Le pensionnat de Seika

Nous ne sommes qu'un pensionnat sans grande prétention... Du moins, en premier lieu. Bienvenue dans notre grande et belle famille. Bienvenue au pensionnat de Seika ! *calin collectif <3* (forum Yaoi/Yuri)
Accueil­Calendrier­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Groupes­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Lucas Aoi
Pensionnaire


Nombre de messages: 211
Age: 19
Localisation: dans ton *shbaff*
Sexualité: Peut-on partir du principe que les jouets ont une sexualité ?
Petit(e) ami(e): propriété de Hiren :P
Date d'inscription: 19/04/2008

MessageSujet: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Mer 27 Aoû 2008 - 20:21

Depuis combien de temps était-il parti ? On ne sait plus trop. Mais après tout, qui s’en souciait ? Qui pouvait bien prêter attention à un pauvre petit soumis sans scrupules (ou presque) qui se faisait dominer comme un chien par son maître ? Son père, seulement. Personne d’autre. C’était lui qui l’avait appelé durant cette période. Encore une maladie imaginaire. Rien que des bons prétextes pour garder son fils auprès de lui. Il avait bien remarqué que Lucas avait un air étrange ces derniers temps mais avait préféré ne pas insister. Cela ne lui aurait servi à rien de toutes façons. Lucas ne lui disait jamais rien. Ils ne formaient pas une famille. Lui n’était qu’un pauvre homme dont son fils avait pitié.
Lucas était finalement revenu à Seika. Un peu plus maigre. Et pour cause. Il n’avait mangé qu’une seule fois depuis l’épisode de la plage avec Hiren. Et puis il avait tout gerbé. Il ne mangeait plus rien. Sa came lui suffisait amplement. Il n’avait pas consommé la barre de shit que lui avait donné Hiren, ayant préféré la conserver. Ses gestes étaient toujours très tremblants et sa peau plus pâle qu’elle ne l’état habituellement. Aujourd’hui, en ce jour très chaleureux au sens propre du terme (le figuré on s’en passera), il n’était vêtu que d’un tee-shirt gris à capuche, d’un jean levi’s 501, et d’une pair de converses noires. Que du sobre. Ne cherchant jamais à se faire remarquer.
Il avait atterri dans les bois, on ne sait pas trop comment. Lui-même ne le savait pas, défoncé comme il était. L’effet de la drogue se dissimulait un peu. Il était à peu près dans son état normal. Encore un peu et il allait péter une durite à case du manque. Mais pour l’instant il était bien. Assis contre un arbre, les genoux repliés contre son torse, il s’était allumé uun pétard et savourait, la capuche sur sa tête, comme pour éviter qu’on ne le reconnaisse, même si ce bois était vide. Oui, vide. Particulièrement vide. Quelques petits bruits. Des bruits d’oiseaux. Le bruit des feuilles sur les branches que le vent faisait bouger.


*putain j’en ai marre*

Marre de quoi ? Tout ? Marre de n’être qu’un « truc » ? Mais non ! Ce statut d’objet lui plaisait bien pourtant. Ou alors était-ce ce qui s’était passé à la plage qu’il se remémorait ? Mais que s’était-il passé au juste ? Rien, trois fois rien. Hiren était juste un peu trop camé. Sinon rien. Mais pourquoi alors ? De la tendresse, de la douceur… sincères… Il ne pensait qu’à lui. Ne pouvait pas le chasser de son esprit. Quelle connerie. Il avait cette désagréable impression d’être dans un de ces mangas à l’eau de rose pour gamines de 14 ans. Et pour fuir cette impression à trois balles, que fallait-il ? Se tuer ?

*déjà pensé*

Se dit-il en passat la main dans sa sacoche, touchant du bout des doigts les quatre boîtes de somnifère qu’il avait dérobé à son père. Son père qui l’avait traité de camé alors que lui prenait ses amphèts le matin et ses somnifères pour dormir… Il en sortit une. Une petite boîtes contenant des cachets blancs. N’ayant même pas assez de courage pour l’ouvrir.

*à moins que…*

Avec son ongle, il perça l’opercule d’un des cachet, et fit de même pour tous les autres. Puis il rangea tout dans sa trousse.

*allez, c’est trop con…*

Non, il n’avait vraiment pas le courage. Son père le rappelait à la vie. Il allait devenir fou sans lui. Même dans ce genre de moments, Lucas trouvait des moyens de penser à son père, qui ne lui inspirait que de la pitié. Sentiment absolument détestable que pratiquement tout le pensionnat devait éprouver pour lui. Pourtant personne d’autre que son maître et lui savaient à quel point ce sentiment de soumission le faisait jouir.

*c’est vrai, je suis une salope…*

Il pensait cela d’une façon très blasée. Sans se lamenter sur son sort. Acceptant la chose, peut-être même avec une certaine jouissance : au moins il était quelqu’un pour son maître… il représentait un gentil jouet sur lequel on lâchait toutes nos pulsions.

*peut-être une autre raison pour laquelle je ne passe pas à l’acte… Suis-je stupide ?*

Peut-être… UIl commença à pleuvoir. Quelques petites gouttes puis une grosse averse. Le mouillant complètement, malgré le fait qu’il soit abrité sous un arbre. Lui protégeait son join de ses deux mains pour ne pas qu’il s’éteigne. Puis y renonça. Après tout, il était fini et puis Lucas avait eu sa mini dose. Il tiendrait encore 3 heures. Le bruit que la pluie faisait en tombant brusquement sur la terre humide était des plus agréables. L’odeur qui se dégageait de cette même terre humide ne l’était pas moins. Lucas ferma les yeux un instant, les rouvrit, puis aperçut une silhouette au loin, qu’il ne pouvait pas distinguer cause des arbres en abondances et des gouttes de pluie qui formaient comme un mur de verre poli qui le séparait de l’individu.

_________________
Carful what you do
Cause God is watching your every move
Hold my hand in the dark street
For If you do I know that I'll be safe
Even if I'm far away
And alone
I can be sure that you'll find me there
This I know,
You draw me close for a while
So quiet,
You tell me everything
If I forget what you say
Then you'll come to me and tell me again
Yes you'd tell me once again
But what happens when I know it all,
then what should I do after that?
What then?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hiren aiseki
Pensionnaire


Nombre de messages: 804
Localisation: A gauche... à droite... ou au milieu
Sexualité: ♂Bisexuel♀
Petit(e) ami(e): ♫ My name is Lucas, I live in the second floor ♪
Date d'inscription: 19/04/2007

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Mer 27 Aoû 2008 - 20:59

Les bras croisé derrière sa tête, une cigarette somme toute banale entre ses lèvres, les yeux posés sur les nuages gris qui s’approchaient discrètement, allongé, immobile depuis une heure, deux heures, peut-être plus… dormir n’était plus dans ses habitude ses derniers temps. Une petite bouffée de fumée, fermant les yeux un court instant, le temps de la savourer, puis de la recracher, masquant ce qui n’était qu’une image brève qu’il en regardait pas si attentivement que cela, plongé en lui… lui et eux.

*Une famille… je ne comprends plus rien… pourquoi j’agis de manière si différente ? Pourquoi je suis si… avec Lucas… et Nathanaël… Bordel ! Il a fallut que je tombe sur les deux seuls personnes d’une même famille dans ce foutus pensionnat !*

Attrapant sa cigarette entre deux de ses doigts, la pinçant au point de la briser, se brûlant légèrement la main, le mégot s’écroula sur le sol, suivit d’une première goutte de pluie. Il n’y prêta pas plus attention… soupirant…

*Il est plaisant, agréable, je l’avais abordé pour ça… comment j’ai pus finir comme ça ? Oui, il ne disait rien. Oui il avait cet aire si loin de l’humanité, si… inexistant. Et je n’avais vraiment pas envie de comprendre quelqu’un. Et puis cette foutus merde n’a pas dût m’aider… foutus merde mais sacrément bonne tout du moins… mais ça n’explique pas, pourquoi j’ai eu cet élan de clémence ? Pourquoi j’ai ouvert les yeux à ce moment là ? Pourquoi ? Et pourquoi avec Nath j’ai retrouvé un peu de cette foutus tendresse de merde que je n’ai donné que sous forme de coup de poing à Lucas ? Pourquoi ce revirement ? Et puis merde, ils sont cousins ! Je ne comprends décidément plus rien…*

Simple… vu de loin, la drogue en moins, tout peut paraître si simple. Les mêmes questions qui reviennent sans cesse mais qui bute sur une réflexion bridé par toutes ces substances si vicieuse parcourant chaque veine. Depuis combien de temps déjà est-il sur cette branche ? A-t-il commencé à pleuvoir depuis une minute ? Deux ? Dix ? Le temps est étrange, tout est étrange. Il essaye de glisser sa main dans sa poche, tentant d’attraper son paquet de cigarette, mais cet effort le fait un peu trop pencher, le faisant basculer vers le vide. Une demi-seconde de chute libre, le temps de se réveiller d’un long rêve sans sommeil, et il parvient à se réceptionner sur ses jambes, à moitié à accroupis pour amortir le choc, mais glissant finalement au moment de se redresser pour finalement s’étaler sur le sol…

*Raté…*

Se relevant, il repousse un peu de la mixture boueuse par terre, tentant tant bien que mal de nettoyer ses vêtements à main nue. Un pantalon treillis, une tâche en plus ne peut que le rendre plus efficace, mais le débardeur noir a un peu moins apprécié le passage sur la boue. Sortant finalement sa cigarette, il se met à marcher, l’allumant sans se soucier qu’elle se fasse éteindre plus tard par la pluie. Une latte, puis deux, le temps d’apercevoir une silhouette sous un arbre, masqué par une capuche.

