Le pensionnat de Seika

Nous ne sommes qu'un pensionnat sans grande prétention... Du moins, en premier lieu. Bienvenue dans notre grande et belle famille. Bienvenue au pensionnat de Seika ! *calin collectif <3* (forum Yaoi/Yuri)
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 Aloïs Ohtori

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AuteurMessage
Aloïs
Pensionnaire


Nombre de messages: 111
Age: 19
Localisation: Ici et ailleurs... Quelque part où tu ne saurais me trouver si tes yeux ne sont pas fermés.
Sexualité: Hétéro (pour le moment :D)
Petit(e) ami(e): Pas encore... Mais pas forcément intéressé non plus. :)
Date d'inscription: 07/04/2007

MessageSujet: Aloïs Ohtori   Sam 7 Avr 2007 - 18:42

Nom : Ohtori

Prénom : Aloïs

Age : 17 ans, mais il en fait 19.

Sexe: Masculin

Sexualité : Hétéro à la base, mais nul ne sait ce qui peut arriver.

Famille : 'Famille'... C'est à peine s'il arrive encore à saisir le sens de ce mot. Sa mère enchaîne les aventures d'un soir depuis bientôt dix ans, et ne rentre à la maison de façon épisodique que pour cuver son vin, transpirant son odeur sale sur les draps de l'ancien lit conjugal. Son père, quant à lui, transforme au mieux la réalité infâmante de ses doigts de magicien, tirant sur les fils de leur existence, à lui et son fils, pour s'efforcer de vivre sans trop de peine... Ou du moins d'en faire semblant. Dix ans que cette triste pièce se répète, inlassablement... Sur ces planches craquelées, prêtes à se briser sous chacun de leurs pas... Et que les acteurs, par trop brillants, finissent peu à peu par se noyer dans le flot de leurs paroles, retranscrites mot pour mot de ce script maudit.

Histoire : Aloïs, déjà petit garçon, étonnait par ses yeux étranges, couleur de pluie, mais également et surtout par cette maturité qu'il avait dans le regard, ce brouillard opaque qui semblait se mouver pesamment derrière chacune de ses pupilles, et qui semblait vous juger avec la plus grande justesse. Nombreux furent ceux qui craignirent de se perdre dans leur immensité vertigineuse, tant leur soif de connaissance et leur sagesse semblaient grandes ; mais plus nombreux encore ceux qui, dans un frisson de malaise, détournèrent leurs visages tout suants d'une peur malsaine et inexplicable : la peur de soi... Car il ne s'agissait nullement là du 'soi' que l'on croyait avoir apprivoisé à la naissance ; il y avait, dans le reflet d'eau des yeux de cet enfant, le 'soi' réel, le lumineux, le clairvoyant, le juste et l'intègre, tout autant que le sombre, le brigand, l'aveugle et le criminel.

L'enfance d'Aloïs demeura cependant la seule véritable période de douceur et de paix parmi celles qui devaient suivre ; c'était un garçon épanoui, attiré par énormément de choses à la fois, comme la plupart des petits hommes de son âge. Mais s'il aimait une chose en particulier, il s'agissait bien de celle-ci : on l'avait nommée 'Yün' dès sa procréation, et s'il s'y était tant attaché, c'est parce qu'elle partageait toute son existence avec la sienne. De son lit à ses couches, de ses baisers à ses confitures, ils avaient depuis toujours échangé ce fâcheux souci de la mise en commun, du don de tout, et de l'égoïsme jamais tenté.

Chaque famille possède sa propre petite tragédie, qu'elle soit mêlée de comédie ou réellement dramatique ; or, l'été des 4 ans de leur fils, la famille Ohtori reçut la sienne, sans que rien ni personne n'eût pu l'anticiper. Car cet été-là, un coeur, trop fragile, s'arrêta de battre, sans violence, tout juste... endormi. C'est ce qu'il avait toujours retenu. Elle avait, comme Blanche-Neige, croqué dans la mauvaise pomme, et s'était allongée sur l'herbe, sans vie, le sang encore chaud, mais les lèvres entrouvertes par un courant glacé... Un baiser de mort, qui n'avait servi à rien. Après tout, ce sont des choses qui arrivent... et qui arriveraient toujours, et ce jusqu'à la fin de tout.

Peut-être était-ce pour combler cette absence qu'Aloïs adopta cet extérieur perturbant ? Peut-être avait-il vraiment cru à ce conte monstrueux, ce conte qui n'avait pas marché pour lui ? Jusqu'à ses 12 ans, sa silhouette n'en finit plus de s'allonger, de se façonner, anémique, maladive... Morbide. Non, il n'était pas de ces clichés noirs, qui se poudraient les lèvres et se clouaient les poignets ; s'il assombrissait ses paupières, c'est qu'elles n'auraient plus jamais le même éclat, il l'avait bien compris. Par sa corpulence menue, il tentait avec fougue de se faire oublier du monde, et par ces gourmandises d'adolescents malheureux, d'abandonner cette terre, pour respirer enfin dans son demi-sommeil somnanbule.

