
Le pensionnat de Seika Nous ne sommes qu'un pensionnat sans grande prétention... Du moins, en premier lieu. Bienvenue dans notre grande et belle famille. Bienvenue au pensionnat de Seika ! *calin collectif <3* (forum Yaoi/Yuri) |
| | | Entraînement, entraînement, entraînement, entraînement ! | |
| | Auteur | Message |
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Katsu de Bourgh Modérateur(trice)


Nombre de messages: 372 Age: 21 Localisation: Sur le toit. Sexualité: Hétéro Petit(e) ami(e): None. Date d'inscription: 30/09/2008
 | Sujet: Entraînement, entraînement, entraînement, entraînement ! Lun 22 Juin 2009 - 19:28 | |
| Derrière les portes du gymnase, on pouvait entendre la musique vibrante jouée par un orchestre. De la musique classique. Et si on passait les portes de la salle de danse, alors on tombait sur un spectacle assez inhabituel. Les murs tremblaient presque au son tonitruant des cuivres, et au milieu de la pièce, aussi légère qu’une plume, une jeune fille qui dansait. Tout son corps accompagnait la musique, comme si c’était une partie d’elle-même. Quand tout s’accélérait, ses mouvements suivaient le rythme. Quand la musique se faisait plus douce, c’étaient des tout petits pas, des tout petits gestes qui accompagnaient la mélodie. Vêtue d’un simple pantalon en toile noir, d’un débardeur bleu foncé et de ses chaussons de danse, Katsu virevoltait comme elle l’avait fait tant de fois auparavant. Elle n’avait pas réussi à maintenir ses cheveux en place en un chignon, alors les petites mèches dansaient elles aussi dans les airs, avec leur propriétaire. Une fois le disque terminé, et ayant pu constater que son savoir n’avait pas trop souffert de l’absence d’entraînement, elle se laissa aller à quelques étirements, puis changea de CD. Elle s’était doutée que la danse classique ne serait pas ce qui serait le plus abîmé. Si elle voulait à nouveau intégrer une école de danse – et elle visait la plus prestigieuse de Tokyo cette fois – elle devait à nouveau s’entraîner, encore plus ardument que pour l’école de Paris. Télécommande en main, elle se replaça au centre de la pièce. Elle fit démarrer la musique, totalement différente cette fois puisqu’il s’agissait de musique pop-électronique. Toutes les écoles de danse demandaient deux chorégraphies à l’examen d’entrée : une classique, et une moderne. C’était cette dernière qui posait le plus de difficultés à la jeune Française. Bien qu’elle ait suivi tous les cours en France, depuis son viol, elle n’avait pas pratiqué, et elle était plus spécialisée dans la danse orientale que dans la break dance. Or, elle comptait bien surpasser tout les autres candidats avec une danse combinant plusieurs styles. Mais pour cela, il fallait qu’elle s’entraîne avec acharnement avant de pouvoir ne serait-ce que prétendre se présenter au concours. A chaque faux pas, elle s’arrêtait, reprenait sa position initiale et relançait la musique depuis le début. Les heures défilaient à ce rythme sans qu’elle s’en aperçoive, ni qu’elle prenne le temps de se reposer ou de se restaurer. A dire vrai, elle ne ressentait plus le besoin de manger que quelques fois dans une semaine. Elle s’arrêtait juste de temps à autre pour boire un peu d’eau et s’éponger le visage. Elle avait simplement perdu à la fois la notion du temps et la notion du monde qui l’entourait. _________________ [Personnage parlant français et japonais] Je suis une fougère psychopathe   |
|  | | Laertes A. Esaiah Pensionnaire

Nombre de messages: 57 Age: 17 Localisation: Je n'ai ni Roi ni Reine, je suis mon propre serviteur, mon seul maître. Sexualité: L'Amour n'a pas de sexe. L'attirance elle, oui. Petit(e) ami(e): Le seul auquel j'ai juré fidélité est Dieu. Et mon chat aussi. Date d'inscription: 21/06/2009
 | Sujet: Re: Entraînement, entraînement, entraînement, entraînement ! Mar 23 Juin 2009 - 13:46 | |
| Pensionnaire. Voici le statut qui venait de lui être attribué. Un nouveau titre s’ajoutant à la longue liste de ces crimes. Un titre qui lui promettait, il l’espérait, une vie normale. C’était du moins ce à quoi il aspirait, et c’est avec émotion qu’il avait intégré ses quartiers. Sa bête noire le rongeait pourtant, tapis dans le silence de ses lieux trop vides. La chambre contenait deux lits simples et était sommairement meublée. La blancheur des murs l’oppressait tant qu’il ferma les yeux, sortant d’un petit panier d’osier le seul compagnon de sa vie.