*Avec ma veine ça va être un autre cousin qui vient de débarqué et qui s’est perdus…*

Mieux… tellement mieux… il s’approche et s’accroupis devant le corps recroquevillé sur lui-même, comme un enfant perdus. S’accroupissant, passant sa main sous la capuche, non pas pour l’enlever, mais pour caresser tendrement les cheveux de l’inconnus, l’associant encore à un enfant perdus, entamant d’une voix basse, calme et rassurante…

« Qu’est-ce que tu fais là ? Si tu t’es perdus je connais assez bien le coin, je peux te raccompagner où tu veux. »

Aspirant une autre bouffée de fumée, il la recrache vers le ciel, préférant éviter à l’enfant de subir d’or et déjà les méfaits de la cigarette…

« Si tu t’es enfuis, je veux bien t’aider à te cacher, mais uniquement si tu me donne une bonne raison… et me sort pas que ton père ou ta mère sont morts s’ils ne le sont pas vraiment, j’ai eu assez de mort de ce côté aha ! »

La fin de sa phrase s’éleva avec une légère ironie, accompagnée d’un petit rire simple… il n’avait décidément pas parlé à un enfant depuis longtemps… on ne parle pas de mort à un enfant…

« Enfin, oublis ce que je viens de dire… »

Profitant de sa main sous la capuche, il enleva cette dernière pour mieux voir le visage de « l’enfant », qui se révéla être moins jeune qu’il n’y paraissait, n’arrachant qu’un sursaut de surprise au pensionnaire qui lui remit presque aussitôt sa capuche, le redressant en le serrant contre lui, le forçant à avancer, tout en lui parlant d’une voix, certes plus forte, emprunt de stupeur, mais ne perdant pas cette intonation rassurante, presque protectrice…

« Lucas ! Mais merde, foutus imbécile, si tu reste planté là tu vas choper la crève ! »

Il tentait tant bien que mal de le guider, un coup d’œil devant lui, bien que sa marche très lente ne lui offre pas un panel visuel très… changeant, un autre à Lucas, jonglant entre les deux sous la pluie battante. A peine un mètre de parcourut…

*Mais pourquoi je réagis comme ça brusquement ?*

[Faut que je me remette dans el bain de l'écriture xP]

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucas Aoi
Pensionnaire


Nombre de messages: 211
Age: 19
Localisation: dans ton *shbaff*
Sexualité: Peut-on partir du principe que les jouets ont une sexualité ?
Petit(e) ami(e): propriété de Hiren :P
Date d'inscription: 19/04/2008

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Mer 27 Aoû 2008 - 21:42

Cette silhouette… oh et puis merde. Pourquoi la distinguer après tout, alors qu’elle n’était qu’une simple silhouette comme tant d’autres. Comme tous ces péquenauds qui s’agitaient autours de lui. La vie autours de lui n’était ni plus ni moins qu’une sitcom pourri dans lequel tromperies, trahisons et autres vacheries en tout genres se multipliaient. Ces gens étaient tous pareils. Se ressemblaient tous. Marchaient au même pas, avaient exactement les mêmes expressions. Le pire, c’était que lui faisait partie de ces gens là. On avait beau se différencier, on serait tous au même niveau que ces crétins. Les gens veulent s’élever, les gens veulent le pouvoir, les gens sont mégalos, les gens sont cons. Alors qu’ils ne sont rien. Rien que des grains de poussières parmi tant d’autres phénomènes de l’univers destinées à disparaître un jour ou l’autre.
Regardant par terre. Si ces gens n’étaient rien, alors lui qu’était-il ? Même cette petite araignée qui rampait à ses pieds valait plus que lui. Elle qui dominait les autres, les prenait dans ses filets, puis les faisait savourer à longs traits leur prochaine mort, comme un prisonnier condamné à l’échafaud qui attend gentiment dans sa cellule. Cette araignée était impitoyable. Piégeait ses victimes à la perfection, et une fois les avoir fait souffrir à petits feux, les gobait avec délectation. Un peu comme…


« Qu’est-ce que tu fais là ? Si tu t’es perdus je connais assez bien le coin, je peux te raccompagner où tu veux. »

Avec ce bruit il ne l’avait pas entendu arriver. Il y avait une tendresse dans cette voix que Lucas voulait de nouveau entendre. Son maître ne l’avait pas reconnu. C’était mieux ainsi. Lucas préférait se taire. Comme toujours. Il ferma les yeux lorsque sa main chaude et rassurante vint caresser ses cheveux. Son petit cœur de drogué battait. Il voulait pleurer.

*je veux la ressentir… fais moi ressentir cette tendresse…*

Bien qu’elle ne lui fut pas adressée… A côté de lui, la petite araignée venait de grimper le long de sa basket, se raccrochant au lacet. Lucas la suivait des yeux. Regardait ses mouvements lents et graciles…

« Si tu t’es enfuis, je veux bien t’aider à te cacher, mais uniquement si tu me donne une bonne raison… et me sort pas que ton père ou ta mère sont morts s’ils ne le sont pas vraiment, j’ai eu assez de mort de ce côté aha ! »

Son père ? Son père, il ne le fuyait pas vraiment à vrai dire… Enfin si… juste pour fuir ce côté si encombrant. D’ailleurs il avait même éteint son portable.
Il ne fit pas attention à la dernière phrase, trop occupé à méditer et à savourer cet instant. D’un geste, il prit discrètement l’araignée dans sa main et la posa délicatement sur le tronc de l’arbre. Comme pour la protéger d’une éventuelle bousculade. Un peu comme celle qu’il prévoyait dans quelques instant.


*je t’aime… je voudrais le dire… je ne peux pas…*

Il respirait son odeur, sentant sa main sur son visage, ayant envie d’attraper puis d’embrasser cette main.
Soudain, Hiren le reconnut. Lui enleva sa capuche et prit une attitude semblable à celle qu’il avait prise à la plage. Gestes brusque mais toute perversion semblait avoir disparut. Que faisait-il ? A quoi jouait-il ?


« Lucas ! Mais merde, foutus imbécile, si tu reste planté là tu vas choper la crève ! »

De toutes façon, vu l’était dans lequel il était, un peu plus ou moins affaibli ne se verrait pas. Il tremblait et semblait à bout de force pour avoir jeûné durant deux semaines. « Lucas » ? il l’avait bien appelé Lucas ? Pas « salope » ou « foutue chienn » ? Il soutenait l’adolescent qui menaçait à tout moment de s’effondrer.

*Pourquoi ai-je… si mal …*

Il n’avait pas ressenti cela depuis longtemps. Cela faisait-il mal à ce point ? Si Hiren ne le considérait plus comme son esclave, était-ce parce qu’il lui en voulait ? Non, ça ne tenait pas la route ! Absolument pas ! Mais pourtant :

« PARDON !! »

Il se ressaisit soudain, se jetant à son cou, le serrant fort, s’agrippant à lui, comme s’il ne voulait plus jamais le quitter. Il reprit, d’une voix plus douce, chuchotant à son oreille, d’une voix faible, toujours soumise à un maître :

« Crois-moi, la dernière fois je n’ai pas pleuré, c’est faux… je ne peux pas pleurer… »

Car les objets ne pleuraient pas ? Etait-ce cela la suite de sa phrase ?

_________________
Carful what you do
Cause God is watching your every move
Hold my hand in the dark street
For If you do I know that I'll be safe
Even if I'm far away
And alone
I can be sure that you'll find me there
This I know,
You draw me close for a while
So quiet,
You tell me everything
If I forget what you say
Then you'll come to me and tell me again
Yes you'd tell me once again
But what happens when I know it all,
then what should I do after that?
What then?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hiren aiseki
Pensionnaire


Nombre de messages: 804
Localisation: A gauche... à droite... ou au milieu
Sexualité: ♂Bisexuel♀
Petit(e) ami(e): ♫ My name is Lucas, I live in the second floor ♪
Date d'inscription: 19/04/2007

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Mer 27 Aoû 2008 - 22:32

Sa voix qui résonnait enfin sous la pluie battante. A peine le temps de se tourner définitivement vers lui que ce dernier se jette à son cou. Il s’attendait à tout, ou presque, sauf ça… il s’excusait, assurait une chose comme pour s’en protéger. Il resta quelques seconde abasourdit par la réaction de son camarade, mais, le voyant lutter plus qu’autre chose, envers ses propres forces, il ne répondit rien, esquissant juste un léger sourire avant de prendre le visage de Lucas entre ses mains et de plonger ses yeux dans les siens, sans animosité, juste une pur envie de protéger ce pauvre être, cette pauvre personne dont il avait été le premier à briser les murs. D’une voix simple, il tenta simplement de lui faire comprendre…

« Tu as le droit de pleurer, tu n’es pas une machine, tu n’es pas moins humain qu’un autre, tu n’as pas moins de ressentiment qu’un autre… et, tout comme les autres, tu n’as aucune raison de te laisser sombrer… aucune… »

Plus il prononçait sa phrase, plus elle était appuyé de conviction, plus il s’approchait de lui, si proche de lui, ses lèvres qui frôlaient presque les siennes, et son regard emprunt à lui faire comprendre qu’il n’était plus question d’obéissance, qu’il n’était plus question de lui, son « maître », mais bien de lui tel qu’il était et tel qu’il pouvait se voir, un regard remplit de ses paroles silencieuse et lourde de sens, forte qui porte les foules quand elles sont prononcés par ces personnes à la voix si puissante. Qu’il soit de ceux-là ou pas, là n’était pas la question. Il semblait bel et bien faible, et il n’était sans doute pas pour rien dans tout cela. Se défaisant de sa prise, il retira son débardeur et le lui jeta avant de le soulever, le portant de ses bras, tel la princesse dans les vieux contes pour enfant, sauf que de femme elle est devenue homme et que le soleil fond littéralement sur eux. Un léger regard et des paroles, pas froide, loin de ce sadisme et de cette méchanceté gratuite, mais sévère de cette force protectrice qui inspire les mères…