Lorsqu'il eut atteint ses 14 ans, son père, quoique plus souffreteux encore, lui tendit de ses mains violacées une machine merveilleuse, qui, il en était persuadé du fond de son coeur de vieillard meurtri, sauverait son fils, tant qu'il en était encore temps. Peu importait son passage usé, bâclé et sans goût par cette terre ; la vie devait avoir le dernier mot, coûte que coûte. Et il s'avéra qu'il avait vu juste.

____________________________

Le bruit de la clef pénétrant la serrure dans un râclement brutal acheva de suivre ses pas. Il reprit son souffle. L'alcool lui détournait encore les sens, et il avait cette odeur délicieuse, malveillante, imprimée sur chaque particule de son corps misérable. Sa main, accrochée par l'essai d'une dernière tentative à la poignée, fut soudain parcourue de spasmes tortueux ; que... ?

Il comprit avec dégoût. Elle était rentrée. Ce n'était pas l'alcool. Ni son sang échymosé de poudre blanche. Encore moins le poids de sa guitare électrique sur ses omoplates anorexiques. Non, ce n'était rien de tout ça. Il avança d'un pas et il lui sembla qu'il chutait dans le vide ; il s'immobilisa pourtant. Le bruit d'une bouteille secoua les dalles du salon. Un éclair glacé ébranla la prunelle de ses yeux éteints, et soudain, son sang redevint froid. Lentement, il se remit en marche, un pied devant l'autre, comme s'il marchait contre son propre sort. Sa gorge lui serrait à le faire crever sur place, les yeux béants, les joues creuses ; il poussa la lourde porte grinçante avec répulsion, et entra.

Il n'eut pas besoin de la chercher du regard. Il l'avait perçue bien assez tôt. Là, immobile, il attendit. Car il savait déjà ce qui allait se passer.

Une, deux minutes s'écoulèrent ainsi ; soudain, la maison fut ébranlée d'un nouveau vacarme : elle était réveillée. Baignant dans son bain de chair grasse et de substance masculine, elle barbota dans un demi-hoquet :


"A... Aalll-oïs ?"

Silence. Ses paupières se scindèrent avec un peu plus d'insistance.

"A... Aloïs ? C'est toi, dis ?"

Cette fois-ci, il se décida à répondre. Sa voix rauque sembla divine et légère comparée aux vomissements de sa mère :

"Oui, c'est moi."

Il était temps de rejouer la scène, une fois de plus. Toujours la même. Sans aucune modification des rôles. Du texte. Ou de l'intonation.

"Maman, nous t'avons déjà dit de ne plus traîner par ici. Tu n'es plus chez toi, maintenant."

L'interpellée se redressa en un sursaut sur ses grosses cuisses tremblantes, telle de la gelée de confiture, avant de s'indigner avec la plus belle hypocrisie dans la voix :

"Co... comment peux-tu dire une ch...ose pareille ? Je... Je suis touj...ours ta-ta mère, après tout !"

Le rôle d'Aloïs était à présent terminé. Il avait articulé sa dernière réplique, et l'épisode touchait à sa fin. Ses poings se serrèrent légèrement. Une mère... Il se rappelait vaguement qu'elle l'ait aimé comme telle, autrefois... Il y a fort longtemps. Soudain, brusquée par ce silence imposant, le lamantable morceau de chair qui se tortillait sur le divan se leva, manqua de s'étaler sur le sol avec grand fracas, salivant des sanglots qui n'avaient pas lieu d'exister. Elle cracha enfin :

"T-toi et ton père... Vous... Vous n'êtes que des sans-c-coeurs, des b-bons à rien ! Je v-vous hais ! JE VOUS HAIS !!"

Puis, elle mima sa retombée dans les bras d'un homme plein de virilité qui lui, en valait la peine, dans une valse ridicule et triste à pleurer dans le même temps. La porte lui envoya sa claque ratée dans les cheveux, et l'enfant n'entendit bientôt plus que le décor alourdi d'obscurité de la pièce. Alors, après être resté droit comme un piquet pendant les quelques longues minutes qui suivirent encore, il sombra dans le néant, les poings collés contre son front, le corps anéanti en un petit tas de chiffons grossiers. De grosses larmes chaudes vinrent s'écraser sur ses joues, piquantes et agressives, avec l'effet d'une eau de javel, lui torturant les épaules. Les rideaux pouvaient bien retomber, il était temps. Les spectateurs pouvaient s'en retirer un à un, et laisser les acteurs déchirer leurs masques dans l'ivresse de la nuit... Jusqu'à la prochaine représentation.

Le lendemain, le père boucla leurs valises, et vendit la maison, avec la certitude tout de même qu'ils n'en resteraient pas là, et que Margaret finirait bien par les retrouver, pour leur présenter ses excuses, comme à chaque fois. Mais ils devaient remplir leur contrat de vie, quitte à reporter leur spectacle à une prochaine fois ; cet après-midi là, il fit bon, et les gens répandirent leur bonne humeur contagieuse en un flot de simplicité ouverte à l'avenir, sous les influences du soleil de mai.


Pourquoi : Un passé malsain, à évacuer sans doute ; un pensionnat ou un autre, cela n'a pas tellement d'importance. Il fait confiance à son père, qui tenait à l'inscrire au pensionnat de Seika, pour sa bonne réputation (en partie). Il n'est pas vite chamboulé et n'aime pas s'attacher à ses marques, cela ne le dérange donc pas plus que ça ; et c'est également pour lui une occasion de baumer les blessures de son paternel, en se forçant à une vie nouvelle... Heureuse, avec un peu de chance.

Description physique : Le corps d'Aloïs a conservé sa corpulence très moyenne due aux problèmes physiologiques qu'il a éprouvé durant son enfance, suite à la catastrophe qui l'a marquée ; son allure androgyne en effraye plus d'un, mais il s'agit là d'un phénomène physique qu'il serait le seul à savoir expliquer, à contrecoeur, et sans être certain de la clarté de ses propres mots.... Comme s'il avait désiré conserver à jamais le souvenir de cette âme complémentaire qui l'avait accompagnée enfant, et que son esprit ni son coeur n'ont jamais pu oublier. Sa seule mémoire ne lui suffisant plus, il aura, inconsciemment, transformé malgré lui son corps pour le rendre menu et plus féminin que la norme... A la vue première de cet être parmi tant d'autres, on pourrait le croire dur et mauvais garçon, mais sa moue bougonne et absente tout à la fois n'est qu'un astucieux trompe-l'oeil, car elle reflète en réalité cette blessure qui tente tant bien que mal de se cicatriser en lui. Tout semble froid et creux de son extérieur : ses cheveux neige, légers et allègres comme de petites plumes volages, ses yeux de pierre cernés d'un léger trait de khôl, son visage gris longiligne et ses joues affamées... Comment, alors, le trouver beau ou seulement attirant... ? Son charme ne se dévoile qu'à celles qui s'y attardent vraiment ; ses prunelles, même mortes, ne sauraient laisser indifférent par leur ardeur glacée, ses traits soignés et délicats s'accordant merveilleusement bien avec ses longues jambes arquées, infinies... Sa gestuelle d'artiste passionné, ses sourires discrets, ses airs d'enfant perdus, à bien y regarder, font de lui un garçon au charme particulier et envoûtant...

Description psychologique : Le jeune Ohtori est un garçon calme et posé de nature, pas vraiment du genre bagarreur, sauf si on le pousse à bout. A s'être trop enfermé en son intérieur à double tour pendant des années, il en est resté un garçon rêveur, lunatique, quoique très attaché à présent au monde. Il n'est pas asocial, mais, légèrement timide, il n'osera sans doute pas faire les premiers pas pour entamer une relation, n'importe laquelle. En revanche, il est ouvert à toutes les discussions, et accepte volontiers les propositions qui lui semblent sympathiques. Il reste encore assez pudique sur son art, la photographie, et adore tenter de cerner les gens du premier coup d'oeil. Aloïs a le fond d’un artiste, et il adopte parfois des attitudes un chouia extravagantes, qui le rendent d’autant plus attachant ; si ses rires sont rares, ils n’en restent pas moins exceptionnels, ravissants, délicieux. Amoureux de la solitude, il sait passer des heures entières avachi sur un appui de fenêtre, le front collé à la vitre, se laissant emporter par le flot de son imagination... De ses rêves perdus. Ses espérances refoulées. D'un tempérament plutôt versatile, il n'est pas du genre à trop s'attacher aux gens et aux choses, sans doute à cause de cette tragédie passée... Dont il préfère ne pas parler, sauf obligation légale. Assez mature, il possède en lui une certaine sagesse dont peu de jeunes de son âge peuvent prétendre arborer les couleurs. Fidèle à son apparence externe, sa sensibilité le surprend parfois à des moments qu'il aurait préférés plus favorables, mais il est rare de le voir sauter d'une humeur à une autre de façon spectaculaire. En réalité, Aloïs est un jeune homme dont le besoin d'affection le dépasse complètement, égaré et encore essoufflé par le chemin qu'il a parcouru jusqu'ici...

Autre : Aloïs est passionné de photographie depuis ses 14 ans ; il joue de la guitare électrique à ses temps perdus, depuis qu'il a quitté son groupe dont il était membre depuis deux ans, et qui l'avait incité à la délinquance... Jusqu'à ce que son père lui offre son premier appareil photo, grâce auquel il a repris goût au monde qui l'entoure. Accro à la cigarette [bouh, pas bien >>], il pense s'orienter vers le journalisme pour ses études supérieures. Il est très friand de chocolat (^w^) et passe la plupart de son temps les oreilles bouchées par les écouteurs de son mp3 (chéri-adoré-vénéré-que-si-tu-l'pètes-tu-l'regrettes =^3^=).



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Spike
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Petit(e) ami(e): C'est compliqué, une histoire de clopes qu'un grand blond me doit. =__=;;
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MessageSujet: Re: Aloïs Ohtori   Dim 8 Avr 2007 - 10:38

Fiche acceptée et validée

bienvenuuuue ^0^

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Aloïs Ohtori

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