Le pensionnat de Seika

Nous ne sommes qu'un pensionnat sans grande prétention... Du moins, en premier lieu. Bienvenue dans notre grande et belle famille. Bienvenue au pensionnat de Seika ! *calin collectif <3* (forum Yaoi/Yuri)
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 Mon univers [Fic, galerie, colo]

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Heylïe Donhlang
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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Ven 27 Avr 2007 - 23:04

fIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIC !!!!!!!encooOOOOOOOOOre

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Hiren aiseki
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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Ven 27 Avr 2007 - 23:11

Bon bah... après une discussion acharné XD !

Fic !


Seul

Le soleil filtre au travers de mes rideaux blancs et de sa douce chaleur il me réveille, mais rien n’y fait. J’ouvre doucement les yeux, ce que mon lit peut être froid chaques jours durant. Chacun de ces jours où je me lève et où cette sensation de solitude intense me tiraille, où cette habitude me tue à petit feu. Je pousse doucement le drap fin qui me recouvre, une fine brise vient se glisser sur ma peau pâle, me faisant frissonner. Je me lève enfin, le visage fermé, comme d’habitude, et je m’avance péniblement jusqu’à la salle de bain, encore dans mes rêves… dans mon rêve. Mes yeux vides de tout sentiment, lassent de ces jours qui n’en finissent pas, se tournent vers cette image de moi-même que je hais. J’ai froid, je me sens seul, je me déteste. Ce n’est pas encore aujourd’hui que je vais me détacher de mon monde. J’enlève ce bout de tissu n’étant là que par pure figuration, je suis trop vide pour pouvoir ressentir la moindre pudeur. Je rentre dans la douche et laisse couler l’eau glacée le long de mon corps, mais rien n’y fait, je suis toujours aussi seul, enfermé dans ce cauchemar qui ne semble pas vouloir s’arrêter, ce cauchemar qui me retient enfermé ici. Qui donc peut savoir ce que je ressens ? Personne, ni même moi qui doute jusqu’au fondement même de ce que je voulais. Je sors finalement de cette petite pièce close encore trempée, le sol devient glissant après mon passage mais je n’en ai rien à faire, qu’il me tue, tout m’est égal. Je descends l’escalier dont chaque marche grince sous mon poids, qu’elles craquent enfin, je ne leur en voudrais pas. « Telle est ma vie, telle est ma mort » voilà les derniers mots sensés qui sont sortis de ma bouche dont désormais chaque son n’est qu’un tissu de mensonge qui s’entremêlent pour donner naissance à cette toile de vie que je me suis créé depuis. Je passe devant la cuisine sans rien prendre, encore un jour où « elle » me forcera à manger quelque chose, ne peut-elle pas me laisser en paix ? C’est donc trempé que je me dirige vers la porte de sortie avec comme seul habit le bandeau que je ne quitte jamais. A peine ais-je ouvert cette fichue porte qu’elle se jette sur moi, m’habille et me prend par le bras avec cette même rengaine que je n’écoute qu’en partit…

-C’est trop tard ! Cesse de te laisser aller comme ça !

Je me fiche bien de tout ça, ma vie n’est qu’un fil dont on a attaché les deux extrémités ensemble pour pouvoir me garder. Je suis lasse de ces habitudes qui me brisent et m’empêchent de me libérer. Personne ne sait pourquoi je suis ainsi, enfin si… mais il n’imaginait pas une telle ampleur. Je me libère de sa poigne d’un geste vif avant de plonger mon regard froid dans le sien, elle tremble légèrement, tentant du mieux qu’elle peut de cacher ce sentiment de crainte qui l’habite. C’est donc d’une voix froide et rageuse que je me libère d’un mensonge au combien répétitif…

-Je vais bien ! C’est juste que je suis pas réveillé !

A chaque mot je m’enfonce un peu plus dans mon propre gouffre. J’ai peur, j’ai froid, j’ai faim d’envie, j’ai faim de sentiments… mais je n’ai plus rien. Elle me regarde, attristée, elle sait que je mens mais n’ose pas me le dire, elle est bien la seule à se douter de quelque chose et cela car c’est la seule à avoir compris pourquoi… non, elle n’est pas seule, je me mens encore. Je lui lance une dernière fois ce regard qui a fait ma fierté et je reprends la marche forcée que j’entame chaque jour. Je marche, derrière moi elle pleure et je le sais. Je ne peux pas me retourner, je ne peux pas lui parler, je ne peux pas lui dire ce que j’ai sur le cœur car elle ne comprendrait pas. Je baisse la tête lorsque ses sanglots deviennent plus forts, je reprends cette course contre la vie… seul.
J’arrive enfin au pont où il est sensé nous rejoindre, et comme chaque jour il arrivera et je serais seul, comme d’habitude il me demandera ce que je lui ai fais et comme chaque jour je mentirai. Elle arrivera, le sourire aux lèvres, elle aussi elle ment à tout le monde, pour me protéger, pour ne pas me laisser dans la solitude noire qui m’a déjà gagné depuis un moment… si elle savait. Si elle savait que chaque nuit je maudis ces draps froids. Que chaque jour je maudis ce corps qui est dit si parfait. Que chaque nuit je pleure comme un enfant que l’on a séparé de sa mère. Qu’à chaque seconde mes pensées sont accaparées par lui. C’est donc pour l’attendre que je m’approche à pas lent de la rambarde du pont de bois, m’appuyant d’abord à cette même rambarde avant de me pencher légèrement pour voir dans le reflet de l’eau cette personne si laide. Comme à chaque fois que je me laisse aller à ce petit plaisir stupide qui ne fait que m’enfoncer encore un peu plus en moi, dans mes mensonges. Je revois ces mirages qui me hantent, ces souvenirs qui ne veulent pas me lâcher. La glace de mon visage se fendit pour laisser transparaître ce que je ressentais, sans doute l’une des dernière fois que cela m’arriverait. Je veillerais à ne jamais plus m’approcher de cette rambarde. Mon regard si froid se brouilla de larmes et mon sourire vainqueur devint celui du vaincu, c’est à ce moment que je sentis une main se poser sur mon épaule. Je ravalai mes sanglots et reprit cet air froid et faux qui me va si bien pour me retourner et voir cet homme dont les retards ne se comptent plus.