« Sert-en pour te protéger un peu plus de la pluie, c’est tout ce que j’ai... et puis tu es bien trop léger à mon goût, donc hors de question que tu reposes le pied par terre, quitte à sombrer de faiblesse, autant que je puisse te porter à l’abri… tu es trop faible pour ce froid… »

Sa voix, déjà loin de cette cruauté passé, avait tout de même trouvé à s’adoucir sur ses dernières paroles avant qu’il entame sa marche, regardant droit devant lui malgré la pluie torrentiel qui empêchait de voir plus loin que quelques mètres. Il le serrait un peu plus contre lui tandis que son pas s’accélérait, cherchant à le réchauffer un maximum…

*Tout ce bordel m’aurait presque redonné un peu d’humanité en plus… enfin, pas le temps de penser à ça. Et toi, t’as pas intérêt à tomber malade sinon je te claque…*

Plus il avançait plus il semblait y avoir d’arbre, et la pluie qui empêchait de discerner correctement le contour de ce qu’elle couvrait, tout ça qui continuait à s’accentuer, et ses jambes qui se faisaient de plus en plus lourde, son souffle s’évaporant dans sa course. Ce n’était pas la pluie, ce n’était pas le bois, rien de tout cela ne changeait, c’était juste que…

*Pas dormir n’est vraiment pas une bonne idée…*

Il laissa échapper un léger rire nerveux avant de trébucher sur le sol glissant s’élançant dans un dernier effort sur le côté pour éviter d’écraser Lucas sous son poids, le serrant toujours contre lui avant de, justement, se positionner au-dessus de lui, esquissant un fin sourire fier et heureux mêlé à un rire simple, sa gaieté nerveuse ne maquant pas ses pupilles tremblantes de fatigue…

« Désolé… je vais faire une petite… pause… »

Il s’effondra sur lui, fermant juste les yeux, restant malgré tout éveillé, tentant de couvrir la plus grande parcelle possible du corps de Lucas pour ne pas qu’il ressente le froid, le serrant dans ses bras, murmurant sous la pluie assourdissante…

« T’inquiète pas… juste une petite pause… si t’as… froid… tu me le dis… on repart… Ne t’inquiète pas… je suis réveillé… juste une petite pause Lucas… »

Répétant en boucle ces mêmes paroles dans un soupir usé…

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucas Aoi
Pensionnaire


Nombre de messages: 211
Age: 19
Localisation: dans ton *shbaff*
Sexualité: Peut-on partir du principe que les jouets ont une sexualité ?
Petit(e) ami(e): propriété de Hiren :P
Date d'inscription: 19/04/2008

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Jeu 28 Aoû 2008 - 18:08

L’eau tombait en grosse gouttes au milieu de ce bois qui ressemblait plus à une forêt. L’eau dégoulinait sur les corps des deux adolescents, faisant coller leurs vêtements à la peau, et onduler leurs cheveux qui se plaquaient contre leur visage sous l’effet de la pluie.
Lucas dans cet élant désespéré avait sauté au cou de son… ami ( ? S’appelait-il ainsi à présent ?) tentant de se faire pardonner. De quoi ? De cet incident. De ce qu’il était. S’excuser de son existence. Puis…


« Tu as le droit de pleurer, tu n’es pas une machine, tu n’es pas moins humain qu’un autre, tu n’as pas moins de ressentiment qu’un autre… et, tout comme les autres, tu n’as aucune raison de te laisser sombrer… aucune… »

Ces phrases le percutèrent en pleine poitrine. Lui qui se mentait à lui-même en se disant ne pas aimer la tendresse, ne vouloir être qu’un objet, à présent sentait une éclosion au fond de lui. Ce n’était pas pour cette perversion, pour ce statut de dominant qu’il aimait Hiren. Ce n’était qu’une bête excuse pour tenter d’expliquer l’inexplicable. Lucas, depuis le début, avait tout simplement succombé à ce que les romantiques niaiseux appelaient le « coup de foudre ». Une décharge qui lui était passé dans les veine, un dérèglement de son système dès qu’il avait croisé le regard couleur rubis de cet être magnifique… Ce n’était pas son sadisme et encore moins sa came. C’était lui. Tout simplement parce que c’était Hiren et que lui était Lucas. Ce dernier qui était connu pour son intelligence remarquable ne s’était même pas rendu compte de cette évidence…
Hiren le prit soudainement dans ses bras après lui avoir lancé son débardeur. A en voire la facilité avec laquelle il le soulevait, Lucas pouvait en déduire qu’il n’était pas bien lourd, comme son ami lui fit remarquer.


« Non… ça va aller… poses-moi… »


Dit-il d’une voix faible et tremblante sentant que malgré sa force, son ami ne tiendrait pas longtemps. Pour lui à présent il était cela. Ce n’était plus le maître dominant d’avant. Lucas ne le reconnaissait plus sans pour autant que ses sentiments ne changent. Ce qui différenciait l’amour du désir était cette faculté qu’un individu avait d’accepter l’autre quelque soit ses changements, et de l’aimer peu en importait la raison.
Hiren avançait, toujours avec cette lourdeur qui se faisait de plus en plus prenante. Lucas n’essayait même pas de se débattre, n’en ayant plus la force de toute manière, et ne voulant pas le déstabiliser davantage. Son souffle se faisait de plus en plus saccadé. Lucas et Hiren étaient aussi affaiblis l’un que l’autre. Lucas qui tremblait de tout son corps et Hiren qui luttait encore pour tenir debout. Soudain, les prévisions de Lucas s’avérèrent exactes. Son camarade s’effondra, l’entraînant ainsi avec lui. Sa chute fut amortie par la mollesse de la terre humide. Les deux garçons ne semblaient plus pouvoir faire un pas. Lucas si, mais n’eut pas le temps de se relever que Hiren se mit sur lui. L’adolescent n’aurait jamais imaginé le voir dans un tel était de faiblesse, lui qui paraissait si invincible. Mêm s’il se doutait bien que cette soi-disante force cachait quelque chose. En sa présence, auparavant, il ne pouvait pas réfléchir et se retrouvait comme u simple objet. A cet instant, tout était différent. Il se sentait humanisé. Comme si cet être avait le pouvoir de le changer au grès de ses humeurs.
Lucas regardait dans le vide, la joue collée contre celle de son camarade. Il regardait les gouttes d’eau tombait. Tourna ensuite la tête sur le côté droit pour apercevoir une sorte de dépôt où l’on devait y déposer le bois ramassé, il y a quelques années de cela. Cet abri semblait tombé du ciel…


« T’inquiète pas… juste une petite pause… si t’as… froid… tu me le dis… on repart… Ne t’inquiète pas… je suis réveillé… juste une petite pause Lucas… »

« Lucas ». Encore une fois… le dénommé Lucas sourit, d’un air un peu moins triste que d’habitude, de ce sourire assez protecteur, puis le serra contre lui, en disant faiblement avec douceur.

« On ne va pas s’arrêter en si bon chemin… »

Il réussit tant bien que mal à se lever, en repoussant le corps presque inanimé de celui qu’il aimait plus que tout au monde , avant de passer son bras autours de son cou, puis réussit enfin à le soulever, l’aidant à marcher jusqu’à l’abri qu’il avait vu tout à l’heure, manquant chaque fois de glisser dans la boue. Enfin, ils y arrivèrent. Le jeune camé put enfin s’asseoir et déposer délicatement la tête de son ami sur ses genoux, lui caressant les cheveux. A l’intérieur de ce « toit », la lumière, déjà inexistante dehors, ne passait pratiquement pas. Il faisait assez sombre et cet endroit était poussiéreux. Ils avaient fait fuir quelques souris et de vielles toiles d’araignée pendaient dans les coins des murs. Malgré cette insalubrité, Le jeune homme ne s’était pas senti aussi bien depuis longtemps… Il regarda en bas afin de contempler le visage complètement assommé de son ami. Il passa tendrement sa main tremblante dans ses cheveux. Comme si, lui qui n’avait connu que l’humiliation, ne voulait donner que de la tendresse. Cette tendresse qu’il n’avait jamais eue, même avec sa mère qui le considérait comme un objet… Sa main toujours caressant le cuir chevelu de cet être à présent sans défenses, il chuchota :

« Dors… tu as l’air aussi faible que moi… »

Contre le mur, il laissa sa tête tomber en avant et ferma les yeux, toujours frissonant à la fois à cause du froid, à la fois à cause de ce jeûne de deux semaines chez son père qui ne se rendait compte de rien, bête comme il était... Lucas était complètement exténué…
Il prit le débardeur que Hiren lui avait donné et le posa sur le torse nu de celui-ci, essayant de le réchauffer en le couvrant de ses bras. Sa sacoche était toujours sur son dos. Un poids de plus pour Hiren lorsqu'il l'avait porté... Il regarda à l'intérieur. Ses boîes de sominifère éaient toujours là... non... Lucas avait remarqué qu'il en manquait une en plus de celle qu'il avait vidé dans sa trousse... il avait du la perdre lorsqu'il était tombé...

_________________
Carful what you do
Cause God is watching your every move
Hold my hand in the dark street
For If you do I know that I'll be safe
Even if I'm far away
And alone
I can be sure that you'll find me there
This I know,
You draw me close for a while
So quiet,
You tell me everything
If I forget what you say
Then you'll come to me and tell me again
Yes you'd tell me once again
But what happens when I know it all,
then what should I do after that?
What then?


