
Le pensionnat de Seika Nous ne sommes qu'un pensionnat sans grande prétention... Du moins, en premier lieu. Bienvenue dans notre grande et belle famille. Bienvenue au pensionnat de Seika ! *calin collectif <3* (forum Yaoi/Yuri) |
| | | Lorsque le crayon glisse... {pv} | |
| | Auteur | Message |
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Himitsu Modérateur(trice)


Nombre de messages: 932 Age: 19 Localisation: Dans les ténèbres désormais Petit(e) ami(e): Veuve puisqu'Il n'est plus... Date d'inscription: 13/05/2006
 | Sujet: Lorsque le crayon glisse... {pv} Sam 20 Juin 2009 - 13:58 | |
| La nuit s’était écoulée lentement, alors que la demoiselle la passait à lire son nouveau roman. Ces derniers temps, elle ne faisait que ça, lire. Le jour, la nuit, dans sa chambre, dehors, il s’agissait de son occupation fétiche. Personne ne l’embêtait, Aléa vaguait à sa vie à elle, Katsu était devenue invisible (repartie ?) et Himitsu retournait doucement dans sa solitude, quotidienne amie.
Quand elle ne lisait pas, elle marchait, profondément cachée dans ses pensées. Ou alors trouvait-elle un endroit vide dans le pensionnat, et y restait de longs moments. De toute manière personne ne venait la perturber. L’été arrivait au pensionnat, et les élèves, de plus en plus nombreux, rentraient chez eux ou passaient tout leur temps à l’extérieur. Si bien que la demoiselle ne croisait presque personne dans les couloirs, et notamment celui des chambres, d’habitude bondé de jeunes filles.
Ce jour-là, le soleil brillait encore dehors, mais Himitsu n’y prêta pas du tout attention. Elle le vit quelques secondes à travers la vitre de la salle d’étude. Une fois de plus cette pièce était l’une des rares désertée, alors la brunette s’y installa, abaissant les rideaux de fer dans le seul but de cacher cette lumière si joyeuse. Elle se retrouva rapidement dans la peine-ombre, et s’installa à une table pour deux pour y déposer la trousse et le calepin qu’elle tenait dans ses bras. Pas un bruit, pas un chuchotement, l’air était à la concentration. Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas dessiné, depuis bien avant le départ de Kasenai. Lui aussi l’avait oubliée, et abandonnée en partant avec Sarah, sa petite fille à laquelle Himitsu n’avait pu dire au revoir.
Calme, la demoiselle souffla un grand coup avant d’ouvrir sa trousse et d’attraper le premier crayon qu’elle vit. Elle choisit une feuille vierge de tout gribouillis et entama une esquisse. Aucune idée ne lui vint, alors elle se contenta de laisser son crayon vagabonder à sa guise sur le papier. Au final, plus le temps passait, plus le papier en question s’assombrissait. Lorsque Himitsu sortit de ses pensées et elle posa un regard sur son œuvre, elle se demanda pourquoi celle-ci se retrouvait entièrement noire. Sans même le remarquer, elle avait colorié chaque millimètre carré de sa feuille au crayon, sans que l’on n’en distingue aucun trait. La main suspendue, elle regarda le bout de papier, les yeux grands ouverts.
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|  | | Geoffroy Delbase Psychanalyste

Nombre de messages: 28 Date d'inscription: 18/11/2008
 | Sujet: Re: Lorsque le crayon glisse... {pv} Sam 20 Juin 2009 - 14:38 | |
| Il faisait une chaleur étouffante à l’extérieur et Geoffroy, après avoir rencontrés le directeur, s’était mis en tête d’aller explorer les environs. Bafouillant quelques mots de Japonais aux diverses étudiants et étudiantes, il profita du passage pour se faire une petite idée de l’ambiance qui régner dans ce pensionnat.
Pour l’instant rien de bien concluant, beaucoup de discutions entre amis, bref la plupart des étudiants normaux sans troubles réels. Rien de palpitant en somme. C’est donc d’un pas lent et serein, les mains dans les poches de son jean, Que notre psychanalyste se dirigeait vers la salle d’étude. Afin d’y surveiller les personnes qui préfèreraient être enfermées dans une salle plutôt que de profiter de cette belle journée.
*AH AH !!! Enfin quelque chose d’intéressant je commençais à m’inquiéter.*
Effectivement lorsqu’il ouvrit la porte de la salle d’étude, il y découvrit une jeune fille dans la pénombre occupée à gribouiller une page blanche, enfin… Grise, on n’y voyait pas très bien. Il tourna lentement et exagérément la tête à droite puis à gauche, s’assurant que la jeune fille l’observait attentivement. Puis la regarda droit dans les yeux, un de ses épais sourcils levé dans une position interrogatrice.
