elle savait pertinemment que ses tracas reprendraient sitôt quitté cette sale à l'ambiance morbide. Puis décidant qu'il était temps qu'elle se savonne, elle attrapa un petit pavé blanc qui respirait la lavande et commença à se masser tout en le faisant mousser. Elle sentait chaque nerf se détendre et le plus infime de ses muscles se déraidir. C'était une joie pour elle, qui en avait tant besoin..