Dernière édition par Lucas Aoi le Jeu 28 Aoû 2008 - 20:25, édité 2 fois (Raison : n'avais oublié un truc :3)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hiren aiseki
Pensionnaire


Nombre de messages: 804
Localisation: A gauche... à droite... ou au milieu
Sexualité: ♂Bisexuel♀
Petit(e) ami(e): ♫ My name is Lucas, I live in the second floor ♪
Date d'inscription: 19/04/2007

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Jeu 28 Aoû 2008 - 21:57

Le flou, le souffle coupé, cette impression que nos poumons ne se gonflent pas assez, que nos os, notre corps, les empêchent de s’épanouir pleinement, et cette fatigue assommante, pesant jusque sur les paupières maintenant difficilement entrouverte. Son corps soudainement soulevé précédé de quelques paroles, quelques arbres, ou plutôt un nombre incalculable de trace longiligne au couleur de l’écorce. Avançant lentement, cherchant à aider son appui dans son mouvement, il le sent trébucher de-ci de-là, cherchant tant bien que mal à l’aider mais en vain, la fatigue reprenant le dessus au moindre effort. Une forme étrange qui se dessine au milieu de la verdure, puis, quelques longue secondes plus tard, l’obscurité, et le bruit de la pluie qui semble étouffée par des murs. Plus de gouttes, moins de bruit… un abri, enfin. Se laissant aller, il se retrouve la tête reposant sur les genoux de Lucas, sa main dans ses cheveux… il semblait si différent, loin de la poupée mécanique, loin également du drogué errant, si différent… mais tellement lui. Il esquissa un sourire, écoutant paisiblement les gouttes de pluie percutées bruyamment le toit, fermant calmement les paupières. Il sentit son débardeur le recouvrir, mais cela ne sembla qu’un détail, une anecdote, totalement emporté par la pluie qui ruisselait sur l’abri si reposante quand l’on est protégée d’elle…

*Si différent…*

Aussi faible que lui… mais lui n’avait pas dormis pendant bon nombre de jours, qu’avait-il donc fait pour être aussi épuisé ? Question inutile… la réponse n’avait pas lieu d’être car il n’y avait aucune raison, aucun besoin de savoir. Son sourire s’élargissant dans un sursaut de malice, il lança son bras derrière la tête de Lucas pour l’attirer vers lui, ses yeux encore fermés, lui volant un baiser avant de laisser retomber son bras sur le sol, satisfait de lui autant dans sa voix que sur son visage…

« Bonne nuit… et fais de beaux rêves… à tout à l’heure… »

Puis il se laissa aller aux bruits percutant sur le toit, à cette obscurité quasi-totale, tentant de profiter d’un sommeil qu’il n’avait pas connus depuis de trop nombreuses heures, le combattant le jour durant, n’arrivant pas à le trouver la nuit, il était enfin là, Morphée lui ouvrait enfin les bras. L’heure est venue de dormir et, avec le sommeil, ses questions et ses pensées.
Un rêve, simple, sans douceur mais sans brutalité aucune, une simple journée retracé en rêve avec la seule particularité qu’il pouvait décider ce qu’il allait se passer. Croiser Lucas, passer une journée avec lui, sans ce sentiment de folie, sans cet étrange ressentiment, loin des drogues et autres addictions perverses, et finir par s’installer paisiblement sur le toit à regarder le soleil se coucher, une légère brise venant baiser leurs visage, puis un simple baiser, et la porte se fermait, comme s’il était extérieur à son propre corps, s’étant vu embrasser quelqu’un avant d’être tiré en arrière. Une journée passé en accéléré, et la voilà qui recommence, mais quelque chose n’est pas tout à fait pareil. Il y a encore ce sentiment de bien être, il ne peut pas renier que cette journée, comme la précédente, est agréable, paisible, ce genre de journée que l’on voudrait revivre sans cesse, mais une chose n’est pas pareil. Il voit cette chose, mais pourtant elle ne lui saute pas aux yeux… ou dût moins, pas avant que la porte ne se referme à nouveau, pas avant qu’il ne requitte son corps à l’instant du baiser final, tel un conte… le détail qui change, ce détail qui n’en est pas un…

*Nathanaël…*

Il ouvre lentement les yeux et fixe le plafond qu’il ne voit pas, il ne fait pas attention aux sons, la pluie continue-t-elle ou non ? Peu importe… il referme les yeux un instant…

*Lucas… Nathanaël… ils ne sont pas si différent l’un de l’autre et en même temps tout les opposent. Ils sont de la même famille mais ne semblent pas se connaître. Mais plus que leurs liens, quel lien j’ai avec eux ? Ce sentiment, je le connais un peu trop d’ailleurs, je sais que ça peut être de l’amour… mais ce n’est pas possible ! Je ne peux pas aimer deux personnes, non ? Et même si c’était le cas, comment je ferais ? je ne me vois vraiment pas être avec les deux de manière secrète, discrète, masquant l’un à l’autre, sachant, de toute manière, qu’ils se verront et sauront un jour. Est-ce que j’aime ? Si j’en aime un, j’aime sans doute les deux… donc si j’en aime un… ça risque encore… de faire mal…*

Il rouvrit les yeux, sa main sur sa poitrine…

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucas Aoi
Pensionnaire


Nombre de messages: 211
Age: 19
Localisation: dans ton *shbaff*
Sexualité: Peut-on partir du principe que les jouets ont une sexualité ?
Petit(e) ami(e): propriété de Hiren :P
Date d'inscription: 19/04/2008

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Jeu 28 Aoû 2008 - 23:27

Il faisait froid. La nuit tombait petit à petit, les arbres, que l’on pouvait entrapercevoir à travers l’ouverture de la porte semblaient brûler à en voir les couleurs pourpres et or que le soleil couchant donnait à leurs feuilles. Ce soleil qui était réapparu malgré cette pluie battante. Et Lucas, toujours avec Hiren. Si fragiles tous les deux. Le premier passant doucement sa main dans les cheveux de son ami avant d’être davantage penché en avant et de recevoir un tendre baise qu’il lui rendit avec sensualité. Et puis le « bonne nuit » qui semblait si anodin. Si banale. Comme s’ils formaient un vieux couple qui se quittaient après une longue journée riche en sentiments amoureux qu’ils éprouvaient encore l’un pour l’autre malgré leur âge. Mais Hiren l’aimait-il ? Qui pouvait aimer une créature si pitoyable que Lucas, qui acceptait avec délice de se faire dominer comme un chien, de se faire traiter de salope ? Et tout ça pour quoi ? Pour une seule personne. Pour la personne qu’il aimait. Lucas ferait n’importe quoi, pour celui qu’il aime… même accepter les pires humiliations… les pires humiliations… le souvenir de cet « œuf » vibrant lui réapparut soudain et il ouvrit brusquement ses yeux. Encore traumatisé par ce souvenir. Par toute la violence de ce jour. La douleur, ce poing… L’adolescent était bien loin de l’avoir ménagé, ce jour là. C’était une bien pauvre phrase. Essayant de chasser ce souvenir de sa pensée, ce dont il fut incapable, il regarda le visage endormis de cet être endormi paisiblement sur ses genoux. Un visage si calme… qui aurait pu penser qu’il avait pu prendre des aspects démoniaque ? Cet homme que Lucas était sensé détester plus que tout au monde, il l’aimait à la folie. Pour tout. Pour lui avoir servi à quelque chose. Pour ne pas être resté transparent à ses yeux… même s’il n’avait été qu’un simple objet. Et là… il devenait une personne à part entière. Pensant par elle-même. Une personne oui mais toujours aussi soumise… prête à se plier en quatre pour venir en aide à son aimé.
La nuit était à présent tombée. Dans cette position, il était impossible à Lucas de trouver le sommeil, d’autant qu’il risquait de tomber sur Hiren. Il entendait au dehors les bruits de la nit. Un hibou hululant et plusieurs criquets crissants. Des bruits d’été. La pluie s’était à présent calmée, laissant régner une douce odeur de terre et d’herbe mouillée. Ce que l’on appelle « odeur de la pluie ». Cet abri devenait de plus en plus sombre. Noir. Lucas ralluma donc son portable afin de s’éclairer. Prévoyant un quelconque appel ou texto venant de son père, il le mit en mode silencieux et se servit de la lumière pour vérifier que Hiren dormait bien… Puis n’y tenant plus, sa tête toma en avant, retenue par son torse, puis il s’endormit. Un sommeil sans rêves. Un sommeil lourd. Ses bras toujours posés sur le corps de son camarade.
Ce n’est que vers six heures du matin qu’il se réveilla. Il faisait un temps gris et la pluie recommençait à tomber, faiblement cette fois-ci. Il se réveilla un peu en manque, cherchant un truc qui pourrait le satisfaire. Il s’apprêta à se lever pour mieux fouiller sa sacoche avant de se rendre compte que Hiren dormait toujours sur ses genoux. Ne voulant pas le réveiller, il attrapa discrètement sa sacoche avant de prendre une boîte de somnifères, de craquer deux opercules et de s’avaler les deux cachets. De toute façon, il n’y avait rien d’autre.