Serrant la créature dans ses bras, Laertes songeait à combien il haïssait ce silence morose. Ce si bruyant silence qui le mettait face à ses déconvenues. Face à lui-même et à l’imposture de son âme. Alors, caché derrière sa soutane, s’éloignant du monde réel en se plongeant cœur et âme dans l’écoute de sa playlist, le damoiseau prit la décision de renouer avec l’un des plaisirs de sa vie d’avant. L’un de ceux qu’il c’était injustement interdit sans savoir que la passion était plus forte que la raison. C’est légèrement fébrile qu’il glissa soigneusement un short beige, un peu usé, dans le petit sac de toile qui lui servait de baluchon de fortune. Un miaulement plaintif lui rappela l’existence de la créature qu’il fourra, amusé, dans la bouche béante du tissu.
« Ne viens pas te plaindre d’avoir été balloté dans tous les sens après » chuchota-le jeune homme à l’adresse du sac.
L’étranger prit soin de fermer la porte avant de s’élancer dans les couloirs du pensionnat.
…
[Gymnase du Pensionnat]
Il s’était perdu. Bien évidemment. Les lieux se ressemblaient tous et c’est rougissant de gêne qu’il avait du demander son chemin à une élève. Les portes du gymnase qu’il s’apprêtait à ouvrir se figèrent d’étonnement lorsqu’une mélodie entrainante passa la barrière de ses écouteurs. Discrètement, il pénétra dans la salle, éteignant d’un même mouvement son lecteur mp3 pour apprécier la surprise qu’il découvrait : devant ses yeux pétillant, une jeune femme dansait.
˜ Danser est un faible mot et l’insulterait presque. Non. Elle glisse plutôt dans l’air et valse avec les notes ˜
S’il se faisait l’effet honteux d’être un voyeur, Laertes ne se fit pas pour autant remarquer. Pattes de velours, il prit place sur les gradins, vides à cette heure où aucune compétition sportive n’était prévue. Pourtant, ce spectacle était bien plus beau tant la danseuse semblait communier avec son art. Malgré les erreurs elle reprenait et son entêtement à vouloir la perfection, sa concentration jouait décidemment en sa faveur. Laertes serait sûrement resté là, à l’admirer avec ses airs de grand enfant, oubliant même le but de sa venue en ces lieux si l’existence de sa boule de poils personnelle ne s’était pas rappelée cruellement à lui.
Sa seigneurie Lulu, chaton décidemment fort possessif, n’avait guère apprécié le fait d’être ainsi oublié dans le sac de son maître. Et la vengeance se devait d’être terrible pour punir exemplairement la main qui le nourrissait mais qui présentement ne le câlinait pas ! Le chaton s’était alors faufilé hors du sac et, admirant les jolis doigts de la jolie main de l’humain, mordit passionnément dedans, prenant soin de lacérer la peau de ses petits crocs.
« Maôôôôw <3 » feula joyeusement Lulu alors que son maître surpris, poussa un cri de douleur qui se répercuta puissamment dans le gymnase. Rougissant de honte, il entreprenait de décrocher son chat dans l’espoir fragile que l’ange n’aurait pas remarqué son intrusion. Même si, il le savait bien, Dieu ne s’occupait pas de si petites prières.