-Tu me sembles bien troublé Sasuke…

Sa voix, il voulait sans doute m’apaiser mais, rien ne pourrait me faire sortir de ce cauchemar, rien ne pourrait ouvrir la porte de cette petite pièce close dans laquelle je me trouve, je suis en train de mourir à petit feu, je le cache à tout le monde et ils sont tous dupes. L’une des seules personnes qui m’ait percé en plein jour ne peut rien dire car elle a peur. C’est donc sur ces pensées néfastes que je plonge mon regard impassible et meurtrier dans son seul œil visible, c’est ce moment que choisit cette fausse amie pour apparaître et apporter un peu de sa touche hypocrite à ce tableau qui sonnait si faux à mon goût, si faux car…

-Sensei !!!!
-Tu me sembles bien enthousiaste.
-Il vaut mieux rire que pleurer, non ?
-Sur ce point il faudrait en parler le lui en parler…
-Ah bon ? Sasuke ? Tu es sur qu…

Cette discussion stupide qui n’avait aucun sens, tous ces mensonges, toute cette histoire, cette fausse surprise, j’en ai marre ! Durant toute cette petite comédie je les ai regardé l’un après l’autre, de regard haineux en gestes rageur, mais rien, aucune réaction pour que l’un ou l’autre arrête cette petite pièce de seconde zone, rien ! Je ne voulais pas en entendre plus, c’est l’une des raisons qui m’a poussée à lui couper la parole. L’entendre encore prononcer un seul mot m’aurait sans doute achevé…

-Lâchez-moi à la fin ! Je vais très bien !!

Ce furent les seuls mots que j’ai hurlé avant de partir en courant en direction du centre de la ville, moi, le dernier des Uchiwa, je fuyais....
Traînant des pieds sur le sol poussiéreux, je ne passais pas inaperçu, la tête levée vers le ciel, les mains dans les poches. Aucune expression ne semblait vouloir se tisser sur mon visage, ni l’arrogance, ni même la haine, un simple vide qui est de plus en plus présent en moi. Mes jambes s’arrêtent d’elles-mêmes alors que j’abaisse mes yeux pour regarder en direction du restaurant de ramen, me dirigeant vers lui d’un pas lent et mal assuré, comme si je passais un quelconque test. Je m’assois enfin sur une chaise, légèrement courbé, levant un bras pour appeler le patron. Il me demande ce que je veux prendre, comme si ce n’était pas déjà une habitude. Je me contente donc d’un simple geste de la main pour lui faire comprendre que c’est exactement la même chose. Pendant qu’il prépare ma commande, je les sens, ces regards tournés vers moi qui se questionnent sans pouvoir trouver une réponse si simple. Pourquoi est-ce que moi, je me retrouve à venir manger des ramens fréquemment, commandant toujours le même plat, un plat que le chef cuisinier connaît bien pour n’avoir jamais cessé de le servir à une tête blonde ? Mauvaise journée. A l’instant même où ce nom m’effleure l’esprit je frissonnai, mon cœur se mit à battre plus fort et mon sang se fit plus chaud, mais je me ressaisis à l’instant même où la grande silhouette du cuisinier s’approcha de moi…

-Tu as froid ? Enfin, voilà ton ramen au miso.
-Merci…

Ce fut le seul mot que je pus articuler. Mais où donc était partit le célèbre Uchiwa qui faisait peur à tout le monde d’un simple regard. Aujourd’hui mes yeux se perdent dans les nuages et mon esprit se libère dans le vaste ciel. J’aimerais tellement être là-haut. Me retrouver libéré de mes responsabilités, de mes chaînes, de tous ces problèmes qui ne font que me détruire. Je me penche donc vers mon ramen, tentant de me concentrer sur ce petit bol, mais rien n’y fait, ces regards… Je finis vite mon bol et quitte le restaurant en posant toujours cette même somme sur le comptoir, rythmé par cette habitude. Je m’égard donc dans des rues que je ne connais que trop, le soleil se laissant capturer par un nuage des plus sombres, je regard le ciel, m’arrêtant au beau milieu de la rue. Une couleur noire envahissait le seul espace de liberté qui me restait, mon imaginaire. Je repris ma route dans la terne lueur que laissait passer cette masse noirâtre, le regard froid et cette expression arrogante que je venais de retrouver, encore une fois mentir. Tous les passants m’évitaient, par peur que je ne copie mon frère après ce qui m’était arrivé. C’était la seule façade que j’étais capable de montrer, de la haine. Je me retrouvai finalement en face de la grande tour de cette Hokage. Je levai la tête pour observer cette femme qui faisait tourner tout ce village et dont le regard était devenu aussi triste et morose que celui que je cache en moi. Je fermai les yeux, abaissant ma tête, prêt à reprendre ma marche. Je me fis bousculer par une voix bien trop connue, les deux seules personnes, hormis « elle », qui osaient encore me parler.

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Hiren aiseki
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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Ven 27 Avr 2007 - 23:12

Suite (ça rentre aps en entier, ça va être quoi pour les fics à chapitres... c'est encore plus long XD

-Alors Sasuke ! Faudrait peut-être que tu laisse passer ça maintenant, tu pourras pas y revenir ! Bouges-toi un peu !