*Et puis c’est de la came avant tout, merde…*

Il rangea ensuite la boîte, pensant que son ami aurait peut-être quelque chose de bon à manger. En parlant de ce dernier, il s’était réveillé pendant tout ce remue-ménage. Lucas se sentait un peu hystérique du fait de n’avoir rien pris, mais essaya de rester calme. D’un geste vacillant, il effleura ses lèvres du bout des doigts avant de plaquer les siennes dessus. Il lui sourit faiblement avant de prendre la parole, d’une voix assez maladive :

« Bonjours… tu as bien dormi… ? »

_________________
Carful what you do
Cause God is watching your every move
Hold my hand in the dark street
For If you do I know that I'll be safe
Even if I'm far away
And alone
I can be sure that you'll find me there
This I know,
You draw me close for a while
So quiet,
You tell me everything
If I forget what you say
Then you'll come to me and tell me again
Yes you'd tell me once again
But what happens when I know it all,
then what should I do after that?
What then?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hiren aiseki
Pensionnaire


Nombre de messages: 804
Localisation: A gauche... à droite... ou au milieu
Sexualité: ♂Bisexuel♀
Petit(e) ami(e): ♫ My name is Lucas, I live in the second floor ♪
Date d'inscription: 19/04/2007

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Sam 30 Aoû 2008 - 19:04

Pas véritablement le temps de comprendre, juste deux lèvres venues effleurer les siennes en guise de « bonjour ». Le temps de croiser son regard avant d’esquisser un sourire léger, tendant sa main pour caresser la joue de son compagnon avant de lui répondre d’une voix calme et reposé…

« Pas trop mal… »

Puis il se redressa, libérant Lucas, s’adossant au mur avant d’enfiler son débardeur encore humide, observant longuement le peu de la pièce qu’il pouvait voir, tentant de se repérer dans l’immensité grisâtre de l’abri, ou dans la petitesse de la pièce. Le point de vue change la perception du monde. Et sa perception actuelle était qu’il se trouvait aux prises avec lui-même enfermé entre deux murs qui se resserraient lentement, restreignant son espace. S’il aimait ou pas, ce n’était que secondaire presque, il allait forcément devoir faire un choix… et les choix sont toujours dur à faire…

*Si je continuais à m’acharner sur cette poudre de merde je verrais même pas le problème… faut dire que sans elle il n’y en aurait pas eu…*

S’échappant de son discours interne, il tourna posément son visage vers celui de son camarade, le considérant de haut en bas avant de le déplacer de force sur ses jambes, esquissant un large sourire avant d’entamer d’une voix mêlé d’un rire discret…

« Mais non ! Je ne vais pas m’acharner à nouveau sur toi ! »

Reprenant une forme d’expression plus sérieuse, il commença à caresser Lucas sur quasiment chaque parcelle de son corps, dût moins c’est que pouvait laisser croire ses gestes qui n’étaient, en vérité, qu’une manière de s’assurer ce qu’il avait vu quelque secondes plus tôt : ce dernier était encore trempé. Pas qu’il soit en meilleur état, mais il se préoccupait très peu de lui, s’inquiétant plus de l’état de santé de son pauvre souffre-douleur. Car, si lui avait reprit des forces avec un peu de sommeil, Lucas ne semblait pas en meilleur forme pour autant. Soit il n’avait pas dormis, ne récupérant pas de force, soit sa fatigue venait d’autre chose, et cela était d’autant plus intrigant qu’il n’y avait pas grand-chose de plus pour créer une telle fatigue. Relevant son regard, plus sévère, ses mains accrochées sur le creux des hanches de Lucas…

« Pourquoi es-tu si fatigué Lucas ? Je ne pense pas que ce soit dût à un manque de sommeil comme moi, et cela m’inquiète assez, alors tu pourrais me répondre s’il te plaît… tu es déjà trempé… je n’aimerais pas qu’il t’arrive encore autre chose… »

Dès son « s’il te plaît » sa voix perdit de son assurance, se mêlant à une peine presque tangible, une inquiétude omniprésente depuis qu’il l’avait retrouvé sous cet arbre, sous cette pluie, sous ses idées noires. Relâchant légèrement sa prise, il l’attira vers lui et le serra dans ses bras, logeant sa tête sur son épaule, fermant les yeux, tentant de le réchauffer quelque peu à l’aide de sa propre chaleur…

« Je sais que c’est peut-être pas le meilleur sujet… mais quand tu iras mieux… je te montrerais une chose dont je t’ai honteusement privé depuis notre rencontre… je ne sais pas vraiment ce que l’on peut dire de notre relation, où elle en est, mais, pour me faire pardonner des atrocités que je t’ai faite… ça peut paraître étrange mais il paraît que je m’en sors pas mal dans le domaine… je te ferais l’amour… »

*Comme je le faisais avant… avec ce soin de préférer le plaisir de mon partenaire au mien…*

Sa voix était restée très calme, chuchotante, accompagnée de quelques rires de gêne parfois, dans ce silence glaciale bercé par la pluie…

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucas Aoi
Pensionnaire


Nombre de messages: 211
Age: 19
Localisation: dans ton *shbaff*
Sexualité: Peut-on partir du principe que les jouets ont une sexualité ?
Petit(e) ami(e): propriété de Hiren :P
Date d'inscription: 19/04/2008

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Dim 31 Aoû 2008 - 21:32

Lorsqu’il le caressa, Lucas esquissa un petit mouvement de recul avant de se laisser faire. Toute cette violence d’avant était encore inscrite au fond de lui. Il avait honte de le penser mais à présent il avait peur. Maintenant que Hiren était lui-même, qu’il n’était plus ce monstre d’avant, Lucas avait changé sa perception. I n’était plus un objet. Juste un être humain. Un être humain particulièrement soumis qui se plierait aux ordres de son maîtres sans broncher… Il avait faim. Il sentait cette faim peser au fond de ses entrailles. Pourtant, rien que le fait de penser à la bouffe le dégoûtait au plus haut point. Les injections dans le sang lui suffisaient amplement. Il avait même son éternel sparadrap sur l’avant bras qui servait à cacher la piqûre, qui bien que petite, était loin de ressembler à une piqûre de vaccin. Il avait pourtant essayé de manger… puis avait renoncé. Tout l’écœurait. Sa peau était aussi blanche que la neige et ses joues rondes s’étaient légèrement creusées. Ses os se faisaient un peu plus voyant qu’autrefois et il tremblait toujours… Son ami sembla s’en être aperçut :

« Pourquoi es-tu si fatigué Lucas ? Je ne pense pas que ce soit dût à un manque de sommeil comme moi, et cela m’inquiète assez, alors tu pourrais me répondre s’il te plaît… tu es déjà trempé… je n’aimerais pas qu’il t’arrive encore autre chose… »

Encore cette attention nouvelle pour lui. Le jeune camé se sentait un peu gêné. Gêné de ce nouvel intérêt. Gêné à l’idée de lui dire qu’il sombrait de jour en jour dans cette maladie que l’on nommait anorexie. Il regardait dans le vide avec une expression neutre, un peu triste. Comme si toutes ses expressions se rapprochaient de la tristesse. Comme s’il ne pouvait pas sourire sincèrement. D’ailleurs, depuis la mort de sa mère, jamais il ne s’était surpris à rire… cela ne le dérangeait pas plus que ça. A vrai dire, il n’y avait jamais vraiment porté d’attention… L’étreinte de son ami le rappela à la réalité. Il sentait son odeur la chaleur qu’il dégageait, ainsi que les doux battements de son cœur. Cette sensation était si agréable. Il aurait bien voulu mourir ainsi. Peut-être étouffé par ces bras…
Il avait cette envie de lui dire… tout… de parler, même pour dire n’importe quoi… parler pour se débloquer et réussir à dire ce foutu « je t’aime ». Il se blottit davantage contre lui, serrant ses petits poings d’émotion.


« Je sais que c’est peut-être pas le meilleur sujet… mais quand tu iras mieux… je te montrerais une chose dont je t’ai honteusement privé depuis notre rencontre… je ne sais pas vraiment ce que l’on peut dire de notre relation, où elle en est, mais, pour me faire pardonner des atrocités que je t’ai faite… ça peut paraître étrange mais il paraît que je m’en sors pas mal dans le domaine… je te ferais l’amour… »

Ces « atrocités »… pour Lucas (du moins de ce qu’il voulait se persuader) ce n’était qu’un doux privilège qui consistait à avoir l’honneur de le sortir, lui, de sa détresse. Parce que lui, semblait encore plus en danger que Lucas… Lucas avait un parent qui l’aimait… était-ce le cas de son compagnon ? Il était pris de cette étrange envie de tout savoir sur lui. Sur cette personne qu’il aimait. Oui, il voulait « faire l’amour ». Comme cette expression résonnait mieux que « baiser ». Ce n’était pas la même chose. Ici, il était sous-entendu un désir de donner à quelqu’un…
Toujours le visage enfoui dans le cou d’Hiren, Lucas murmura, d’une voix à peine audible, entrecoupé par ses émotions, et aussi par cette hystérie, qui s’était quelque peu calmée depuis la consommation des somnifères…


« Je… j’ai juste besoin de me piquer un peu… ça ira mieux après… »

Il passa soudain ses bras autours de lui, cherchant à le rassurer, par tos les moyens possibles.

« Tu n’as pas… à te faire pardonner… je ne t’en veux absolument pas… bien au contraire… »

Les chutes de tensions apparaissaient quelques fois… puis repartaient comme elles étaient venues… elles ne se voyaient pas trop, vues de l’extérieur.
Non, Hiren n’avait pas à se faire pardonner, après tout, c’était tout ce qu’avait voulu Lucas… se faire dominer comme une pauvre salope, c’était ce qui lui plaisait, après tout…
Pourtant, il ne mangeait plus rien… cela ne l’avait-il pas erndu heureux ? Et son ami qui s’inquiétait pour lui… devait-il le laisser dans le secret alors qu’il ; se douterait bien qu’il y avait autre chose que le manque de came ? N’y tenant plus, il le serra un peu plus fort contre lui, commençant à verser quelques larmes discrètes, avant de murmurer, d’une voix quelque peu étouffée par cette petite tristesse :


« Non… ça ne va pas… ça n’ira pas mieux… »

Il se vidait, petit à petit, ne se lassant pas de cette chaleur nouvelle qui lui était offerte :

« Je ne mange plus rien… je n’y arrive pas… j’ai rien bouffé depuis… deux semaines… »

Un petit cri de détresse, comme il en avait souvent fait à son père, sans qu’il ne se rendre compte de rien. Son père ravagé par l’alcool. Combien de fois il l’avait vu revenir du bar complètement bourré en train d pleurer sur la mort de sa mère ?