˜ Pourquoiiiii Lulu T.T ˜ [Hn. *va se pendre* C'est dur de reprendre le rp! XD Me voiciiii, polluant ton post avec plein de poils de chat sauvage!] _________________  LAERTES CHERCHE MAÎTRE :3
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|  | | Geoffroy Delbase Psychanalyste

Nombre de messages: 28 Date d'inscription: 18/11/2008
 | Sujet: Re: Entraînement, entraînement, entraînement, entraînement ! Mar 23 Juin 2009 - 21:17 | |
| De grands cris retentirent de la salle adjacente au gymnase. Ils se rapprochaient dangereusement alors que les deux pensionnaires étaient occupés à leur tâche respective. Brisant le silence qui semblait vouloir s’installer les hurlements se firent audibles et bientôt les mots purent être compris par les deux adolescents. « CHARLIE POSE CE NUNCHAKU ! NON MAIS C’EST PAS CE QUE JE VOULAIS DIRE !!! ARRETE ! » Des bruits de courses a présent. « JURE JE NE FERAIS PLUS DE JEU DE MOT SUR LES VERRES A SOIE…. LES VERRES A SOIREE. » Un grand éclat de rire retentit, les pas s’accélérèrent jusqu'à la porte du gymnase qui s’ouvrit violemment. « AIE !!!! » Une bouteille en plastique vint rouler sur le sol du gymnase, rejointe quelques instants plus tard d’une agrafeuse d’un lot de gobelets en plastique et même d’une serviette. La porte se referma aussitôt, le jet d’objet se calma et un grand silence tomba sur la salle. *Un… Deux…Trois* Des coups sourds résonnèrent, comme si quelqu’un essayait d’ouvrir la porte à force de coup de poing. « On attend encore un peu... » Enfin un autre coup plus violent que les autres vint frapper à la porte, Puis tout s’arrêta. « Et voilà le dernier coup de pied de dépit, j’en ai pour quelques heures de tranquillité… » L’ambiance lui signifiait que quelque chose clochait. Arc bouté sur la porte du gymnase, il se mit en devoir de comprendre pourquoi de la musique lui parvenait jusqu’aux oreilles. Puis les sons à force de tambouriner avec une rage intensive pour enfin parvenir à déclencher des signaux électriques jusqu’au cortex cérébral, bref ces sons, disais je, parvinrent à franchir la barrière insoluble de l’intellect de Geoffroy. Lui faisant identifier d’épouvantables feulements de chat ainsi que quelques cris de douleurs. Lentement, il tourna la tête derrière lui pour découvrir une jeune femme de bout la bouche ouverte les yeux exorbités regardant dans sa direction. Puis il la vit tourner la tête vers les gradins. Lentement le psychanalyste dirigeât son regard du côté des gradins et y découvrit un jeune homme tenant a bout de bras un petit chaton apparemment effrayé. Se redressant avec le plus de dignité possible il s’avança dans la salle et leur lança à tous un magnifique « Bonjour ! » Un grand sourire sur les lèvres. Suite au manque de réaction des différents protagonistes, encore que le chat fut plus excité que jamais, Geoffroy lança un timide "comment ça va? " qui partit se perdre dans l’écho de la salle. |
|  | | Katsu de Bourgh Modérateur(trice)


Nombre de messages: 372 Age: 21 Localisation: Sur le toit. Sexualité: Hétéro Petit(e) ami(e): None. Date d'inscription: 30/09/2008
 | Sujet: Re: Entraînement, entraînement, entraînement, entraînement ! Mar 23 Juin 2009 - 21:44 | |
| [voilà pour le encore xD] Nan mais qu’est-ce que c’était que ce pensionnat de fous ? Le dernier asile à la mode pour timbrés et compagnie ? Alors que Katsu avait enfin pu finir sa chorégraphie et qu’elle allait enfin laisser le disque changer de piste, au moment où toute la salle se retrouvait plongée dans un silence religieux, ce qu’elle avait cru prendre pour un feulement puis un énorme cri de douleur avait résonné sur toutes les parois de la pièce. Elle s’était alors retournée, découvrant déjà qu’elle avait, semblait-il, un spectateur, mais qu’en plus il s’agissait d’un garçon, ou d’un moine, puisqu’il semblait porter une soutane. Déjà, ça l’avait pas mal affolée sur le coup, mais s’en étaient suivis de plus étranges évènements encore, et oui, c’était possible. Déjà, c’était des cris en langue française. Et d’après ce qu’elle pouvait comprendre, quelqu’un était en train de se faire jeter des armes dessus. Puis la porte s’était brusquement ouverte sur un second homme, comme si en avoir un dans la même pièce qu’elle n’était déjà pas un supplice, qui riait aux éclats, accompagnés par d’autres objets volants identifiés : bouteille et gobelets en plastique, serviette et même une agrafeuse ! Le premier réflexe de la jeune fille fut d’éteindre la musique. C’était impossible de continuer son entraînement dans ces conditions, et puis accessoirement, elle ne souhaitait pas devenir sourde avec les deux autres qui hurlaient chacun leur tour. Une fois que l’homme se fut retourné, elle se rendit compte qu’il la regardait alors qu’elle se tenait bêtement la bouche ouverte et les yeux grands ouverts de stupeur. En même temps, vous me direz pas que sa réaction à elle était étonnante… Son regard faisait des allers-retours d’un personnage à l’autre, incapable de faire autre chose. Elle était presque tétanisée de surprise et ne savait absolument pas comment réagir. Sa première pensée cohérente fut de trouver une issue de secours, de préférence lui évitant de passer près d’un des hurluberlus. Sauf que la seule sortie semblait bien être celle qui était bloquée par le second arrivant. Celui qui venait à l’instant même de hurler à nouveau, juste pour leur dire bonjour. Mais pourquoi diable les gens hurlaient-ils ? Devant leur manque de réaction à tous, il leur demanda comment ils allaient. C’était très pittoresque, selon Katsu, parce qu’elle était quasiment sûre que la peur était peinte sur son visage entier. Si on avait été dans un manga, elle aurait probablement eu son visage représenté avec les torrents de larmes sur les joues, vous voyez le style ? Enfin bon… Tout cela n’avançait guère ses affaires. Elle se décida finalement à aller appuyer son dos contre le miroir, prête à saisir l’opportunité de se sortir de ce traquenard dès que l’occasion s’en présenterait. Ce n’était certainement pas aujourd’hui qu’elle se montrerait sociable avec la gente masculine. _________________ [Personnage parlant français et japonais] Je suis une fougère psychopathe   |
|  | | Laertes A. Esaiah Pensionnaire

Nombre de messages: 57 Age: 17 Localisation: Je n'ai ni Roi ni Reine, je suis mon propre serviteur, mon seul maître. Sexualité: L'Amour n'a pas de sexe. L'attirance elle, oui. Petit(e) ami(e): Le seul auquel j'ai juré fidélité est Dieu. Et mon chat aussi. Date d'inscription: 21/06/2009
 | Sujet: Re: Entraînement, entraînement, entraînement, entraînement ! Mer 24 Juin 2009 - 17:55 | |
| Les français étaient tous des cas quelque part. C’était à cela que songeait Laertes lorsqu’il entendit quelques mots prononcés –hurlés- dans sa langue natale, lui faisant irrémédiablement dresser l’oreille, sur le qui vive. Malheureusement pour lui, l’homme qui venait de violer ce sanctuaire de délicatesse et de musique –okay, après son hurlement strident mais tout de même…- ne semblait pas être d’un naturel calme et discret.
Chose ne plaisant vraiment, mais alors vraiment pas à Lulu qui, de nouveau ignoré, s’acharna encore plus sur son maître, le griffant au passage. Le joli brunet, fort de sa première erreur, préféra se mordre les lèvres jusqu’au sang pour ne pas troubler le silence relatif qui venait de s’installer. Il ne lui vint pas à l’idée de dégager son chaton – non Lulu était siiiii mignon, comment lui faire du mal, hein ?- et c’est en silence qu’il subissait le masticage de sa main.
Souriant du mieux qu’il put, il fixa ses grands yeux verts sur le nouvel arrivant. Sa grimace fixée, Laertes prit la parole en français, faisant doucement glisser les mots, appréciant la saveur de la langue sur son palais :
« Bonjour :3 »
Certes, la conversation était TOUT sauf développée mais que dire ? Il était assis dans des gradins et avait observé en catimini une damoiselle qui n’avait rien demandé : c’était hautement dégradant ! Malgré sa gêne, son regard fut attiré par la danseuse, bras croisés dans une attitude de défense, voire de protection. Contre qui ? Aussitôt, ses yeux retournèrent frôler le visage de l’homme. Peut-être était-il dangereux ! X.X Descendant délicatement des gradins, son chaton toujours accroché à sa main par les crocs sans qu’il ne l’en dégage, Laertes s’approcha de la jeune fille, intimidé.
« V… veuillez m’excuser, ne pas vous signifiez ma présence était hautement impoli ! Mais… je ne voulais pas prendre le risque de vous déranger é.è … Dites… Il est dangereux cet homme ? »
Il avait murmuré la fin de sa phrase à voix basse, presque dans le cou de la jeune fille. C’est qu’il ne fallait pas rire ! Tant c’était un dangereux psychopathe qui allait tenter de les égorger s’il savait que son humble personne avait le moindre soupçon !
˜ Seigneur ! Je deviens parano ! Sauvez mon âme ! TT.TT ˜
Le chaton –sûrement grâce à son instinct- jugea bon de s’éloigner au plus vite de son maître. Il sentait comme des ondes négatives là tout de suite. Effectuant un repli stratégique, Lulu couru se réfugier entre les jambes de l’homme auxquelles il se frotta avec affection, réclamant des caresses. Si son maître ne s’occupait pas de lui, alors il irait voir ailleurs ! Na !
[C’est couuuurt, mais j’ai répondu ! En 10 minutes, mais je l'ai fait! *pas envie de se faire manger par Katsu*] _________________  LAERTES CHERCHE MAÎTRE :3
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|  | | Geoffroy Delbase Psychanalyste

Nombre de messages: 28 Date d'inscription: 18/11/2008
 | Sujet: Re: Entraînement, entraînement, entraînement, entraînement ! Mer 24 Juin 2009 - 19:48 | |
| *Oulà ça c’est en trop !*
Prenant le chaton sur un bras Geoffroy s’approcha au plus vite du jeune homme sans quitter des yeux la jeune De Bourg. En observant attentivement, on pouvait voir se mouvoir à l’intérieur l’envie de se carapater à toute vitesse. D’une main ferme il saisit le jeune beaucoup trop près de la jeune fille et le fit reculer d’une brusque traction.
« Mon jeune ami Esaiah je vous prierais de ne pas trop vous approcher de mademoiselle De Bourg. Vous serez d’accord avec moi qu’il est très inconvenant comme attitude de s’approcher aussi près. »
*D’autant plus que s’approcher aussi près de cette jeune De Bourg pourrait déclencher une crise d’hystérie. Et je n’ai vraiment pas besoin de ça.*
Il s’éloigna un peu de la jeune fille en s’arrangeant pour que le trajet jusqu'à la porte soit libre de tout obstacle. Cela faisait quelque temps que le psychanalyste cherchait une solution pour aborder la pensionnaire. La façon dont tout cela venait de se dérouler n’était pas vraiment à son goût. D’autant plus que le jeune Esaiah se trouvait être présent lui aussi.
*Non mais vraiment qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça moi ?*
« Très honnêtement Esaiah chuchoter dans un gymnase ce n’est pas bien malin… Pourquoi miss De Bourg a choisi cette salle pour s’entrainer à danser ? C’est bien ce que vous faisiez n’est ce pas mademoiselle ? »
Il n’attendit aucunement la réponse et poursuivit :
« Pour son acoustique bien entendu, et vous auriez du le deviner avant de songer au fait que je puisse être un psychopathe… Dire que je vous pensais intelligent… Bref. Maintenant que vos présentations je vous les ai faites. C’est à mon tour il me semble. Je suis Geoffroy Delbase, psychanalyste venant juste d’arriver dans ce pensionnat très intéressant culinairement parlant. Ah et socialement parlant… Bien entendu… Enfin je crois… Heu… Attendez… »
Geffroy enleva la main qu’il avait posée négligemment sur l’épaule du jeune homme pour se mettre à compter sur ses doigts le nombre de personnes qu’il avait rencontré depuis le départ. Parlant à lui-même les yeux en l’air dans une posture d’intense réflexion la tête légèrement inclinée sur le côté.
« Le directeur, l’intendant, divers infirmières, divers infirmiers, des étudiants, des professeurs… Ah oui et les cuistots. Ouais socialement parlant aussi on peut le dire. Donc voilà, mais vous pouvez m’appeler grand maître si l’envie vous prend faut pas vous gêner surtout hein ? Tien récupère ton chat toi. »
Il déposa délicatement le chaton dans les bras du jeune homme en soutane… En soutane ?!
« Beuh ?! »
Le psychanalyste montra les vêtements du jeune homme du doigt la lèvre inférieure en avant les yeux exorbités et le plus beau regard interrogateur mêlé de surprise jamais produit. Surtout quand on y rajoute une pincée de débilité profonde.
Dernière édition par Geoffroy Delbase le Mer 24 Juin 2009 - 20:43, édité 1 fois |
|  | | Katsu de Bourgh Modérateur(trice)


Nombre de messages: 372 Age: 21 Localisation: Sur le toit. Sexualité: Hétéro Petit(e) ami(e): None. Date d'inscription: 30/09/2008
 | Sujet: Re: Entraînement, entraînement, entraînement, entraînement ! Mer 24 Juin 2009 - 20:25 | |
| Quand le garçon s’était rapproché d’elle, Katsu s’était légèrement tendue, mais quand il avait murmuré près de son cou, elle avait abandonné le contrôle et laissé son subconscient prendre le dessus. Encore heureux, il ne l’avait pas touché, car là, elle ne serait certainement pas encore sur ses jambes, mais complètement prostrée, les jambes ramenées contre sa poitrine, en train de se balancer doucement comme une crise d’autisme. Là, elle s’était contentée de laisser la télécommande tomber, et cette dernière se fracassa sur le sol, dans un bruit qui résonna contre les parois du gymnase. Elle avait baissé la tête et ses cheveux cachaient ses yeux. Un brusque courant d’air, et elle s’aperçut, sans relever les yeux, que le garçon n’était plus là, juste à côté d’elle. Sa respiration, qui avait commencé à se faire saccadée, reprit peu à peu son rythme normal. Et l’autre qui recommençait à parler. Dans son flot de paroles, elle réussit à capter que c’était à lui qu’elle devait l’écartement du garçon. Elle releva lentement la tête, laissant son visage réapparaître aux yeux des deux inconnus. Enfin, inconnus, ils ne l’étaient pas tant que ça puisque l’adulte avait pris soin de révéler et le nom de l’autre pensionnaire ainsi que son propre nom. Alors il était psychanalyste. Peut-être qu’il pourrait l’aider dans ce cas. Mais elle ne parlerait pas devant quelqu’un d’autre, elle ne le pouvait pas. « Me… merci. »Un simple murmure qui s’échappa des lèvres sèches de la jeune femme. Elle regardait l’homme avec une minuscule lueur de chaleur dans les yeux anthracite. Son visage avait énormément pâli durant les quelques minutes où elle avait été sur le point de se laisser totalement aller à la panique. Et la terreur qu’elle ressentait n’avait que très peu diminué, comme le démontrait son cœur qu’elle sentait battre la chamade. Katsu s’éloigna un peu des deux hommes, sans cesser de les observer. Ils étaient vraiment étranges, et pendant un moment, elle se demanda si elle ne s’était pas retrouvée dans une dimension parallèle, et si elle n’avait pas des extra-terrestres face à elle. Puis elle se remémora que ce n’était vraiment pas possible, et qu’ils devaient être des humains comme elle. Enfin, comme elle, je me comprends. Mais là, elle devait avoir affaire aux personnes les plus bizarres de tout le pensionnat. Entre le psychanalyste qui avait un air débile collé au visage et l’autre garçon qui devait à peine être aussi âgé qu’elle qui se baladait en soutane, il y avait de quoi se poser des questions. Franchement. _________________ [Personnage parlant français et japonais] Je suis une fougère psychopathe   |
|  | | Laertes A. Esaiah Pensionnaire

Nombre de messages: 57 Age: 17 Localisation: Je n'ai ni Roi ni Reine, je suis mon propre serviteur, mon seul maître. Sexualité: L'Amour n'a pas de sexe. L'attirance elle, oui. Petit(e) ami(e): Le seul auquel j'ai juré fidélité est Dieu. Et mon chat aussi. Date d'inscription: 21/06/2009
 | Sujet: Re: Entraînement, entraînement, entraînement, entraînement ! Mer 24 Juin 2009 - 22:08 | |
| Laertes, consterné, observait son chaton. Le seul mot qui lui venait à l’esprit était "collabo". Ce chat était un collabo dans l’âme. Il se laissait nourrir, câliner et héberger pour finir par le maltraiter et s’enfuit vers d’autres horizons. Mais il restait aussi son seul compagnon.
Lorsque l’homme l’éloigna d’un geste ferme de la danseuse, la surprise marqua l’espace d’un instant ses traits. Mais ce sentiment fuit rapidement les traits si calmes du jeune homme habituellement pour se crisper légèrement. Comme si un élan de fureur contenu avait voilé l’éther de son visage.
Le prêtre préféra cependant se taire. Sa réaction était puérile. Automatique certes, à l’entente de son nom, mais puérile. Aussi se concentra-t-il sur l’oiseau du paradis, belle créature qui auparavant semblait si sure et maître d’elle-même.
Si loin de la femme qu’il observait désormais à la dérobée. Elle semblait bien plus fébrile voire craintive. Proche de la terreur sans que cela en soit néanmoins. A son image se superposa machinalement celle d’une autre femme, qu’il avait tant chérie par le passé. Avant qu’elle ne soit si prostrée, si désœuvrée. Cette jeune fille inconnue ressemblait à tant d’autres qu’il s’était vu obligé de côtoyer. Ces mêmes qui avaient vécues avec leur terreur dans l’indifférence générale. Un éclair de curiosité habitait son regard, abritant la vague de questions qu’il refoulait par politesse.
Son oreille fut toute fois attirée par les paroles de l’homme. Chassant, par un simple mot, l’agneau si doux qu’il savait être. Calmement, il se retourna, faisant face à l’autre homme, croisant les bras alors qu’un narquois sourit fleurissait ses lèvres. Etrange attitude de la part de lui qui venait d’être reconnu comme étant un religieux des plus fervents par son habit.
Mais l’habit ne fait pas le prêtre. Caressant Lulu, il laissa sa voix enjôleuse, si douce –celle qui plaisait tant aux rares visiteurs de sa petite église- s’élever, se répercutant dans le gymnase. Seulement, les paroles voilées de menaces et d’amertume s’accordaient mal à ce ton si cajolant.
« Cessez donc de m’observer avec cet air d’abrutit congénital, mon frère. Et songez à votre personne avant d’accuser autrui de sottises. Car si vous jugez un être humain à une gaminerie innocente, propre à cet âge bête qui est le mien, je risque de mettre en doute vos capacités de… psychanalyste. »
Le mot avait été craché. Vomi. Et pourtant la voix était toujours si agréable, et le sourire aussi poli malgré l’hypocrisie qui se sentait immédiatement dans ses propos.
« Vous jouez toujours au jeu des questions-réponses ? Sans attendre que votre interlocuteur n’ait le temps de poliment vous répondre ? Non, laissez-moi prendre exemple sur vous. C’est une habitude n’est-ce pas ? »
Imperceptiblement, bien qu’il sache que son geste devait être disséqué, Laertes recula. Préservant un espace vital en lui et cet homme qu’il n’appréciait déjà pas pour la raison futile qu’il était ce qu’il était. Un de ses êtres qui se complaisent dans l’analyse d’autrui, se pensant supérieur avec leurs jolis conseils qui ne leur porteront jamais préjudice.
Ses grands yeux verts, couleur de l’absinthe, glissèrent jusqu’à la dénommée De Bourg. Innocemment, il amorça un pas vers elle. Un pas brusque, bien que les mains du jeune homme fussent liées derrière son dos.
« Vous semblez ennuyée, mademoiselle ? Serais-ce ma tenue de prêtre innocent qui vous terrifie tant ? Mais laissez-moi me présenter correctement. »
Laertes jouait avec le feu. Il en avait conscience pour avoir vécue entouré de ces personnes si craintives. Et c’est bien pour cela qu’il calla son dos contre le même miroir que la jeune femme, la frôlant presque.
« Je me prénomme Laertes Azazel Esaiah. Mais appelez-moi Laertes. Futur Père d’une petite église perdue dans votre belle ville. »
Le jeune prêtre cachait ses yeux rieurs, curieux de voir comment aller évolué les choses. Oui il s’était dévoué à une noble et céleste cause. Mais cela ne modifiait en rien les terreurs et souvenirs du passé. _________________  LAERTES CHERCHE MAÎTRE :3
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|  | | Geoffroy Delbase Psychanalyste

Nombre de messages: 28 Date d'inscription: 18/11/2008
 | Sujet: Re: Entraînement, entraînement, entraînement, entraînement ! Jeu 25 Juin 2009 - 21:38 | |
| *Ok, lui il me cherche…*
Les mains dans les poches il laissa s’échapper la jeune De Bourg en tentant de croiser ses yeux pour lui montrer à quel point il était désolé. Implacablement il tourna doucement son visage vers Hesaia. Les lèvres serrées, le regard dur. Il s’avança vers le jeune, lui barrant toute retraite, dissipant toute chaleur dans les yeux du jeune homme…
« Or, Satan entra dans Judas... Chapitre 22 versets 3. Laisse-moi lui souhaiter la bienvenue. »
Il saisit brusquement le triste sir mégalomaniaque ayant outrepassé son autorité et quasiment agressé un de ses patients, par le col et d’un brusque coup le fit tomber sur le sol.
« Comme Jésus autrefois, je vous propose un petit calvaire à vous aussi. Histoire d’expier vos péchés notamment ceux de l’orgueil, de l’indélicatesse et de l’irrespect dont vous avez fait preuve. Aller on y va je te ferai un petit discours en chemin. »
Il partit donc en direction de la porte du gymnase trainant le jeune homme par le col. Pour un bref instant cela va sans dire. Le jeune Esaiah se mit à se débattre pour se libérer de la prise de Geoffroy, son allure svelte était fort trompeuse, apparemment les séances de Capuera et de boxe avait porté leurs fruits… Mais l’avantage était au psychanalyste, oui les aliénés avaient une fureur sauvage qu’il fallait pouvoir maîtriser. Souvent il fallait que les docteurs mettent la main à la patte s’ils voulaient pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Donc ça et l’avantage de l’âge, lui permettaient de pouvoir garder le contrôle sur le garçon, pour un moment en tout cas.
« Arrêtez de vous agitez comme cela on risque de mettre encore plus de temps, à vous de voir si vous voulez Cela traine en longueur.
Vous savez jeune homme, il y a toujours une raison dans ce que je fais. Comme vous j’imagine, ou en tout cas j’espère. En attendant vous n’avez que dix huit ans et moi vingt quatre. Vous avez certes subit beaucoup d’épreuves et ne me prenez pas pour un idiot, j’en sais suffisamment long sur vous pour savoir de quoi je parle. Je disais donc, que je vous connais grâce à vos frasques diverses et variées qui ont laissé pas mal d’encre dans vos dossiers. Votre côté chaste et pieux n’est qu’un seul côté de votre personnalité, car vous êtes incapable d’accepter l’autre penchant. Votre moi conscient est séparé en deux parties. Bien trop manichéen. D’un côté le bon et d’un autre le mauvais, incapable que vous êtes de supporter que votre partie maléfique prenne le dessus vous vous infligez une pénitence permanente. »
Il exposait son diagnostique de façon machinale en automate, la force de l’habitude que voulez-vous.
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