« Heu je dérange peut être ? il y a eu un mort ou… Non ? attendez…. »
Il se pencha en arrière pour bien vérifier l’écriteau sur la porte, puis revint à la jeune fille.
« Ah non c’est bon c’est bien la salle d’étude. Mais vous êtes toute seule ? » Demanda-t-il se dirigeant vers une étagère…
Il écouta d’une oreille attentive la réponse de la jeune fille en faisant mine d’attraper un livre peu importe pourvu qu’il se trouva en hauteur. Ce qui lui permettrait de gagner du temps. Il fallait que la jeune fille reprenne un peu ses esprits. Parce que la surprise c’est bien beau mais ça n’aide pas beaucoup. *… EH @@@@@*
Absolument, le juron convenait tout à fait, Geoffroy à force de jouer la comédie ne s’était pas rendu compte qu’il avait choisie l’étagère la plus bringuebalante et qu’en y retirant le livre il avait donner un coup de pied léger à la base du meuble. Un grincement inquiétant s’était fait entendre puis l’étagère vint lui tomber dessus avec tous les livres et encyclopédies qu’elle contenait. Un pensée incroyablement sensée lui vint à l’esprit pendant qu’un dictionnaire de cinq cent pages lui frapper le cuir chevelus.
* Non mais pourquoi ils m’ont collé les encyclopédies en haut de cette foutue étagère. *
C’est sous un amoncellement de livres ouverts éparpillés sur tout le corps sa main droite tenant un receuil de conte pour enfant japonais « Le petit samouraï et l’escargot magique ».
« Aie… » |
|  | | Himitsu Modérateur(trice)


Nombre de messages: 932 Age: 19 Localisation: Dans les ténèbres désormais Petit(e) ami(e): Veuve puisqu'Il n'est plus... Date d'inscription: 13/05/2006
 | Sujet: Re: Lorsque le crayon glisse... {pv} Sam 20 Juin 2009 - 15:10 | |
| Le calme. La seule chose après la noirceur des lieux qu’aimait la demoiselle, c’était le calme. D’ailleurs elle n’aimait la solitude que pour cela, le calme. Lorsque quelqu’un ouvrit la porte de la salle d’étude qu’elle avait soigneusement fermée, Himitsu tourna instinctivement la tête. Qui osait troubler sa tranquillité ? Un certain agacement pointa alors en ses pensées, alors qu’elle essayait tant bien que mal de distinguer qui était cette étrange personne qui ressortit immédiatement sa tête de l’ouverture qu’elle avait créée. Il s’agissait d’un homme, la demoiselle en fut certaine quand il parla. Au début il sembla se marmonner des choses à lui-même, ce qui convenait parfaitement à l’ex-danseuse, interdite de ce fait de répondre. Puis il entra entièrement dans la salle, augmentant par la même occasion l’agacement de la jeune fille.
Ce n’était pas un élève, elle le conclut en le détaillant de haut en bas. Un surveillant ? Pourquoi pas alors qu’il s’avançait dans la pièce mais il n’en avait pas l’attitude. Un professeur alors ? Certainement puisqu’il s’approcha des étagères dans le but d’attraper un livre. C’est alors qu’il lui parla.
Essayant tout d’abord de retourner dans sa pseudo concentration, Himitsu avait reposé son crayon sur la feuille, lui faisant tracer de nouveaux traits invisibles sur le papier déjà noir. Cependant elle gardait le nouveau venu du coin de l’œil. Se retrouver toute seule dans une salle avec un prof, de surcroît inconnu, elle l’avait déjà fait et s’en était sortie de justesse. Bien que depuis elle avait acquis des méthodes pour se défendre, elle ne souhaitait pas devoir les utiliser. Alors elle se tint sur le qui-vive, manière de ne pas se laisser avoir. L’avantage de la salle d’étude, se fut qu’elle se trouvait au rez-de-chaussée, mais ayant déroulé tous les stores, la demoiselle ne pouvait espérer s’enfuir par une fenêtre. Le professeur ne se trouvait pas assez loin d’elle pour qu’elle puisse espérer atteindre la porte sans qu’il ne l’intercepte avant… Et lorsque on est en danger quoi de mieux que de feindre l’indifférence ? Mais il lui parla, alors elle releva son crayon et regarda tout au tour d’elle. Il n’y avait personne d’autre dans la salle à part eux, pourquoi lui posait-il la question sur sa solitude ?