_________________
Carful what you do
Cause God is watching your every move
Hold my hand in the dark street
For If you do I know that I'll be safe
Even if I'm far away
And alone
I can be sure that you'll find me there
This I know,
You draw me close for a while
So quiet,
You tell me everything
If I forget what you say
Then you'll come to me and tell me again
Yes you'd tell me once again
But what happens when I know it all,
then what should I do after that?
What then?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hiren aiseki
Pensionnaire


Nombre de messages: 804
Localisation: A gauche... à droite... ou au milieu
Sexualité: ♂Bisexuel♀
Petit(e) ami(e): ♫ My name is Lucas, I live in the second floor ♪
Date d'inscription: 19/04/2007

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Dim 31 Aoû 2008 - 22:28

Il semblait si triste dans ses paroles, si faible, faisant disparaître le sourire naissant qui avait surgit durant sa petite tirade, entre deux rires. Et cette référence à la drogue, certes il n’était pas la meilleur personne pour dire ça, cherchant également une sorte de réconfort dans la substance immoral en sa possession, pourtant il ne pouvait s’empêcher de vouloir l’en empêcher, lui faire éviter cette solution… car elle ne semblait pas être vraiment celle approprié… car elle n’était jamais celle approprié finalement. Mais, au fur et à mesure, les langues se délient toujours, même face au silence, même face à l’attente passive de la révélation, de la confiance, parfois maladroitement offerte, et ainsi sa tranquillité épuisée vacilla en un désespoir simple et sans résultat. Le resserrant plus fort contre lui, écoutant sa complainte, la découvrant. Si lui n’avait pas dormit depuis belle lurette son compagnon semblait s’être adonné à une grève de la faim quelque peu forcée, cela lui fit esquisser un léger sourire ironique… décidément ils n’étaient pas dans une situation des plus agréables. De plus il ne pourrait pas aller lui chercher, ou l’emmener chercher, à manger avant un certain temps, rien n’étant ouvert à cette heure dans moins d’un kilomètre. Bien sur au-delà il y avait toujours des petites bicoques d’ouvertes, des convinis qui ne fermaient jamais, mais Lucas ne tiendrait surement pas une marche pareil et lui ne pourrait pas le porter au-delà… situation désespérément stupide finalement. L’un de ses défauts premiers, et il l’avouait volontiers, était son indépendance certaine à une drogue totalement légale et tout ce qu’il y a de plus naturel dont le manque pouvait ressurgir à tout moment et dans les situation les moins adapté parfois… c’est ainsi qu’inconsciemment il glissa sa main sous le pantalon de son pauvre compagnon, la retirant rapidement en réalisant qu’il ne semblait plus avoir froid à sa main et, de cause à effet, réalisant où il l’avait placé, se reculant brusquement, gêné, croisant le regard de Lucas, rougissant légèrement…

« Pardon… j’ai une fâcheuse tendance à… ahem… bref… »

Détournant son regard, il plongea ses mains dans ses poches, s’assurant ainsi de savoir où elles se trouvaient, mais se heurtant à un obstacle dans l’une de ses poches. Ne voulant pas se lever pour obliger Lucas à se déplacer, et se trouvant très bien dans cette position, il s’acharna pendant plusieurs secondes à essayer d’extirper l’objet de sa poche. C’est donc après une petite lutte entre l’homme et le vêtement, pourtant si proche en temps normal, qu’il réussit à mettre à jour l’objet tant convoité et encore inconnu…

« Une barre énergétique ?! Pourquoi j’ai une barre à moitié mangé dans ma poche ? »

Grande interrogation personnel qui ne résultat qu’à la quasi unique solution selon laquelle il aurait mangé la première partie de la barre avant de la ranger dans sa poche, n’ayant sans doute pas d’autre choix que de la terminer plus tard. Recouvrant lentement un air plus simple, un de ces airs qui étaient si reconnus, mêlant simplicité, joie et fierté personnel, il lui mit la barre dans la bouche sans même attendre la moindre réponse à la question que ses yeux avaient posés à la seconde précédente, tendant par la suite sa main désormais libre, les ayant sortis de ses poches après son exploit pitoyable, clignant d’un œil en tirant la langue…

« Tu n’aurais un reste de ce que je t’avais offert, que je nous fasse un petit remontant ? Et pour cette barre… »

Il s’approcha de son visage, glissant la main qu’il ne tendait pas derrière le dos de son compagnon, avançant ses lèvres jusqu’à son oreille, lui murmurant d’une voix baignant de sensualité et de tendresse…

« Dis-toi que c’est moi qui te l’ai offert, peut-être me feras-tu le plaisir de la manger… j’aimerais vraiment voir sourire ton petit visage… »

Il se recula, reprenant sa pose précédente et une voix plus banale… si banale signifiait quelque chose chez lui…

« Je suis sur que tu es encore plus mignon avec un sourire sur le visage ! »

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucas Aoi
Pensionnaire


Nombre de messages: 211
Age: 19
Localisation: dans ton *shbaff*
Sexualité: Peut-on partir du principe que les jouets ont une sexualité ?
Petit(e) ami(e): propriété de Hiren :P
Date d'inscription: 19/04/2008

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Mer 3 Sep 2008 - 22:04

Ce qu’il se sentait bien, en ce moment. Dans ses bras. Un refuge où il avait l’impression de ne plus avoir mal. Juste pleurer. Silencieusement. Une main audacieuse se glissa en dessous de son jean, et Lucas ouvrit de grands yeux. Recommençait-il ? Non. C’était juste Hiren. Hiren avec ses pulsions. Et puis faute était d’admettre que ce n’était pas bien désagréable. Surtout en comparaison du coup de poing de l’autre jour…
A côté d’eux, la pluie s’était calmée et ils se trouvaient encore dans cet abri assez sombre. Le soleil montait petit à petit dans le ciel à en croire la lumière qui se faisait de plus en plus blanche. Et puis Hiren, comme réalisant ce qu’il faisait, se recula brutalement en rougissant. Lucas, pour la première fois depuis qu’ils se connaissaient, le trouva adorable. Il le regarda d’un air surpris, dérouté par ce soudain changement de caractère. Qu’avait-il bien pu se passer durant ces deux semaines où il état parti ? Lui était-il arrivé quelque chose ? Tout en méditant là dessus, il ne remarqua pas que son ami fouillait une de ses poches et galérait pour sortir…


« Une barre énergétique ?! Pourquoi j’ai une barre à moitié mangé dans ma poche ? »

Lucas détourna discrètement le regard, ne supportant plus la vue d’une quelconque nourriture. N’ayant qu’une seule envie, de retourner dans les bras de son compagnon. Il regarda son visage, cette petite fierté d’enfant qui venait de réussir ce qu’il venait d’entreprendre. Si différent d’avant. Et pourtant si touchant. Bien plus qu’avec cette allure de caïd. Qu’avec cette image qu’il avait voulu se donner dès le premier jour qu’il avait rencontré le garçon. Pourtant dès le premier jour il l’avait aimé. Son regard ? son odeur ? … Lui ? Profitant de sa méditation, Hiren lui mit la barre dans la bouche. S’attendait-il vraiment à ce qu’il la mange ? Lucas était écoeuré par la nourriture, il ne voulait pas manger, de toutes les façons, il vomirait, alors à quoi bon ?
Non, cette barrette il ne l’avait pas. Restée dans sa chambre, dans un tiroir, comme un précieux trésor. Lucas n’était peut-être pas fétichiste pour autant mais aimait garder une trace de celui qu’il aimait. Il détourna un peu le regard et attrapa la barre qui se trouvait dans sa bouche. Quelques temps auparavant, il aurait trouvé ça bon, aimant les choses sucrées (ne mangeant pratiquement que ça plus la junk-food).


« Dis-toi que c’est moi qui te l’ai offert, peut-être me feras-tu le plaisir de la manger… j’aimerais vraiment voir sourire ton petit visage… »

Lucas le regarda. Ses grands yeux noirs s’écarquillèrent d’étonnement. Dans cette phrase résonnait tant d’altruisme… d’envie de rendre heureux l’autre. Sourire. Le pouvait-il ?
Il se força à en avaler une bouchée, mastiquant comme si cela avait été du plastique, se forçant à avaler, uniquement pour ne pas décevoir son compagnon. Une envie de pleurer, encore et encore. Mais se retenant. Il réussit à contenir ses larmes. Il ne voulait plus pleurer. Depuis le début, ce qu’il voulait, c’était sortir de son état. En étudiant, toujours, en apprenant la vie, en faisant quelque chose de la sienne.