Pourquoi est-ce qu’il me colle sans cesse, chaque jour. Il ne comprenait rien à ce qui se passait, n’entrevoyait même pas une once de ce que je ressentais, mais malgré tout il était là. Je rouvris doucement les yeux pour apercevoir sa tête brune, son chien à ses côtés. Un fin sourire naquit sur mon visage, et si je devenais comme mon frère ? Et si je me laissais porter par cette rage qui l’a guidé jusqu’à la destruction ? Mes mains sortant de mes poches, plongeant mon regard dans le sien pour m’assurer qu’il n’y prête pas attention, je composai quelques signes lorsqu’une main m’arrêta. Mon sourire s’effaça et je me détournai du dresseur de chien, mes yeux, remplis de haine à l’égard de mon opposant, le fixèrent, lui qui m’avait interpellé. Malgré ça, il ne trouva que quelques brefs mots à dire, quelques petits mots qui coupèrent mon action en vole…

- Arrêtes-toi…

Il n’était sans doute que deux à savoir pour lui, à savoir ce que je voulais. Mais lui, je n’étais sûr de rien, il cachait ses découvertes, ne voulant sans doute pas me blesser. Il avait sans doute compris. Il me lança, cachés sous un lourd silence, quelques mots discrets d’un sens des plus simples. Il voulait m’aider lui aussi, tout comme elle, tout comme cet idiot de brun qui, comparé à ses comparses, n’avait rien compris. Je baissais la tête, honteux, mes yeux se fermèrent presque instantanément pour ne pas voir ceux qui m’entouraient. Il n’y avait que lui qui pouvait comprendre, lui qui venait, sans dire un mot, de me demander de l’oublier. Je refoulais mes larmes et commençai à m’en aller lorsqu’une phrase rejoignit mon oreille. Je tremblais de tous mes membres, mes yeux me faisaient mal et ma vue se troubla légèrement. Devant moi, le vide, personne. Derrière moi, deux idiots incapables de comprendre pourquoi. Je commençais donc à courir, courir aussi vite que je ne le pouvais, courir pour ne plus les entendre. Ce qu’il avait dit ? Un rien, juste un souvenir ancré en moi, un compte à rebours que j’essayais d’arrêter mais dont même l’envie n’avait pas réussit. Je sentis des larmes perler au coin de mes yeux, je serrai fortement les dents, mes ongles rentraient dans mes paumes. Deux mois…

-Sasuke, arrêtes !

Elle, cette idiote incapable de le retenir, elle qui doit se tuer pour ne pas être capable de répondre à une simple question, elle qui doit se dire qu’elle est la responsable d’un drame qui peut détruire le village ! Je me retourne et je la vois, son regard partagé entre la haine et la compassion, elle ne sait même pas ce qu’elle veut, ce qu’elle cherche. Hokage ? La chef ? J’en doute. Je serre les dents pour ne pas hurler, je la regarde froidement pour ne pas la tuer, je me contente de peu, serrant un peu plus mes poings. Elle s’approche de moi, je tente de lui donner un coup mais elle l’arrête d’une main, comme toujours. Il m’est déjà arrivé de me retrouver dans cette situation stupide et elle est toujours là. Je baisse la tête, honteux de ne pas pouvoir faire autre chose que de la haïr. Mais elle se hait peut-être autant que moi. Deux mois qu’il est partis. Deux mois qu’on ne sait donner de réponse…

-Toi comme moi préférons encore le voir déserteur… mais…
-Connaissant son caractère il serait plutôt mort, pas la peine de me sortir cette rengaine !
-Sasuke…

Elle avait osé prononcer mon nom. Elle ne sait pas à qu’elle point il m’était cher. Elle ne sait rien de moi, tout comme tous ceux qui m’entoure, tout ces idiots qui croient connaître quelqu’un mais qui n’en voient que la surface. Ceux-là mêmes qui se plongent dans une monotonie sans problème et qui préfèrent respecter gentiment les règles plutôt que de les transgresser et de voir la vérité en face. Je relève la tête, une larme coule le long de ma joue, mais je n’y prête pas attention et préfère afficher ce sourire arrogant qu’il me reprochait il y a de cela une vie… ma vie.
Je lui tourne le dos, avançant lentement, dans la rue désertée sous son regard incrédule. J’entends des pas, ceux de ce garçons qui a sut me comprendre en silence, s’approchant de l’Hokage, cette dirigeant incapable que je hais, et, comme chaque jour, il va me trouver une excuse, une histoire impossible faisant durer ma « chute » un peu plus longtemps. Je n’entends bientôt plus un bruit, trop loin de ce petit groupe qui, à chaque instant, me dégoûte de sa parfaite aisance dans cette histoire dans laquelle plus d’un mensonge tourne. D’où ceux qui le rejetaient pleurent sa disparition ? D’où vient cette tristesse qui nous submerge tous, alors que, hormis certains, la plupart le renvoyait ailleurs dès qu’ils le pouvaient ? D’où mon chagrin face à cette disparition trop soudaine ? Pourquoi m’as-tu laissé seul dans ce monde où tout se ressemble sans toi.
Je suis arrivé devant cet arbre qui surplombe le village. Je m’adosse à son tronc, observant la lueur du soleil qui descend se cacher derrière l’horizon. Encore une fois je n’aurai fais qu’errer sans but dans ce petit rien. Je ferme les yeux pour profiter une dernière fois de cette chaleur qui me rappel sa voix, sa force, son cœur, son corps. J’hume cette odeur de printemps qui se rejette dans l’air pour finalement mourir en nous. Je profite de cette faible lumière qui, cachée derrière les nuages noirs, force pour nous éclairer.

-A quoi bon éclairer un mort, soleil ?