« Il semblerait en effet… »
Une voix douce, petite, qui n’avait pas été utilisée depuis pas mal de temps déjà. On aurait pu croire à un murmure, mais avec une légère intonation.
Puis, lorsqu’un vacarme assourdissant résonna contre chaque mur, Himitsu se leva d’un bon, plus dans un sursaut de peur face à cet énorme bruit dans ce calme impénétrable, que par inquiétude. Il est intéressant de remarquer à quel point la surprise est capable de refaire battre un cœur jusque là sourd à tout le reste. La demoiselle posa de grands yeux sur le tas de livre parterre d’où sortait une seule et unique main tenant un livre. Aussitôt elle s’y précipita et commença à retirer les dictionnaires et autres qu’elle posait toujours avec délicatesse sur la table la plus proche.
« Vous allez bien ?? »
Mais quelle idée ! S’il désirait se rompre le cou, il n’avait qu’à monter sur le toit ! Certes c’était beaucoup moins lucratif, mais au moins c’était plus rapide…
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|  | | Geoffroy Delbase Psychanalyste

Nombre de messages: 28 Date d'inscription: 18/11/2008
 | Sujet: Re: Lorsque le crayon glisse... {pv} Sam 20 Juin 2009 - 15:36 | |
| Ah que c’est beau…. Des milliers d’étoiles et un gros R dorée devant les yeux. Il a quand même du poids le petit robert au niveau de la culture générale y a rien à dire là-dessus.
« Heu… attendez une minute… »
Le psychanalyste essaya de se relever en s’emmêlant les pinceaux dans l’étagère. D’énervement il la bouscula assez violemment pour qu’elle lui libère les jambes. Vu de l’extérieure la scène devait être assez comique. Un homme essayant, en gesticulant dans tout les sens, de se libérer d’une étagère qu’il s’était lui-même fait tomber dessus et l’entendre râler dans une langue étrangère en mélangeant des termes anglais et quelques jurons japonais.
« Ouais ouais ça va je vous remercie »
Il parvint à se remettre sur pieds et fit tomber un fascicule japonais de son épaule. Se grattant la tempe d’un air songeur il regarda le désastre étalé à ses pieds… Puis jetant un coup d’œil à la jeune fille il lui demanda avec son japonais teinté d’anglais…
« Vous connaissez une planque pour ranger tout ça jusqu'à ce que quelqu’un le retrouve et le remonte ? Non parce que je n’ai pas amené ma boite à outil avec moi voyez-vous. Encore que ça semblait tenir au scotch et au fil de fer mais quand même. »
Il entreprit de s’agenouiller afin de rassembler les livres et d’en former une pile. Il avait un mal de chien à niveau de la tempe et ses articulations en avaient pris un coup. Charlie aurait certainement dit que c’était bien fait pour lui… Allez savoir pourquoi vous.
Se redressant d’un coup il fit tomber la pile de livre qu’il avait dans les mains.
« Eh zut…. Bon j’en étais où moi heu…. J’voulais vous dire un truc vous ne sauriez pas quoi par hasard ?... Ben non je suis bête…. Ah oui ça y est ! Excusez moi je ne me suis pas présenter. Je suis Geoffroy Delbase psychanalyste du pensionnat, fraichement arrivé vous vous en doutez… N’est ce pas ? »
Il lui serra la main avant même qu’elle n’ai eu le temps de la tendre. Puis retourna à sa pile de livre tout en ronchonnant légèrement contre lui-même.
« Je savais bien que les pâtes à la carbo étaient une priorité, et bien sûr qu’elle le sait que je suis nouveau tout le monde ici doit être au courant pour cette étagère construite façon château de carte… J’ai faim en plus… »
Son petit monologue était dans son japonais bâtard si bien que la jeune fille saisie tout le sens de ses mots. Mais Geoffroy lui quoique toujours à l’écoute aimait bien s’auto descendre en flamme sans raison. Une sorte de défis sur l’originalité des ses propres vannes. Oui il est un peu particulier ce psy décidément.
« Au fait vous vous appelez ? »
Dernière édition par Geoffroy Delbase le Sam 20 Juin 2009 - 18:39, édité 1 fois |
|  | | Himitsu Modérateur(trice)


Nombre de messages: 932 Age: 19 Localisation: Dans les ténèbres désormais Petit(e) ami(e): Veuve puisqu'Il n'est plus... Date d'inscription: 13/05/2006
 | Sujet: Re: Lorsque le crayon glisse... {pv} Sam 20 Juin 2009 - 16:07 | |
| La demoiselle essaya de l’aider tant bien que mal. Mais quand elle remarqua la violence avec laquelle il se débarrassa de l’étagère, elle préféra reculer d’un bon petit mètre. Il ne semblait pas attirer la chance celui-ci, alors autant ne pas rester trop proche. Elle tenait encore dans ses mains deux livres empilés l’un sur l’autre. Lorsqu’elle se rapprocha pour les déposer sur la table où une pile commençait à monter, l’inconnu commença à débiter tout un tas de paroles que Himitsu eut toutes les peines du monde à écouter. Non seulement elle n’avait plus l’habitude de se concentrer sur un flot de mots aussi important, mais en plus l’accent étranger du jeune homme teintait chacune des phrases qu’il employait.