« Je suis sur que tu es encore plus mignon avec un sourire sur le visage ! »

Alors ça… Lucas ne s’y attendais pas. Actuellement en train d’avaler une deuxième bouchée, il commença à s’étouffer avec et toussa, tout en essayant de dire :

« Mais… Kof… Nan, me dis… Kof… pas ça !! Kof ! »

La gêne qu’il ressentait ? Il n’aurait pas pu la décrire. Il rougissait comme il ne l’avait jamais fait lorsqu’il était avec lui. Loin de cet air envoûté, loin de cette inhumanité. Lucas était désormais un lycéen occupé à ses études et troublé dès qu’on lui faisait un compliment. Il se remit de ses émotions. A vrai dire, il en fallait très peu pour l’émouvoir. Il s’était d’ailleurs attiré beaucoup de petites taquineries dans son ancien groupe de racailles. Il se redressa enfin, toujours un peu rougissant, essayant de manger la barre d’énergie, mais il s’arrêta à la troisième bouchée avant de la poser sur ses genoux et de dire, sur un ton d’excuse :

« Hum… pardon, je ne l’ai pas sur moi… »

Puis, il regarda son compagnon, d’un air inquiet :

« Et toi… ça va ? … tu avais l’air très faible hier tu sais… bien plus que moi… »

Il rougissait toujours mais ces paroles étaient sincères. Hiren se démenait pour lui alors que lui ne se contentais que de souffrir>. Lucas se sentait toujours coupable de cette souffrance. Il n’allait pas jusqu’à se taillader les braspour purger sa culpabilité. Non, lui c’était autre chose. Une culpabilité qu’il tentait d’étouffer à l’aide de diverse substances hallucinogènes…

_________________
Carful what you do
Cause God is watching your every move
Hold my hand in the dark street
For If you do I know that I'll be safe
Even if I'm far away
And alone
I can be sure that you'll find me there
This I know,
You draw me close for a while
So quiet,
You tell me everything
If I forget what you say
Then you'll come to me and tell me again
Yes you'd tell me once again
But what happens when I know it all,
then what should I do after that?
What then?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hiren aiseki
Pensionnaire


Nombre de messages: 804
Localisation: A gauche... à droite... ou au milieu
Sexualité: ♂Bisexuel♀
Petit(e) ami(e): ♫ My name is Lucas, I live in the second floor ♪
Date d'inscription: 19/04/2007

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Ven 2 Jan 2009 - 14:48

Prit brusquement de panique, croyant qu’il s’étouffait, il recouvra son calme, un léger sourire attendris sur le visage, quand il connut la case de cette toux soudaine. Ce léger ton rouge qui s’affichait sur son visage, l’avait-il déjà vu ? L’impressionnant nombre d’expression que peu prendre un visage humain, ce nombre qui nous montre que, même après des jours, des semaines, des mois à connaître, reconnaître, on peut se retrouver surpris de s’attendrir face à une moue qui semblait impossible, improbable, mais qui pourtant réussit à adoucir un peu plus un visage meurtris par ce qui s’offre à nous. Comment peut-on permettre de blesser un si jolie visage ?

*Comment ai-je pus me permettre de blesser un si jolie visage…*

Il reprenait peu à peu son calme, répondant à ses questions, lui en posant d’autres, mais, même s’il entendait, comprenait, Hiren ne semblait simplement pas y prêter attention, les laissant couler de ses lèvres lentement, les observant, laissant s’élargir son sourire. Glissant sa main derrière le visage de son compagnon, tendrement, il l’approcha de lui, embrassant son front, puis ses lèvres, avant de lui offrir un immense sourire enfantin, reprenant enfin la parole, qu’il avait laissé en suspend durant une bonne minute, d’une voix presque juvénile…

« Pour l’instant je ne pourrais pas aller mieux !... tant que TU n’iras pas mieux »

La deuxième phrase était appuyée d’un certain poids accusateur qui se voulait pourtant assez léger, pour éviter à tout pris de l’entraîner dans une spiral de remise en question. Sa main toujours derrière la tête de Lucas, il l’attira contre lui, caressant délicatement ses cheveux, les yeux figé sur l’horizon extérieur, un sourire léger sur le visage tandis que, malgré la pluie, filtrait au travers des nuages des rayons de soleil, l’un d’entre eux, comme un signe d’accueil, frappa le seuil de leur abri avant de s’élargir, de s’agrandir, de s’étirer jusqu’à eux, les réchauffant de sa chaleur pourtant si peu perceptible, mais omniprésente. Lorsque le soleil vous salut, vous ne pouvez pas ne pas ressentir cette chaleur presque humaine qui vous enveloppe. C’est alors qu’il leva lentement le bras, le tendant vers l’astre céleste, refermant son poing sur son image, laissant son visage s’éclairer d’un sourire radieux, puis d’un rire léger…

« Regarde Lucas ! Même le soleil vient nous voir, perdu dans la forêt, loin de tout, trempés, une seule personne nous a vus mais cette personne vaut le reste du monde, le soleil est venus nous chercher directement dans notre abri et nous éclaire. Bien sur, le soleil n’est personne, bien sur qu’il ne nous a pas vus, mais est-ce que cette sensation d’être auréolé de lumière, à l’abri de la pluie battante, n’est pas exceptionnel ? Est-ce que ça ne te tente pas de… prendre ça comme un dernier salut ? »

Peu à peu il s’était tourné vers lui et sa voix, enjoué, s’était calmé pour se terminer en murmure…

« Après la pluie, pour laver les pêchers, les erreurs, les culpabilités, après l’obscurité, image de notre mort, pourquoi n’aurions nous pas droit… à la lumière pour renaître ? Car chaque homme a le droit de mourir et de renaître autant de fois qu’il le souhaite, pour tout recommencer, pour croire à nouveau… »

Il déposa un léger baiser dans son cou avant de le serrer un peu plus dans ses bras…

« Ne veux-tu pas croire à nouveau ? »

Il s’immobilisa, le gardant près de lui, à lui, pour lui, cette douce chaleur qu’il côtoyait. Il savait qu’un choix l’attendrait une fois revenus dans le « monde réel », mais qu’importait ? Peut-être le choix se ferait-il tout seul, peut-être l’un d’eux partirait, peut-être lui partirait-il, peut-être que tout se bouleverserait, qui pouvait savoir ? Qui se devait de savoir ? A l’instant présent, la seule chose qui importait, c’était de s’occuper de son cher, très cher, Lucas dont il avait lui-même coupé les ailes. Culpabilité, peu probable, sinon la peur d’être prit à confusion dans ses gestes l’aurait assaillit dès les premières secondes. Un peu de calme, loin de tout, sous l’assourdissante mélodie de la pluie, il y a des fois où les sens s’embrouillent et où on n’oublie qu’il y a un monde autour. Un peu de chaleur, dans la lumière, près d’un corps, il y a des fois où l’on oublis qu’il y aura un retour après, qu’il y a toujours un retour… après. Il y a des fois où ces retours se passent bien, d’autres fois ils se passent mal, mais ces questions là, ces remarques là ne lui effleuraient pas l’esprit, elles lui ressurgiraient à la figure une fois de retour dans le monde, mais pour l’instant, inconsciemment, il préférait parier sur un retour calme, simple, il pariait dans un soupir, plaquant son tapis, découvrant ses cartes… le malheur ou lui, une partie interminable, qui allait l’emporter ? Peu importait l’issue de ce coup de poker, pour l’instant, juste un soupir… un léger soupir…

« Je t’aime… »

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucas Aoi
Pensionnaire


Nombre de messages: 211
Age: 19
Localisation: dans ton *shbaff*
Sexualité: Peut-on partir du principe que les jouets ont une sexualité ?
Petit(e) ami(e): propriété de Hiren :P
Date d'inscription: 19/04/2008

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Jeu 26 Fév 2009 - 1:40

Se sentait-il meurtri au fond de lui ? Savait-il ce que cela voulait dire ? Comme dans cette histoire de prisonniers enchaînés dans une caverne de Platon, Lucas n’avait jamais connu que les ombres que la lumière offrait. La lumière en elle-même jamais. Entendons par lumière le bonheur et non la connaissance. Car cette dernière Lucas l’avait déjà… dans tous les livres qu’il avait pu lire. Cette douce pluie qui tombait du ciel, créant un fin rideau de cristal au soleil.
Blotti contre son ami, tremblant un peu, Lucas écoutait sa tirade, comme l’on écoutait une douce berceuse. Il voulait rester ici une éternité s’il le fallait. Croire à nouveau ? renaître ? Et puis ces deux derniers mots : « Je t’aime »… pourrait-il un jour les dire ?
En tendant l’oreille on pouvait distinguer sa faible respiration, on pouvait sentir tout son corps trembler comme une feuille au moindre souffle, on pouvait distinguer une nouvelle humidification dans ses grands yeux noirs aux pupilles dilatée qui étaient à présent mi-clos. Pour lui qui n’avait connu que la violence, l’humiliation et la douleur avec son maître, cette nouvelle douceur lui apparaissait comme un doux rêve. Un rêve dont jamais il ne voudrait sortir, quitte à en mourir, absorbé par cet envoûtement onirique. Ses lèvres s’entrouvrirent, pour laisser échapper une phrase… quelques mots, d’une voix faibles, presque un chuchotement :


« Moi… je…. J’y ai toujours cru, tu sais… »


Cétait en réalité la raison pour laquelle il avait accepté toutes ces atrocités en jouissant comme une pauvre chienne. Il avait accepté toutes ces souffrances, brimades, uniquement par amour pour son maître. Brimades qu’il n’aurait sans doute jamais accepté de la part de quelqu’un d’autre. Ce qui lui avait plu chez lui ? Cette façon qu’il avait d’appeler à l’aide dans toutes ses tortures ? Lucas se sentait alors impuissant et coupable de ne rien pouvoir faire pour lui. Alors toutes ces horreurs…

*Je les ai acceptées… désirées car je ne voyais pas d’autres moyens de te venir en aide…*

Il remonta doucement sa main, la posa contre le torse de Hiren et ferma les yeux, tout en sentant son cœur battre. Cette main alla ensuite se faufiler sur le visage de son ami. Lucas se redressa alors et plaqua sa joue contre celle d’Hiren, sa bouche se trouvant tout près de son oreille. Il prit une petite inspiration, avant de murmurer d’une voix très basse :