Je respire profondément. Encore une fois, trop enfermé dans ce cercle, je vais faire comme à chaque fois. Je vais faire semblant, comme si tu étais là. Et comme chaque soir, je vais me remémorer ce dernier soir que nous avons vécu. Ce dernier instant de bonheur où j’ai tout compris, mais trop tard. Comme à chaque fin de mission, on allait boire un coup chez moi, tu sautais partout, tout content que ton « bout de glaçon préféré » veuille bien t’inviter chez lui. Comme d’habitude, tu t’es servis plus de verres que de raison et moi et « elle » avons dût te ramener chez toi, mais ce jour là un petit détail, infime, a changé la donne. Elle est partie tôt, beaucoup plus tôt. J’ai donc dût porter mon fardeau seul. Il avait plue et le sol était trempé alors que toi, malgré mon aide, tu titubais et trébuchais sans t’en rendre compte. Durant la petite soirée, tu as appris que tu aurais une mission en solo, il paraissait que toi seul suffirais aux vues de ta force. Mais je connais la suite… devant chez toi tu es tombé à la renverse alors que je croyais que le mur t’aiderais, tu m’es tombé dessus et nous avons finis notre chute dans une gigantesque marre d’eau. J’étais trempé et tu n’étais pas en meilleur état, collé contre moi. Je n’ai jamais sentit mon cœur battre aussi vite et mon sang bouillonnait en moi. Tu t’es relevé comme si de rien n’était et es rentré chez toi. Si tu savais le nombre de temps que je suis resté là, immobile, à essayer de décrypter ce sentiment sans vraiment l’admettre. Je me suis finalement relevé pour rentrer chez moi, mais nuit comme jour, ce sentiment me hantait. Jour après jour, nuit après nuit, nous t’avons tous guetté, mais tu n’es pas revenus et cela depuis déjà deux mois.
Je rouvre les yeux sur la nuit qui m’entoure de sa robe obscure. Je prends enfin l’initiative de me lever pour rentrer chez moi, lasse de ces souvenirs, lasse de cette vie et de ces jours qui me rappellent les précédents et qui me seront rappelés par demain. Et si je n’avais pas su, et si tu étais parti et rien, que tu n’étais pas tombé ? Comment aurais-je réagis ? Serais-je là à m’apitoyer sur mon sort ? A souffrir en sachant que mon lit restera à jamais froid ? Que je ne serai jamais accompagné de personne ? Car depuis ce moment je n’ai pas pût penser à autre chose ni à quelqu’un d’autre. Pourquoi m’as-tu abandonné Naruto…
J’ouvre l’immense porte de ma demeure vide de vie. J’avance dans ces pièces qui me regardent mourir à petit feu. La pluie commence à tomber, c’est l’heure. Je me dirige vers la cuisine et pioche dans un sac de gâteaux pour manger quelque chose, un rien, juste de quoi me mentir à moi-même, encore une fois. Je monte ces marches grinçantes qui ne se décideront jamais à céder sous mon poids. Je pousse cette porte, comme chaque soir, et vais m’asseoir sur mon lit, observant la photo de notre équipe, la seule que j’ai de toi. Je m’avance vers elle et caresse de mes doigts fins son visage imprimé sur cette feuille. Je ne peux pas rester là. Je descends à nouveau les escaliers, le regarde vide de tout, le visage inexpressif. Je l’ai perdu. Je tremble à cette pensée. Je croise mes bras pour attraper mes épaules, tentant de m’arrêter. Je me retrouve finalement sous la pluie torrentielle, tournant ma tête vers le ciel. Je ferme les yeux et oublis. J’oublis tout, me laissant aller par ce sentiment qui m’a submergé il y a de cela deux mois. L’eau glisse sur mon corps froid, les fines gouttelettes se mêlent à mes larmes alors que je murmure sans cesse les mêmes paroles, comme si je ne voulais pas que l’on m’entende, mais qui donc serait assez fou pour essayer de venir me chercher…

-J’aurais voulus te sentir près de moi,
Te consoler et te réchauffer,
J’aurais voulus que tu veuilles de moi,
Mais tu n’es plus là pour me rappeler…

Petit ange blond descend du ciel,
Tend-moi la main,
Je sens que mon père m’appelle,
Apaises mon chagrin…

Ô toi, ma douce et blanche colombe,
Viens te poser au creux de mon monde,
Te reposer au sein de mon cœur,
Faire disparaître mes malheurs…

J’étouffe parmi ces habitudes,
Je voudrais tant que tu sois là,
Que je t’aime encore une fois,
Mais je meurs de ma solitude…

Je sentais mes vêtements me coller doucement alors que je laissais s’échapper, mélodieusement, mes plaies. Mes larmes étaient froides, tout comme mon cœur qui avait cessé de battre. Je sortis une lame, la fixai, apaisé, mais encore une fois, je la jetai devant moi sans être capable de couper court à cette existence faible, fragile et inutile qu’est la mienne. Cette pluie gelée continue de glisser le long de ma peau, le long de mes courbes, le long de cette carcasse vide. Je donnerais tout pour que tu sois là, pour te sentir près de moi, mais ce que je dis ne sert à rien. Je ne suis qu’un simple rien.
Je sens toute cette eau m’entourer de sa chaleur. Oui, cette pluie glacée devient chaude à mon contact, je sens qu’elle referme sa poigne, comme pour m’étouffer, mais sans vraiment le faire. Ces gouttes qui ruissellent sous mes vêtements, qui se glissent le long de mon cou, qui caressent mon visage pâle. Est-il possible de mourir sous une pluie de printemps ? De ressentir la chaleur de l’eau gelée qui vous tombes dessus comme un châtiment ? Serais-je finalement devenu fou ? Je sens l’eau m’emprisonner de plus en plus. Quelques une de ces perles du ciel viennent repousser mes larmes, mais de quoi donc se mêle Dieu ? De quel droit, lui qui m’a prit celui que je venais d’aimer, ose-t-il sécher mes larmes par les siennes. Je sens mes jambes faiblir, mais pourtant je reste droit, je ne sais pas d’où vient cette force qui me retient, ma prison glacée qui me réchauffe, ces gouttes qui se jouent de moi, tout me semble si faux dans cette pluie. Je me retourne brusquement, mes larmes redoublant de force et je serre contre moi cette pluie venue de Dieu, ce soleil parmi les nuages dont les rayons sont en lambeaux… ce soleil qui vient embrasser de son être mon corps abandonné de toute vie qui semble pourtant reprendre goût d’existence dans un sursaut d’orgueil. Ce soleil qui répond à mon étreinte malgré blessures et douleurs…

-Pourquoi m’as-tu abandonné…
-Moi aussi je t’aime Sasuke…


Voilà... bon, en espérant que vous compreniez les non-narutoiste XD ! Sinon, je peux aussi poster un lemon =3, mais dans ce cas je met une prévention avant...

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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Ven 27 Avr 2007 - 23:14

t'aurais dut nous la donner petit a petit c'est mieux ça éxite l'attention du lecteur :D

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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Ven 27 Avr 2007 - 23:15

Nan mais là c'est un oneshot... ce n'est qu'un chapitre, pour mes fics, une chapitre y a même quelques centimètres de plus XD

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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Ven 27 Avr 2007 - 23:18

'k 'k' k' j'y comprend rien avec tout ces noms @_@
va falloir le lire...toujours cette flemme mais ça a l'air trop bien :(

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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Ven 27 Avr 2007 - 23:22

Si tu veux j'ai une version simplifié avec 2 nom et un mot spécial

Edit : J'ai rien dit, c'est celle là ! Y a juste Sasuke, le rival du héros mais aussi LE génie excellence
Naruto, le hros gaffeur =3

Hokage : chef de village

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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Sam 28 Avr 2007 - 0:29

jparlai de oneshot et tout maistes précisions m'aident aussi XD
meurkiii

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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Sam 28 Avr 2007 - 0:33

De rien ^^ ! Mais... tu l'as lu XD ?

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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Sam 28 Avr 2007 - 0:34

Nan pas encore ....pas la tête a ça la de suite mais jle ferait promis

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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Sam 28 Avr 2007 - 1:00

FIC


Il y en a une plus haut, mais je me vois obligé de mettre ça ici...

Demi vie


Chapitre 1 : Une rue

Une silhouette se dessin au milieu des ombres. Fuyant la vie ou la mort, personne ne le sait. Il reste là, immobile, adossé contre le mur de briques salit, de jour en jour, par la vie humaine. Son regard, dans la vague, se fixe devant lui. Abstrait de tout ce qui l’entoure, il ne sait pourquoi il est là, il ne sait plus rien de lui-même et ne s’en soucis pas. Restant impassible, ne sentant les regards portés sur lui. Un enfant de la rue pour certains, un fugueur pour d’autre, il n’en reste pas moins un inconnu. Inconnu d’eux comme de lui. Ne sachant où aller il reste là, lasse du temps, laissant le soleil le réchauffer et le vent le ramener à la raison. Il n’est assis là que depuis quelques heures, mais des heures qui lui semblent une éternité. La vie est bien lassante lorsqu’elle ne comporte plus que soi-même. Un tintement métallique atteint ses oreilles, il baisse les yeux pour voir une pièce. Un euros, petite somme inutile. Peut-être a-t-on ressentit de la pitié en le voyant, mais la pitié, qu’est-ce donc ? Un quelque chose, un sentiment, une création des Hommes pour se donner des raisons, mais pourquoi ? Pour s’imaginer les faibles et les forts ? De toute façons, à quoi bon réfléchir, tout cela ne lui servira à rien.
Il se lève doucement, la douleur dans ses jambes lui fait perdre l’équilibre un instant, l’obligeant à s’appuyer contre le mur à côté de lui. Il laissa tomber sa veste grise parmi la crasse sur laquelle il couchait depuis moins d’une demi-journée. Avançant à pas lents vers la rue principale, la mémoire vide. Il ne savait rien, il ne savait plus. Avancer ne l’aiderais pas, mais cela le soulagerais, se savoir entouré d’inconnu. L’un d’eux le reconnaîtrait peut-être. Il aimerait entendre son nom résonner. D’une voix faible, timide et jeune il murmura pour lui-même.
-Qui suis-je ?
Cette route bombée de gens n’était qu’à quelques pas mais ses jambes le faisaient souffrir. Pourquoi avait-il mal ? Il ne le savait plus, seul ses dernières minutes lui semblaient réelle. Un rêve ? Sa chute le ramena à la réalité. Absorbé dans ses pensées il n’avait vu le jouet trainant là. Il semblait bien vieux, un cheval de bois recouvert de poussière. Une selle d’un bleu clair vif contrastait avec le noir dont avait été peint le reste de son corps inanimé. Pourquoi s’arrêtait-il sur ces détails ? En quoi cela l’intéressait-il ? Peut-être travaillait-il le bois… avant. Peu lui importait finalement, n’était-il pas plus important la survit d’un Homme plutôt que sa mémoire ?
-Ma mémoire ou ma vie ? pensa-t-il un instant
Ne trouvant la force de se relever, il s’allongea et se hissa à la force de ses bras jusque dans la lumière, espérant un peu de réconfort. Il lui semblait être courbaturé de partout, mais qu’avait-il bien pus faire le soir précédent ? Cette douleur qu’il avait, qui ne se lassait d’aller et venir en lui, le tirailler de toute part. Il serra les dents, continuant son avancé, le regard fixé devant lui, à leurs pieds. Ils avançaient tous, sans montrer la moindre émotion à son égard, cette chose qui se débattait pour les rejoindre.
-A quoi est-ce que je ressemble ?
Il venait juste d’y penser. Etait-il jeune ? Vieux ? Aux vues de son corps il semblait jeune, mais son propre visage lui était inconnu. Il fut prit d’une peur panique, étendu au milieu de la rue qui se vidait doucement. Les mains cachant son visage, les yeux écarquiller de détresse, il ne savait vraiment rien, plus rien. Le jour, l’année, la vie, les autres, lui-même. Plus rien ne lui semblait réelle, comme-ci il venait de naître. Peut-être n’était-il qu’un jeune adolescent en fugue ayant perdu mère mémoire après un choc ou bien un adulte en pleine force de l’âge, travailleur, perdant sa vie à cause d’une faute, d’une erreur, d’une inattention. Son nom ?
-Peut-être suis-je connu ! Je pourrais en jouer !
Ses mots restèrent pour lui, ne trouvant la bride d’énergie qu’il lui faudrait pour se montrer. Le soleil lui chauffait fortement le dos, son T-shirt noir n’arrangeant pas ses affaires. Dans l’incapacité de bouger, il resta là, attendant une aide, un bienfaiteur.
-Cette chaleur, on doit sans doute être en été. Je… 1789 ! Cette date, je m’en rappelle, dans des livres ! Nous sommes donc plus tard mais… quand ? Où ?
-Vous êtes en France monsieur…
Il tourna doucement la tête, tremblant. Son visage était caché dans sa propre ombre, le soleil l’éblouissant de sa splendeur. Ses formes, sans doute une femme. Il tendit son bras, usant de ses dernières forces, pour lui attraper la main, l’attirant doucement vers lui. La jeune femme s’accroupis et caressa doucement son visage. Sa vue devenait de plus en plus trouble. Elle approcha ses doigts de son cou pour s’assurer qu’il allait bien. Son cœur ralentissait doucement. Prit de panique, elle se redressa brusquement et sortit nerveusement son téléphone de sa poche. Sur son visage se lisait la peur, sa voix était faible et douce, mais elle était aussi hésitante. Composant le numéro sans trop le voir, elle appela le Samu, espérant une réponse rapide.
-Oui ? Allo ? Je… un homme a perdu connaissance devant mes yeux, je me trouve Place de la République ! Oui… je… venez vite !

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Heylïe Donhlang
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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Sam 28 Avr 2007 - 1:45

en temps que non naru-machin j'ai bien aimé même si je ne saisit certainement pas l'ingéniosité de ceci ...au vue de la rèel ennemitié entre les deux héros :DD

mais ton lemon

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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Sam 28 Avr 2007 - 1:59

Bon bah donc... après une demande pareil...

FIC (-18 ou avertis (car, faut l'avouer, certains font des lemons sans en avoir l'âge /Regarde ailleurs/))


Un instant à deux


Le silence, coupé par la musique légère et douce qui orne le fond. Pour l'instant ? Rien. Un simple repas agrémenté de quelques regards. Son verre est à moitié vide et je sens qu'il bat. Je l'espère. Je me fais peut-être trop d'illusion, mais pourtant je crois, je sens, un regard différent. Je viens de terminer mon dernier morceau de viande, fin du repas pour moi, je me contente de le contempler...
Son visage, ses lignes, ses yeux. Il ne me voit pas, pas pour l'instant. Un peu trop d'alcool peut-être, mêlé à l'aphrodisiaque ça doit pas faire bon ménage, mais qu'importe. On pourrait presque dire que j'ai peur... non... j'ai peur. Il relève la tête, s'essuies délicatement les lèvres avec le bout de tissu posé à côté de lui. Je sens mon cœur mourir, battre à s'en échapper... J'ai envie...
Je me rapproche lentement de la table, tout doucement. Quelques mots sortent enfin de ma bouche, des sons que je n'entends pas. Peut-être avons-nous discuté, je ne sais pas, ma seule pensée se tournait ailleurs. Mes mains, mes doigts se mêlant sous la table tandis que je m'efforce de ne pas lâcher son regard. Tremblant, j'avance doucement mon bras, lui effleurant la jambe...
Etendu sur la chaise, il se redresse. Je crois que c'est finis, mais au pire, je pourrais lui expliquer, ce n'est pas ma faute. Il s'approche également, dans la même position que moi, le visage à quelques centimètres de la table, les mains sous celle-ci. Je sens la chaleur de l'alcool monter doucement jusqu'à mon visage, ses doigts frôlent les miens, je n'en peux plus, je détourne les yeux...
Sa main se glissant dans la mienne, je lâche un léger soupir. Je ne sais pas pourquoi, un simple contact. Il referme ses doigts sur les miens, tirant légèrement. Je tourne la tête et son visage se trouve à quelques centimètres de moi. Je sens son souffle, chaud, léger. Je n'entends que quelques mots, doux, tendre, simple... "Me veux-tu ?"
Je sens mon cœur défaillir, le sang me monte au visage, j'ai chaud, trop chaud. Ma seule main libre se glisse jusqu'à son visage fin, mes yeux croisent enfin les siens, à nouveau. Je tremble, sans doute plus qu'avant. Il attend une réponse, mais je ne peux pas la lui donner. Je ne trouve plus ma voix. Caressant délicatement sa joue, j'amène son visage au mien, fermant les yeux, scellant nos lèvres
Je ne comprends plus, je ne me comprends plus. Immisçant lentement ma langue vers sa jumelle, j'ai peur, mais j'ai faim... faim de peu d'amour. J'ai soif... soif d'envie... soif de lui...
Ma main glissant le long de son visage, je ne me ressens plus, je ne sens plus que sa peau sous la mienne. Le caressant tendrement, nos mains sous la table se démêlent tandis qu'il rompt lentement le baiser. J'ai peur... peur de ce qu'il pourrait dire, peur de ce qu'il ressent. Il me sourit et se lève, un léger rire s'insinuant en moi. Il m'invite à le suivre...
Je me lève et avance, à pas lent, vers le canapé d'un noir profond. Il est là, assis, son regard posé sur moi. J'hésite, le doute se pose en même temps que ses yeux. Je m'approche lentement de lui, posant mes mains autour de son visage. Je ne suis pas sur mais, pourquoi arrêter. Me retenant je tombe doucement vers lui, me retrouvant au dessus, mon corps contre le sien, nos visages si proches...
Je sens sa main se glisser sous mon haut. Doucement, il la fait remonter jusqu'à mon cou. Le sentir effleurer ma peau brûlante, je frissonne, fermant doucement les yeux. Posant mes lèvres sur son cou tandis qu'il me caresse tendrement. Je laisse à nouveau échapper un soupir. Il a compris... il sait que je ne peux rien. Je l'embrasse à nouveau, sa deuxième main rejoignant sa jumelle dans mon dos...
Il me rapproche doucement de lui, je ne peux pas contester, c'est ce que j'attends. Je n'ose pas, j'ai encore peur, je ne sais pas de quoi. Ses doigts glissant sur ma peau, les miens s'immisçant sous son haut fin, le caressant doucement alors que nos langues se mêlent. Il commence à défaire doucement sa ceinture, je le sens, ses mains frôlant ma peau pour ce simple geste...
La musique s'éteint. Plus un bruit, le silence, et je peux entendre. Rompant le baiser, je glisse doucement le long de son corps, l'embrassant au travers du tissu...
Un léger son, sourd, discret, quelques soupirs inaudibles. Je glisse mes mains en bas de son haut et, lui lançant un léger sourire, je le soulève doucement, le repoussant jusqu'à ses poignets, les laissant "attachés" au dessus de sa tête. Je l’embrasse à nouveau, furtivement, avant de dessiner une ligne de mes lèvres sur son torse. Il a chaud, je le sens enfin, il apprécie, je le veux... tellement...
Ses mains me caressant, il fait de même. Je relève les bras pour l'aider et envois mon haut plus loin, libre de mes mouvements. Collant mon corps au sien, je reprends possession de ses lèvres et de mes esprits. Je réalise, il est à moi et je suis à lui. Il est là. Je sens ses doigts se glisser entre nous, défaisant lentement les quelques boutons qui nous bloque. Je l'entoure de mes bras, resserant mon étreinte
Il enlève doucement son bas, se protégeant d'un ridicule morceau de tissu. Je plonge mes yeux dans les siens, une envie irrésistible me prend, mon cœur bat de plus en plus vite. Je défais doucement mon étreinte et il glisse lentement ses main jusqu'à on torse avant de me pousser d'un mouvement sec. Je me retrouve allongé par terre, l’observant se glisser félinement vers moi, les mains prisonnières
Je me redresse doucement, collant mon corps au sien, glissant lentement mes mains sous le bout de tissu, le caressant tendrement, me délectant de ses soupirs, redessinant dans ma mémoire chacune de ses courbes. Le simple fait d'entendre sa voix... un tel plaisir. Il passe se bras autour de moi et, se défaisant de mon emprise, se laisse glisser doucement, défaisant les boutons de mon bas...
Laissant échapper un soupir, je me débarrasse seul du bas gêneur, le plaquant contre le sol, l'une de mes mains lui tenant les poignets déjà prisonniers. Nos regards s'échange, mélange de détermination et de plaisir. Lui caressant doucement la joue, je descends doucement, passant lentement ma langue sur le bout de chair rosé, frissonnant sous son soupir de plaisir...
M'amusant ainsi sous quelques souffles brûlant, je succombe, m’emparant à nouveau de ses lèvres. Il le sait, c’est trop tard, je ne peux plus me passer de lui. Mon unique main libre dessinant de quelconques arabesques invisible sur son torse brûlant. Séparant nos lèvres, j’entends une légère supplication. J’ouvre doucement les yeux, son visage, mêlant douleur et plaisir, je me perds dans mes propres yeux...
Je tremble à nouveau, mais ce n'est plus la peur, c'est simplement le désir, le plaisir brûlant qui me prend au cœur, cœur que je ne sens plus, peut-être s'en est-il déjà allez en dehors de ma poitrine. Sa voix, fine et douce, seule son ornant l'air. Je le vois, sous moi, sous mes mains, à ma portée, si faible et si bon. J'approche à nouveau mes lèvres de son corps...
L'embrassant doucement, épiant le moindre soupir, je descends doucement jusqu'au bout de tissu. Caressant tendrement la courbe visible, force de plaisir. Lui jetant un dernier regard, il a les yeux fermés, je glisse ma main en dessous, caressant lentement son membre, me délectant de ses soupirs, sentant ce même plaisirs monter en moi rien qu'à son contact...
Le caressant plus intensément, l’entourant de mes doigts, lentement, je répète le même mouvement. Ramenant mon autre main, je le libère, frôlant sa peau brûlante pour ramener ma main. Je dessine d’invisibles arabesques avant de mêler mes doigts libres à ses cheveux. Il s'est sans doute redresse, mais retombe aussi vite, sous le poids du plaisir, peut-être parce que... j'ai pris son membre en bouche...
Répétant ce lancinant mouvement, je lui fais doucement plier les jambes, lui retirant l'unique bout de tissu qui le recouvrait désormais. Sa voix, murmurant quelques mots, des arrêts mêlé de prière, de supplication de continuer. Je pose mon doigt sur sa bouche, sentant son souffle chaud, en signe de silence. Pour seul réponse, pour se faire taire, il l'embrassa puis fait de même que moi...
Il halète, ne réussissant malgré ses efforts à taire ses soupirs. Un dernier cri, se cambrant, partageant avec moi ce qui me semble un don du ciel. Je relève doucement la tête. Il halète encore, son souffle est brûlant, je le sens sur ma main. Ses deux mains devant ses lèvres, rouge de honte d'avoir réagis ainsi. Je me glisse lentement vers lui, partageant avec lui, en un baiser, le fruit d'une courte passion
Mêlant ma langue à la sienne, à genoux, mes bras glissés derrière son cou, je le redresse doucement. Il se laisse faire, m'étreignant de ses propres bras. Ma main, la même que celle que je lui avais "donné", glisse le long de son échine. Je le sens frissonner, je me sens frissonner. Caressant de ma main hésitante son intimité; J'ai peur, je doute. Il approche ses lèvres de mon oreille pour murmurer.
Quelques mots, simple, de sa voix douce que j'aime tant. Je sens à nouveau mon cœur, mort d'émotion. Doucement, délicatement, j'immisce le doigt qu'il a lui-même "préparé". Doucement. J'entends de fins cris étouffés, m'immobilisant, posant mes yeux sur son visage, posé sur mon épaule. Comme pour me réconforter, m'assurer qu'il va bien, il dépose ses lèvres sur mon cou...
Remontant, il se met à mordiller doucement oreille. Je laisse échapper un soupir de plaisir alors qu’il, ayant défait ses mains de leur prison, me caresse doucement le torse d'une main, l’autre penchant mon visage. Je reprends mon geste, doucement, de peur de lui faire mal. Je le sens serrer les dents, je souffre de le voir souffrir, mais, après un dernier effort, il laisse aller un soupir de plaisir...
Je reprends donc un mouvement lent, y mêlant un second doigt, doucement. Je sens son souffle sur ma peau, son visage enfantin, les yeux fermés, posé sur mon épaule. Sentir sa respiration, chaude, sur mon corps, je soupire. Lentement, je retire les extrémités de ma main, le libérant d'un fardeau que j'espère plaisant. Posant une main sur chacune de mes épaules, il s'installe devant moi...
Sa tête baissée, ses joues rougies par le plaisirs. Je ne peux m'empêcher de poser mes lèvres sur son front, repoussant, pour se faire, quelques mèches le masquant. Il se rapproche alors de moi, me susurrant de sa voix essoufflée une demande, une dernière, pour l'achever. Ses mots m’attristent... je ne fais donc que le faire souffrir ? Peut-être...
M'embrassant doucement dans le cou, puis, me volant un baiser, il force un sourire mêlé à l'épuisement. Je retrouve doucement un sourire usé. L’achever...sa recherche de ce plaisir. Une simple demande. Il resserre son étreinte sur mes épaules tandis que j'enlève ce qui me séparait de son corps. Je ris intérieurement en voyant la mine surpris et rouge de honte qu'il a devant une sorte de tabou...
Je relève doucement son visage, l’embrassant tendrement. Je sens une de ses mains se glisser le long de mon échine, frôlant mon bassin, refermant ses doigts autour du tabou, rougissant un peu plus. Je ferme les yeux, étouffant mes soupirs et mes cris dans le ballet de nos langues. Je le sens forcer sur son bras, se relever avant de redescendre doucement, d’insinuant lui-même mon membre en lui, doucement...
Rompant le baiser, nous rejetons tout deux nos tête en arrière, laissant échappé un cri de plaisirs joins. Haletant, je rabaisse ma tête, ouvrant légèrement les yeux. Il se mord légèrement la lèvre inférieure. Une douleur plaisante. Entourant ses hanches de mes bras, posant mes lèvres sur les siennes, j'arrête son mouvement, lui permettant, un instant, d'oublier...
Mêlant nos langues, nous reprenons le mouvement, lent, oubliant cet unique instant douloureux dans un baiser, s'oubliant dans ce baiser.
Débutant un long va et viens, lent, doux, le plus possible. Je ne veux plus voir la douleur sur son visage, juste le plaisir, quitte à m'oublier pour cela. J'arrête, l'empêchant de continuer, baissant doucement la tête, rompant le baiser. Il approche à nouveau, mêlant nos souffles, me permettant d'oublier à nouveau, m'expliquant en silence que peu lui importe... peut-être est-il bien avec moi...
Reprenant ce lancinant geste, mêlant nos soupirs mourant dans notre baiser, jusqu'à une fin. Le caressant, profitant, sans doute pour la dernière fois, de ses courbes, de son corps. Peut-être m'oubliera-t-il après. Je ne suis rien et lui est tout. Je me cambre brusquement libérant ce qui était ancré au fond de moi, rompant à nouveau notre baiser, mêlant à nouveau nos voix...
À mon réveil, je ne le verrais plus...
J'ouvre lentement les yeux. Je suis couvert d'un drap, pourquoi ? Un dernier geste avant le départ ? Il n'est pas à mes côtés... j'aurais au moins espéré. Je me lève, serrant contre moi ce dernier souvenir, la tristesse s'ancrant en moi. Je relève lentement la tête, entendu une mélodie. J'ouvre un peu plus les yeux. Devant moi, assis sur une chaise mise à l'envers, il me sourit...
"Enfin réveillé ?"

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Heylïe Donhlang
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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Sam 28 Avr 2007 - 2:15

j'aimheuuuu
jkiff comment tu tourne ça

pis la fin .....c'est meugnooon

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MessageSujet: Re: Mon univers [Fic, galerie, colo]   Sam 28 Avr 2007 - 10:35

fiou!! j'ai enfin fini de lire!! y a pas à dire tu es doué! ^^

moi j'aime bien. surtout le deuxième!! ^^

ton style d'écriture me plait beaucoup et tes conclusions plus ou moins implicites. =)
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Mon univers [Fic, galerie, colo]

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