Il parla boîte à outil, de fer, de bête… La demoiselle ne comprit absolument rien à tout ceci, et lassa couler, se contentant de l’aider à remettre un peu d’ordre sur les table. Fort heureusement très peu de livres avaient vraiment souffert. Un dictionnaire avait perdu sa couverture, d’autres quelques pages, mais rien de très grave. Himitsu fit une grimace en ramassant le glossaire maltraité et se demanda vaguement si la nouvelle bibliothécaire qu’elle avait croisé une fois accepterait de le soigner. La vision qu’elle se souvint de la jeune femme ne l’incita pas à aller le lui demander. Une autre fois peut-être.
Enfin l’inconnu se présenta. Un psychiatre ? Seika avait embauché un psychiatre ? Pourquoi ? Il était vrai que le pensionnat accueillait plus que de simples petits adolescents en manque d’étude… Mais tout de même, ils n’étaient pas malades mentaux ! Et de toute manière le nouveau venu semblait encore plus atteint que les élèves… Lorsqu’il fit tomber les livres pour la seconde fois, elle se baissa à son tour pour l’aider à les ramasser, le laissant développer ses problèmes vitaux sans rien dire. La jeune fille n’était pas d’humeur à écouter, encore moins un inconnu, sensé soigner on ne sait quelle maladie et qui ne savait prononcer un seul mot correctement.
Elle ne comprit qu’au bout de plusieurs minutes qu’il lui demandait de se présenter. Certes, après tout, il l’avait bien fait lui. Un livre encore entre les mains, la demoiselle se redressa et exécuta une légère révérence toute emplie de grâce. Elle révéla se nommer Himitsu, puis retourna à sa tâche, soit de reposer les livres sur la tables. Elle n’ajouta aucun commentaire, aucune explication. De toute manière que dire de plus ? Devait-elle lui confier tous ses malheurs alors qu’il dérangeait sa tranquillité, délogeait les étagères, déchiraient les livres et de manière très maladroite alors qu’il était à peine arrivé ? Certainement pas… Elle n’avait jamais très bien compris pourquoi on s’attachait tant à colporter de mauvaises pensées sur les psychologues, psychanalystes et leurs confrères alors qu’ils étaient présents, en sommes, pour aider les populations. Mais à cet instant précis, alors qu’elle s’imaginait tout le corps des médecins spécialistes dans les maladies de l’esprit aussi malhabile que le représentant qui se tenait devant elle.
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|  | | Geoffroy Delbase Psychanalyste

Nombre de messages: 28 Date d'inscription: 18/11/2008
 | Sujet: Re: Lorsque le crayon glisse... {pv} Sam 20 Juin 2009 - 17:18 | |
| *Bon reprenons les choses sérieuses*
« Laissez-moi faire. Je ne voudrai pas vous déranger.» Il lui fit un grand sourire façon chat bizarre d’Alice au pays des merveilles
Geoffroy remarqua sa réserve, et sa façon de faire la révérence, la retenue dont elle faisait preuve pour ramasser les livres. Une sorte de douceur bloquée par une cosse de savoir vivre extrêmement étriquée.
*La culture japonaise est une culture emplie de politesse que ce soit dans les remerciements et dans la vie il faut savoir être d’une humilité extrême. Néanmoins je sais que ce pays s’est occidentalisé et que les jeunes japonais sont plus libres. Toujours respectueux bien entendu mais plus libres.*
Il observa la jeune fille du coin de l’œil tandis qu’elle l’aidait à ranger les livres tombés et pouvait voir remuer quelque part au fond de ses yeux une inquiétude certaine. Le sujet de cette inquiétude il l’ignorait complètement mais elle était là.
*C’est une jeune fille extrêmement bien éduquée, Mieux que ça elle est façonnée à merveille son esprit, a pris une posture calquée sur la protection qu’offre la politesse extrême du Japon. Mais il n’y a plus guère que les hommes d’affaire riches ou bien les familles les plus anciennes pour marquer ainsi leurs enfants. *
Geoffroy n’était pas un imbécile, avant de prendre l’avion pour le Japon, il avait fait jouer ses relations pour obtenir les dossiers médicaux des pensionnaires. Une lecture des plus passionnantes je vous le garantis. Outre les psychopathes, les schizophrènes, les hypocondriaques, les nymphomanes ceux qui ont un complexe d’infériorité et les autres qui ont l’inverse c'est-à-dire celui de la supériorité. En passant par les drogués, les fanatiques et les imbéciles. Le cas d’Himitsu était extrêmement intéressant. Certains progrès avaient été notés par l'intendant de l’établissement mais une rechute s’en était suivie très rapidement.
« Mademoiselle ChiisaiHebi ? Vous aurais-je fais un peu peur ? Je sais que c’est la première fois qu’un psychanalyste descend dans votre pensionnat, mais je tiens à ce que vous sachiez qu’en réalité il en a toujours étais de la sorte. Je me suis proposé car il me semble qu’un suivi plus proche des élèves sera bien plus constructif. A moins que je me trompe bien entendu… Mais dans ce cas là il faudrait que je retourne immédiatement en France… Et j’aime bien la nourriture du coin moi… »
Il finit de rassembler les derniers ouvrages sur une table et entreprit de rassembler au mieux les restes de l’étagère…
« Vous pensez que les autres pensionnaires vont accepter cela aussi stoïquement que vous-même ou bien ils se montreront plus actifs, en bien ou en mal j’entends, je ne voudrais pas rendre les visites dans mon bureau obligatoires… Mais la direction, elle, se ferait une joie de le faire. Sachez-le. Le premier qui viendra aura un bonbon… Tiens ça me fait penser qu’il faut que je mette une affiche à ce sujet. »
Il lui fit un grand sourire de gamin avant de s’assoir à moitié sur une table.
Dernière édition par Geoffroy Delbase le Sam 20 Juin 2009 - 18:36, édité 1 fois |
|  | | Himitsu Modérateur(trice)


Nombre de messages: 932 Age: 19 Localisation: Dans les ténèbres désormais Petit(e) ami(e): Veuve puisqu'Il n'est plus... Date d'inscription: 13/05/2006
 | Sujet: Re: Lorsque le crayon glisse... {pv} Sam 20 Juin 2009 - 17:53 | |
| Les livres une fois rangés correctement sur la tables (en fin de compte il n’y en avait pas tant que cela…), la demoiselle laissa libre court aux expressions orales du médecin. Elle se contenta de le regarder parler, tout d’abord sans vraiment y faire attention. Mais le fait qu’il la nomme par son nom de famille plutôt que par son prénom, avec lequel elle s’était présentée, la retint tout de même dans le monde réel et elle fit un véritable effort de concentration pour démêler ses mots étrangers.
Il ne parlait pas très lentement, rendant la compréhension assez difficile, et par moment Himitsu fermait les yeux afin de mieux discerner les phrases déversées. Il tenta de l’humour par moment, ce qui la poussait à lever les yeux vers ce visage si ouvert, bien qu’aucun sourire ne se dessinait sur ses lèvres (à elle). Il était français d’après ce qu’elle comprenait et elle se remémora tous les européens avec qui elle avait déjà eu un rapport. En premier lieu lui arriva Katsu, c’était elle qu’elle avait le plus fréquenté, puis d’autres encore dont certains n’avaient plus de visage ou plus de nom dans sa mémoire. Il faut dire qu’il y en avait eu, des pensionnaires, qui défilaient ici. Et des professeurs également…
Sa remarque sur la nourriture japonaise piqua au vif la demoiselle qui ne connaissait que très peu celle du reste du monde. On lui avait fait goûté, bien évidemment, surtout l’excellence de la gastronomie française, mais elle restait nettement attachée à ses origines, et de se fait préférait de loin le riz aux frites. De toute manière, cela faisait depuis trop longtemps qu’elle n’avait fait un véritable repas, se contentant d’un fruit ou d’un bol de soupe. La faim ne constituait plus, et ce depuis pas mal de temps déjà, un besoin vital pour son corps, surtout depuis qu’elle ne dansait plus. Etrangement, cela ne posait aucun problème sur son attitude, ne la faisant pas trembler ou s’effondrer…
Regardant le psychiatre prendre ses aises, elle ne bougea pas d’un pouce, le dos bien droit, les mains liées devant elle, le regard franc. Elle continuait à l’écouter sans ouvrir les lèvres, de plus en plus compréhensives quant à sa verve. Puis il continua ses questions, ne le lui laissant même pas l’occasion de lui répondre. Alors elle se montrait attentive, muette certes, mais attentive, comme toute bonne élève.
Elle médita longuement ses paroles, l’histoire du psy dans le pensionnat. Elle en avait vu défilé des infirmiers, des docteurs et toutes autres personnes dans le même genre. Alors elle se demandait combien de temps tiendrait celui-ci entre ces murs. N’allait-il pas plier bagage d’ici peu ? Certainement horrifié par le travail impressionnant qui l’attendait dans son bureau… Himitsu n’était pas l’une des élèves les plus difficiles à comprendre, elle n’avait rien à cacher ou du moins préférait se montrer la plus franche possible, par rapport à d’autres qui ont bâti leur vie sur le mensonge et continuer dans l’espoir de trouver un but à leur existence. Elle, elle se laissait aller parles évènements, essayant de les influencer le moins possible. Et les rares fois où elle s’impliquait, c’était lorsque ses proches le lui demandaient, comme cette fois par exemple, où elle avait passé la moitié de la journée à boire de la bière avec Aléa et où cette dernière l’avait conduit –pour la première fois– au cinéma… Cela restait un très bon souvenir, mais très rapidement la demoiselle mit en évidence le point que jamais plus elle ne toucherait à de l’alcool. Son mal de ventre, puis celui de son crâne la convinrent parfaitement en ce sens.
Puis il lui parla de son installation. Elle lui adressa un regard légèrement inquiet quand il lui parla de bonbon. Pensait-il que les japonais se prenaient avec des baguettes ? (haha… pardon). Avait-il pris la peine de se renseigner sur le pays avant d’émigrer ? Dans tous les cas, elle doutait qu’il ait des visites en attirant les élèves comme l’on attire les petits enfants… Et quand elle apprit que les visites risquaient de devenir obligatoire (c’est que l’administration du pensionnat deviendrait rigoureuse !), son visage se ferma intégralement, alors qu’elle ne cessait de dévisager le médecin. Encore une fois, elle se contentait de le regarder, sans prononcer un mot, il le faisait très bien pour elle…
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|  | | Geoffroy Delbase Psychanalyste

Nombre de messages: 28 Date d'inscription: 18/11/2008
 | Sujet: Re: Lorsque le crayon glisse... {pv} Sam 20 Juin 2009 - 18:24 | |
| *Bon elle ne veut rien dire et ne dira rien*
« Je sens que je vais vraiment m’amuser comme un petit fou moi dans ce pensionnat. Surtout si tout le monde me jette des regards offusqués comme tu viens de le faire sur ma blague avec les bonbons. »
Sur ce Geoffroy éclata de rire devant le visage impassible de la jeune fille qui se tenait toujours bien droite et les mains devant elle, puis devint brusquement sérieux et la regardant bien en face. Cela faisait des années qu’il travaillait les expressions de son visage. En tant que psychanalyste, il fallait d’abord être sûr qu’elle voulait d’un traitement. Et apparemment rien d’autre ne pouvait l’intéressait moins au monde qu’une séance de divan. Inexistant le divan par ailleurs.
*Aller j’en ai appris suffisamment il faut que j’aille toucher deux ou trois mots à d’autre qu’elle*
Continuant a la fixer bien en face il fit totalement disparaitre la lueur d’intérêt qui brillait dans ses yeux en réfléchissant a d’autre patient que cette jeune fille trop timide et trop polie pour s’ouvrir aux autres. Il se leva brusquement et se dirigea d’un pas serein vers la porte, observant toujours la jeune Himitsu ChiisaiHebi du coin de l’œil, et s’arrangeant pour jeter un bref et rapide coup d’œil au travail que faisait sa future patiente. De l’écriture automatique au vus des coups de crayon noir rageur laissant des traces plus sombre sur certains passage du papier.
Ne laissant absolument rien apparaitre sur son visage ou dans ses yeux il prit la poignée dans sa main et ouvris la porte se préparant à sortir.
*Des coups rageurs, de crayon de couleur noire sur une feuille blanche dans une semi hypnose. Son équilibre est suffisamment atteint pour laisser la possibilité à son subconscient de faire surface. Eh ben y a du boulot*
Il fit un pas en direction de la sortie, un sourire bien cacher par la porte de sorte que la jeune Himitsu ne vit rien du tout. |
|  | | Himitsu Modérateur(trice)


Nombre de messages: 932 Age: 19 Localisation: Dans les ténèbres désormais Petit(e) ami(e): Veuve puisqu'Il n'est plus... Date d'inscription: 13/05/2006
 | Sujet: Re: Lorsque le crayon glisse... {pv} Sam 20 Juin 2009 - 18:47 | |
| Quand il la regarda droit dans les yeux, Himitsu n’autre envie que de baisser les siens. Elle eut comme sensation qu’il lisait en elle, comme l’on pouvait lire dans un livre ouvert. Elle se sentit démunie, et peut-être même déçue parce qu’incomprise. Mais que pouvait-elle y faire ? Puis elle remarqua la déception qui passa dans le regard du médecin. S’en était finit, il n’allait plus s’intéresser à elle comme jusqu’à présent. Après tout, parler pour ne rien dire, n’est-ce pas une attitude connue quand on désire passer du temps avec une personne ? Il était à peine arrivé au pensionnat qu’il mettait en pratique sa formation. Il devait donc être un bon docteur…
Puis il se détourna, elle ne bougea pas d’un pouce, encore une fois. A croire que son corps s’était figé, tel du marbre. Sa robe suivit légèrement le mouvement du psychanalyste lorsqu’il se dirigea vers la porte. Il ne lui adressa pas un seul mot en s’en allant, ce qu’elle trouva parfaitement déplacé. Mais d’un autre côté, il s’agissait certainement d’une nouvelle tactique pour la faire parler. Alors elle chercha un quelconque sujet qui l’intéresserait.
Ses yeux se posèrent sur la pile de livres, alors qu’elle commençait doucement à paniquer de ne rien trouver. Elle remarqua le recueil de contes pour enfant japonais intitulé Le petit samouraï et l’escargot magique. D’un geste vif et rapide, elle le saisit et se retourna sans pour autant faire un pas. Levant sa main qui portait le livre, elle appela le jeune homme.
« Monsieur Delbase, vous oubliez votre livre… »
Enfin elle fit quelques pas pour le lui apporter et baissa les yeux en ouvrant la bouche pour la seconde fois. Elle inspira profondément, puis se décida à reprendre la parole.
« Et je préfère que l’on m’appelle Himitsu, si vous n’y voyez aucun inconvénient. »
Un bref regard autour d’elle lui rappela qu’elle avait entamé quelque chose en arrivant dans cette salle. Rapidement, elle retourna à son point de départ, replia son calepin et rangea son crayon dans sa trousse qu’elle ferma également. Elle prit le tout contre elle, bras croisés. Elle réfléchit vers quel sujet elle pourrait faire tourner la conversation puis, se rappelant qu’il était nouveau dans la place, décida de jouer la dernière carte qu’elle avait en main. Après tout, il n’était pas plus différent des élèves, et avait à ceci près le même comportement. Pourquoi ne pas faire comme elle le faisait si souvent ?
« Désirez-vous connaître le pensionnat ou est-ce déjà fait ? »
La demoiselle tenta un bref sourire, mais n’y réussit pas. C’était comme si ses lèvres n’avaient pas voulu d’elles-mêmes se redresser. Depuis quelque temps, il faut avouer qu’elle n’avait plus personne à qui sourire…
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|  | | Geoffroy Delbase Psychanalyste

Nombre de messages: 28 Date d'inscription: 18/11/2008
 | Sujet: Re: Lorsque le crayon glisse... {pv} Sam 20 Juin 2009 - 19:37 | |
| *Mwahahahahahahah je suis un génie dans mon boulot dieu que c’est bon*
« Oh merci beaucoup jeune fille je vois que l’on s’est enfin décidé à ouvrir la bouche. Je ne vous cache pas qu’il est tout de même plus agréable de vous entendre parler plutôt que de vous voir me dévisager. Remarquez que je comprends très bien hein. J’ai un si joli minois qu’il serait dommage de s’en priver n’est ce pas ? Heu... Oui Le magnifique recueil de conte japonais Le Samouraï et l’escargot magique…. »
*Mais quel andouille je fais j’vous jure.*
« Oui donc pourquoi pas, outre la cuisine je n’ai pas encore visité grand-chose, le hall, le bureau du directeur, ainsi que ma chambre et le campus. Bref après je ne connais pas les recoins secrets de tous les étages… Les toilettes ce serait assez sympa de savoir où elles sont par exemple. »
Une lueur d’amusement se mit à étinceler dans les yeux du psychanalyste. Une façon bien particulière de montrer à ses patients que maintenant c’était fini, il fallait guérir. Ma foi ça avait donné de bon résultats à Ausseja, ainsi qu’en Irlande.
« Par contre je crains de ne pas pouvoir vous appelez par votre prénom, mademoiselle ChiisaiHebi, Afin que nous gardions des relations médecin/patient je suis navré. »
Puis il se mit à passer aux choses sérieuses.
« Je ne voudrais paraitre prompte à commencer une quelconque séance car actuellement cela n’en est pas une. Mais il faut tout de même que vous sachiez que j’ai lus votre certificat médical. Ainsi si vous avez des questions à me poser sur ce que je sais ou ne sais pas... »
Il procédait souvent ainsi avec ses patients instaurant par la même un climat de confiance facilitant le travail et l’introspection du patient. La peur du regard des autres était à maitriser en premier lieu dans le travail de Geoffroy. Permettre au patient de se mettre à l’aise afin qu’il se libère.
« Heu… je vous propose de revisiter les cuisines histoire de d’abord manger un morceau assez gros de préférence. »
Il lui refit cet éternel sourire que Charlie trouvait depuis bien longtemps exaspérant. Mais pour elle ça signifiait qu’il se moquait de son mauvais caractère. S’ensuivait en général un jet d’objets divers et variés que Geoffroy s’évertuait à éviter dans la mesure du possible. Un doute lui vint quant à ce sujet.
*Bon dieu j’espère qu’elle n’a pas le même penchant que Charlie sur le jet d’objets au travers de la figure des autres.* |
|  | | Himitsu Modérateur(trice)


Nombre de messages: 932 Age: 19 Localisation: Dans les ténèbres désormais Petit(e) ami(e): Veuve puisqu'Il n'est plus... Date d'inscription: 13/05/2006
 | Sujet: Re: Lorsque le crayon glisse... {pv} Dim 21 Juin 2009 - 14:55 | |
| Quand elle remarqua l’expression du médecin qui contemplait le livre qu’il tenait entre les mains, Himitsu ne put s’empêcher d’éprouver une certaine satisfaction. Ainsi ce n’était pas vraiment pour le recueil qu’il était venu, mais bien pour elle. Puis quand il lui parla de son dossier médical, elle essaya de se remémorer les choses notées dedans. Elle n’avait jamais subi d’opération, ni suivit de traitement même après les douloureuses pertes familiales. Ainsi le document ne devait pas être vraiment très important. Le docteur devait très certainement connaître les grandes lignes de sa vie, qu’elle soit antérieure ou interne au pensionnat, mais il ne savait rien de ses rapports avec Yuki, Shuichi, Aléa, Kasenai, Katsu, ni même Arthur… Il ne devait certainement pas être au courant des ravages qu’avait subi son cœur devant ces désertions douloureuses… Mais Himitsu ne se sentait pas prête à le lui confier, elle avait besoin de réfléchir.
Quand il lui parla de séance, de relations professionnelles entre eux, elle se sentit plutôt mal. Comment, en quelques minutes, avait-elle réussi à devenir la patiente d’un nouveau venu ? Elle qui avait passé les plusieurs années à Seika en passant inaperçue, elle qui ne vivait que d’amour et de danse, elle pour qui le monde s’était écroulé le jour où elle avait parcouru la lettre d’adieu de son fiancé… Elle regarda sans vraiment trop comprendre le psychanalyste. Puis elle ferma les yeux, essayant tant bien que mal de se faire une raison à son nouveau statut. D’élève sans problème elle se retrouvait patiente… En soufflant un bon coup, elle se fit une raison, au moins aurait-elle une nouvelle occupation, chassant de ce fait le temps libre que lui procura l’arrêt de la danse.
Elle ne fit aucun commentaire quand il lui annonça qu’il se contenterait de l’appeler par son nom de famille, il y avait tellement longtemps que personne ne l’avait fait, alors après tout, pourquoi pas. Puis elle se dessina mentalement un plan de l’établissement en mettant comme point de départ le self, en son plein centre.
« Nous pouvons commencer par le self alors, ensuite je vous ferais visiter le reste du bâtiment, puis l’extérieur, où nous trouverons vos quartiers professionnels. Des élèves à soigner, ce n’est pas ce qu’il manque ici, vous n’allez pas vous ennuyer. »
Sa voix ne dérailla à aucun moment, aussi douce que du velours, calme comme la brise. Elle remarqua intérieurement que les plusieurs jours qu’elle avait passé à ne rien dire ne comptaient plus, la parole revenait tout naturellement. Alors elle fit quelques pas, passant devant le médecin et franchit la porte de la salle d’étude, en tenant toujours contre elle ses affaires à dessin.
« La cafétéria n’est pas très loin, nous n’avons que quelques couloirs à traverser… »
Sur ces mots, elle l’invita à la suivre et se dirigea sans vraiment se précipiter vers le lieu où, deux fois par jours, la plupart des élèves se rencontraient.
[Sujet terminé, suite au self] |
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