« Hiren-sama… je… »

Il voulait finir sa phrase, lui dire ce que lui avait eu si longtemps sur le cœur, lui donner une réponse à ses derniers mots, lui dire qu’il l’aimait tout simplement. Il n’en eut pas la force. Son vertige le reprit, sa main retomba mollement sur lui, et il s’affaissa contre son ami. Inconscient. Avec un teint plus pâle que jamais. Un individu passant par là aurait pu le croire mort. Non, rien de grave. Juste un manque de nourriture. L’autre manque étant déjà en train d’être comblé. La tête enfouie contre le torse de son amant (puisque désormais, il pouvait l’appeler ainsi.)
De quoi rêva-t-il durant sa léthargie ? De rien ? D’une chaleur retrouvée ? Hiren et lui se promenaient main dans la main s’échangeant de temps à autres quelques baisers passionnés pendant que ses parents les attendaient tous les deux à la maison. A son ancienne maison. Si chaleureuse. Si accueillante. Ce doux rêve se transforma aussitôt. Hiren disparut, laissant place à un décor constitué de couleurs vives et de formes psychédélique aux sons inquiétants, comme une multitude de plaintes. Toutes les plaintes qu’il avait gardées au plus profond de lui durant toute sa vie, tous ces cris qu’il aurait voulu pousser mais qui ne sont sortis qu’avec son maître. Cette fois-ci, il ne put réprimer un cri de terreur. Cri qui le tira aussitôt de son inconscience…

_________________
Carful what you do
Cause God is watching your every move
Hold my hand in the dark street
For If you do I know that I'll be safe
Even if I'm far away
And alone
I can be sure that you'll find me there
This I know,
You draw me close for a while
So quiet,
You tell me everything
If I forget what you say
Then you'll come to me and tell me again
Yes you'd tell me once again
But what happens when I know it all,
then what should I do after that?
What then?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hiren aiseki
Pensionnaire


Nombre de messages: 804
Localisation: A gauche... à droite... ou au milieu
Sexualité: ♂Bisexuel♀
Petit(e) ami(e): ♫ My name is Lucas, I live in the second floor ♪
Date d'inscription: 19/04/2007

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Jeu 26 Fév 2009 - 17:57

Il semblait si perdu. Il y avait cru, mais bégayait ses paroles comme un enfant incertain, trop timide. Délicatement Hiren resserra ses bras, pour le réchauffer un peu, pour lui rappeler qu’il était là peut-être, mais surtout pour le protéger du froid mordant qui poursuivait sa chasse. Et si le temps c’était écouler sans eux ? A peine son esprit eut-il le temps de divaguer, ses yeux de se perdre au loin, que son pauvre vis-à-vis s’attachait à continuer. Il le regarda alors, d’un regard chaleureux, doux, simple, souriant. Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase, mais il n’avait pas besoin de la finir, ses gestes et ses regards, tout ce qu’il avait fait jusqu’à maintenant et qui n’avait pas été vu, tout ce qui c’était passé répondait pour lui. Il le regarda un long moment, assoupis, épuisé, à bout de force, glissa délicatement sa main dans les cheveux de son petit ange désormais assoupis, avant de regarder à nouveau la forêt illuminé de perles de pluie perchées sur les arbres, reflétant les lumières du soleil. Que se passait-il dehors ? Il n’existe rien de paranormal, d’anormal ou autre, c’était ce qu’il pensait, mais il ne pouvait s’empêcher de croire que, en dehors de ce lieu, le temps c’était écoulé à une vitesse folle, que la neige pouvait avoir laissé sa place à l’herbe verte, le froid à la chaleur, les nuages au soleil, pour finalement revenir. Combien de mois, d’année, de décennie, voir de siècle son imagination était-elle prête à sauter comme si de rien n’était ? La froideur de ses mains le ramena au présent mais, incapable de se permettre de lâcher Lucas complètement, il ne put se résoudre qu’à protéger une seule main dans l’une de ses poches, masquant l’autre sous un plie du vêtement de son amant, le tenant fermement, pour l’empêcher d’avoir froid, pour l’empêcher de partir, pour le soutenir, pour tant de raison aux causes diverses. Au fond de poche, il sentit une forme qui ne lui était pas étrangère, bien que néfaste, et qu’il pensait entièrement disparus. Sortant la cigarette rescapée, il la porta à ses lèvres, s’assurant que Lucas dormait d’un bref regard, avant de l’allumer d’un simple cliquetis de la pierre de l’un de ses briquets. Il tira une bouffée de fumée avant de la recracher vers le plafond, s’assurant que la fumée ne se dirigerait pas vers l’endormi.

« Je me demande de quoi il rêve… »

Puis le temps s’écoula lentement, comme si le sommeil de son compagnon avait brusquement ralentis la trotteuse, tout semblait lentement ralentir. Il leva alors lentement sa main enfumée au-dessus de lui, regardant longuement la fine tige fumante en esquissant un sourire. Quand avait-il commencé déjà ? Quand allait-il arrêté ? Pourquoi l’un et l’autre ? A quoi cela sert ?

« On grandit mal… »

Il ramena son cancer filiforme à ses lèvres et aspira une nouvelle bouffée de fumée, bien d’autre l’ayant précédée, et bien d’autre la suivront. Un cri le fit sortir de sa rêverie, il se tourna le regarda brusquement vers Lucas, voir s’il lui était arrivé quelque chose, le serrant contre lui par réflexe, avant de voir son visage emprunt de terreur. Se calmant du mieux qu’il put, il baisa ses cheveux avant de poser son visage contre sa poitrine, rejetant la tête en arrière en soupirant de soulagement…

« Un cauchemar… »

Posant sa cigarette par terre, il l’enveloppa de ses bras, relevant son visage vers le sien, lui affichant un sourire rassurant…

« Je suis là, ne t’en fais pas… Je suppose que c’était un cauchemar, non ? Mais c’est bon… j’ai retrouvé mes esprit, et j’ai enfin compris qui tu étais pour moi, alors j’essayerai d’être là pour toi aussi souvent que possible… pour te protéger de ce qui te cause ces cauchemars. »

Il lâcha un léger rire gêné, embrassant le front de son vis-à-vis.

« Ça fait un peu conte où grande phrase de film niais mais bon… loin d’être ce que je pense, c’est ce que je vais essayer de faire. Alors on va faire avec pour la phrase. Allez, viens là. »

Le hissant conter lui en même temps que sa phrase, il le prit délicatement contre lui, fermant les yeux.

« Rire, sourire, rougir, aimer, apprécier, je te ferais faire ces choses banales que je n’ai pas eu la force de faire faire avant. »

Le gardant conte lui de longue seconde, ou peut-être minutes, il finit par rouvrir les yeux pour entrevoir son visage, lui délivrant un dernier sourire avant de capturer ses lèvres.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucas Aoi
Pensionnaire


Nombre de messages: 211
Age: 19
Localisation: dans ton *shbaff*
Sexualité: Peut-on partir du principe que les jouets ont une sexualité ?
Petit(e) ami(e): propriété de Hiren :P
Date d'inscription: 19/04/2008

MessageSujet: Re: Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)   Jeu 26 Fév 2009 - 21:54

Il était bien là. A côté de lui. Le protégeant. Le rassurant, comme l’on ferait avec un enfant. Lucas en était un, pour sûr. Il souriait. Ce petit être qui ne semblait afficher que des expressions douloureuses s’était enfin mis à sourire. Les yeux, mi-clos et regardant son amant. En se laissant égarer dans ses mots magnifiques. Ses yeux noirs rencontrant ses yeux rubis d’une nouvelle façon. Ce n’était plus celle d’un esclave regardant son maître avec crainte mais celle d’un amant regardant, non sans son éternelle soumission l’être aimé.
Il sentait son odeur, se laissant envoûter par celle-ci, comme il se laissait envoûter par ses yeux, sa voix… comme il s’était laissé envoûter dès leur première rencontre.


« Rire, sourire, rougir, aimer, apprécier, je te ferais faire ces choses banales que je n’ai pas eu la force de faire faire avant. »

Lucas ne savait pas ce que c’était. Il voulait à tout prix les découvrir. Savoir ce que « former un couple » signifiait ». Il le voulait. Il entoura de ses bras le cou de son ami, toujours avec son doux sourire accroché aux lèvres avant de répondre d’une voix douce, comme à son habitude, de cette voix qui jamais ne s’élever, même pour parler en classe même pour exprimer son mépris vis-à vis des gens qu’il rencontrait. De cette voix qui ne s’élevait que pour criait suite à un orgasme :

« S’il te plaît… fais moi l’amour tout de suite… »

Il se cacha ensuite le visage dans le creux du cou de son ami, comme s’il éprouvait une sorte de gêne à avoir dit ce qu’il venait de dire. Laissant entrevoir la cicatrice sur sa nuque dûe à l’accident de voiture qui avait tué sa mère, qui l’avait marqué à vie. Celle qui fut le commencement de tous ses malheurs… celle sans qui rien de tout cela ne serait arrivé… même pas ce doux moment de tendresse…


hj : désolée ce post est euh... très court xD !

_________________
Carful what you do
Cause God is watching your every move
Hold my hand in the dark street
For If you do I know that I'll be safe
Even if I'm far away
And alone
I can be sure that you'll find me there
This I know,
You draw me close for a while
So quiet,
You tell me everything
If I forget what you say
Then you'll come to me and tell me again
Yes you'd tell me once again
But what happens when I know it all,
then what should I do after that?
What then?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Sous cette pluie torrentielle xD pv Renren)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le pensionnat de Seika :: Extérieur :: Le bois-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet